Archive pour la catégorie ‘11- Nouvelles’
Un fascicule pour aimer la poésie
La découverte de la poésie est devenue aventure d’exploration, de connaissance, de découverte. Aventure d’être et aventure de langage, elle mérite d’être connue et authentiquement partagée. Priver nos jeunes de poésie, ce serait donc les empêcher de penser autrement le monde, de découvrir les infinies possibilités du langage et de mettre en œuvre leur pensée créatrice.
Jean-François Martin*, doyen de l’Etablissement secondaire de Vevey a pris l’initiative de publier un fascicule de quelque 24 pages (format A4) intitulé « Lectures à travers l’histoire de la poésie française ». Ce recueil (publication interne) offre aux élèves le loisir d’entrer dans le monde de la poésie et d’en découvrir les lettres de noblesse, ainsi que de développer le goût, voire l’envie de découvrir par eux-mêmes d’autres œuvres poétiques que celles étudiées en classe !
Selon le niveau scolaire des élèves, ce fascicule donne des clefs pour:
- Rechercher le sens des mots difficiles
- Donner quelques informations sur l’auteur et le texte, leur époque, leur place dans la littérature
- Identifier et expliquer les personnages, lieux, événements évoqués dans le poème
- Présenter la forme du poème: vers, mètres, strophes, rythme
- Identifier les champs lexicaux principaux
- Identifier et expliquer les comparaisons, métaphores, métonymies, personnifications
- Mettre en évidence les sentiments exprimés
- Résumer, en une ou deux phrases, ce que l’auteur exprime dans ce poème.
Une petite histoire de la poésie ouvre le fascicule. Puis les élèves ont le loisir de découvrir par exemple des textes de Ruteboeuf, Othon de Grandson, François Villon, Charles d’Orléans, Pierre de Ronsard, Alfred de Vigny, Gérard de Nerval, Arthur Rimbaud, Guillaume Apollinaire, André Breton, Raymond Queneau, Jacques Brel, Georges Brassens, de Charles-Ferdinand Ramuz, Jean Villard Gilles, ainsi que de bien d’autres poètes. Un vrai moment de bonheur.
François Berger
*jfmartin.vevey@bluemail.ch
CONSTITUTION GENEVOISE : INNOVATION REJOUISSANTE
La nouvelle Constitution adoptée ce 14 octobre à Genève contient une innovation réjouissante :
Le texte prévoit à son art 5.2 que « L’Etat promeut l’apprentissage et l’usage de la langue française. Il en assure la défense ». Pour L’Association « Défense du français » qui avait émis cette proposition, c’est une importante décision dans une ville internationale.
La disposition vise en particulier les publications officielles, de même que l’ensemble des activités publiques. M. François Longchamp, Conseiller d’Etat a déjà apporté sa contribution en remplaçant « Geneva Palexpo» par «Palexpo, Genève» et en donnant à Cointrin la dénomination d’ «Aéroport international de Genève». Il est à souhaiter que cet esprit gagne également les organisations internationales où le français est de plus en plus relégué.
Le canton du Jura s’est également doté d’une loi sur l’usage de la langue et il est à espérer que d’autres cantons romands s’inspireront de ces exemples. En effet, le français n’est pas qu’un outil de communication, mais le fondement de notre culture. Une protection s’impose face aux anglicismes qui le polluent.
L’Association, présidée par Didier