Manifestations, rencontres, communications

 

Souvenirs illustrés de l’assemblée générale
de l’ASSOCIATION DÉFENSE DU FRANÇAIS
tenure en date du samedi 16 avril 2016 à Vevey

 

La Fête des vignerons se prépare

Une soixantaine de membres avaient pris place dans la salle du Conseil communal samedi 16 avril pour suivre un copieux ordre du jour dont l’élection de trois nouveaux membres au comité (Sylviane Roche, écrivain et chroniqueuse, Elisabeth Renaud de Genève et Michel Dysli, nouveau trésorier) et la réélection des anciens.

Légendes des photos

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Didier Berberat, président a retracé les moments les plus importants de l’année (Café francophone, concours de français, voyage à Lucerne, place du français en Suisse alémanique, lexique franglais-français, site internet…). La discussion a ensuite provoqué de fortes réactions contre une signalétique uniquement en anglais dans les rues de Vevey. Elle doit guider les visiteurs vers le Monde de Charlot….appelé Chaplin’s world » !

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De gauche à droite : Odile Jaeger Lanore, Michel Dysli, trésorier, François Berger, membres du comité et Jean-Pierre Monnerat, trésorier sortant.

 

Deux des lauréates du concours de français Sarah Boog et Joelle Masson sont venues en famille recevoir la plaquette contenant leurs textes, éditée par l’association, conçue par François Berger et Gisèle Bottarelli (en vente au prix de 5 francs).

 

 

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Didier Berberat remercie Christine Haemmerli pour son engagement au comité durant de nombreuses années.

 

Gisèle Bottarelli, secrétaire et responsable du fichier, infatigable et dévouée sans qui l’association aurait déjà disparu

 

 

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Daniel Favre, chef de l’orchestre « Défense du français », secrétaire général et vice-président

 

 

Jérôme Christen, municipal à Vevey et membre de l’association. Il est l’auteur d’un postulat accepté par le Grand Conseil vaudois en 2010 afin de bannir les anglicismes dans les administrations et institutions proches de l’Etat. Le gouvernement n’y a pas encore répondu !

Merci aux autorités veveysannes de leur accueil.

 

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Dans un remarquable exposé suivant la partie statutaire, l’Abbé-Président de la Fête des vignerons M. François Margot, a évoqué le calendrier d’ici 2019, mais a surtout rappelé l’origine de cette manifestation devenue gigantesque, qui n’est pas une fête du vin, mais celle de la vigne et de ses ouvriers.

 

 

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Vue d’ensemble de l’Assemblée.

 

Photos
Georges Glatz : georges.glatz@bluewin.ch
(Cc : favreda@bluewin.ch / francois.berger@vtxnet.ch)

 

CANADA : DEFENSE DE LA LANGUE FRANCAISE !
GRAIN DE SABLE

MONTRÉAL – À la veille du dernier débat en français de la campagne électorale fédérale, Face à Face 2015, sur les ondes de LCN, TVA et la chaîne Argent, le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, ne s’est pas fait d’amis auprès de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. (Le Journal de Montréal 2 octobre 2015)

Le président de l’organisation qui se porte à la défense de la langue française, Maxime Laporte, a constaté la présence d’affiches électorales unilingues anglophones dans la circonscription de Justin Trudeau à Montréal, celle de Papineau. Il y est écrit : «Follow team Trudeau». On en retrouve notamment rue Jean-Talon, près de la rue Saint-Denis.

«Le Parti libéral du Canada a affirmé que ses affiches électorales seraient majoritairement en français au Québec ainsi que bilingues. Mais on constate une contradiction d’une part. D’autre part, si ces affiches sont destinées au Québec, il faut savoir que la langue commune et officielle au Québec, c’est la langue française. C’est la langue qui permet l’intégration des nouveaux arrivants», a déclaré M. Laporte.

Joint par TVA Nouvelles, un membre du service des communications de Justin Trudeau a admis qu’il s’agissait d’une erreur qui serait corrigée rapidement. Des directives claires avaient été données aux bénévoles qui installent les affiches et on devait s’assurer qu’elles soient minimalement bilingues, un côté du poteau en français et l’autre en anglais.

Le PLC a précisé que seulement 10 % des affiches accrochées aux poteaux sont bilingues au Québec et que le reste est uniquement en français.

Les prochaines élections nationales en Helvétie connaissent le même problème cet automne avec la présence d’affiches en allemand en Pays romand.

Guerre des langues
Imposture thurgovienne et anarchie alémanique

C’est reparti, comme en 14 ! En 1914 s’entend. Lorsque le pasteur Eduard Blocher, grand-père de Christoph, exhortait ses disciples à boycotter le français et, surtout, à bannir son apprentissage des programmes scolaires, évitant du même coup, clamait-il, une maladie aux élèves alémaniques !

Ce sont les mêmes milieux nationalistes et populistes qui, aujourd’hui, torpillent l’harmonisation scolaire outre-Sarine et considèrent qu’il faut épargner aux élèves du degré primaire les affres de l’apprentissage du français. La primauté est réservée à l’anglais, à la grande satisfaction des chantres de la globalisation et des thuriféraires de l’ultralibéralisme. Et tant pis pour la cohésion nationale. Si les Romands et les Suisses italiens ne sont pas contents du sort que nous leur réservons, qu’ils aillent voir ailleurs, lit-on dans les commentaires de lecteurs suisses-allemands sur les sites internet des quotidiens et hebdomadaires alémaniques.

Mme Monika Knill, conseillère d’Etat UDC et directrice de la formation du canton de Thurgovie procède sans état d’âme à l’éjection du français de l’école primaire. Elle considère que les Romands réagissent de façon émotionnelle, que leur hypersensibilité les aveugle. Elle ne voit pas l’absurdité d’annoncer en même temps l’élimination d’une langue nationale et l’obligation pour les élèves de sixième d’apprendre l’hymne thurgovien afin de démontrer « la grande importance que les autorités cantonales accordent à la formation musicale ». Ce n’est pas en mettant les bouchées doubles au secondaire que le mal sera réparé. Car il est prouvé que la motivation pour apprendre une langue diminue avec l’âge. Il serait donc logique d’accorder la prééminence au français sachant que tous les jeunes suisses apprennent l’anglais tôt ou tard.

La ministre évite d’énumérer les vraies raisons du bannissement du français en primaire. A part de rares intellectuels, les Alémaniques considèrent que leur soixantaine de dialectes doivent avoir la priorité absolue sur toutes les langues, l’allemand compris. Voilà où réside le problème. Quand un enfant suisse-allemand entre en primaire, il a de l’allemand la même méconnaissance qu’un émigrant turc, irakien ou syrien. La première langue « étrangère » avec laquelle il doit se familiariser est une langue nationale, le Hochdeutsch que ses petits camarades romands apprennent toujours plus tôt et toujours mieux, grâce à des méthodes modernes éprouvées. Une langue qui est abhorrée de la grande majorité des enseignants. Celle qui est de plus en plus absente des programmes de la télévision de service public. Celle dans laquelle les parlementaires et même les ministres suisses allemands ont de plus en plus de peine à s’exprimer. Mais le sujet est tabou. Le schwyzertütsch est intouchable, indétrônable, car élevé au rang de symbole sacrosaint de l’identité alémanique par opposition au monde germanophone, comme stratégie de cloisonnement anti-européen et, de plus en plus, par mésestime du français et de l’italien.

Ce sont d’ailleurs les cantons de Suisse centrale et orientale qui interdisent l’allemand et imposent l’usage exclusif du dialecte à l’école enfantine qui, les premiers, suppriment le français en primaire. La relation entre l’omniprésence du dialecte dans les médias audiovisuels, les administrations et de plus en plus à l’école, à l’armée, à l’église, jusqu’à l’université et la disgrâce du français en Suisse alémanique est un fait incontestable. Aucune solution à l’apprentissage des langues nationales ne sera possible aussi longtemps que le schwyzertütsch sera considéré comme la marque distinctive intangible de l’identité des Alémaniques.

La délirante obsession de se singulariser par un dialecte orale aux multiples variantes locales, l’aversion pour l’allemand standard, le malin plaisir d’offenser les minorités linguistiques suisses, de narguer les autorités fédérales et de violer la constitution créent, outre-Sarine, une cacophonie pénalisante pour de nombreux élèves. En effet, quand une famille passe du demi-canton de Nidwald au canton voisin de Glaris, pour ne citer qu’un cas parmi beaucoup d’autres, ses enfants trouvent des programmes scolaires différents. À Sarnen, le français est enseigné à partir de la 5e année ; juste à côté, à Glaris, il a été repoussé au niveau secondaire. En Argovie il apparaît au programme en sixième année et en septième en Appenzell Rhodes-Intérieures. À Lucerne et à Zurich, des initiatives contre le français en primaire ont abouti, d’autres semblables sont lancées à Bâle-Campagne, Saint-Gall et Soleure.

L’anarchie qui règne dans le système scolaire alémanique contraste avec l’harmonie intercantonale réalisée par l’espace romand de formation. Cette situation aberrante risque de durer encore longtemps. Le « Plan d’études 21 » (Lehrplan 21) destiné à mettre fin à cette cacophonie devrait entrer en vigueur outre-Sarine entre 2017 et 2021. Mais les frondeurs issus principalement des milieux de l’enseignement et de la droite populiste sont partout à l’œuvre pour le torpiller. Ce sont ces mêmes phalanges de « Neinsager » qui donnent aux Romands et aux Suisses italiens des leçons de patriotisme et qui se mobilisent déjà contre une immixtion de la Confédération devenue inévitable et indispensable.

José Ribeaud

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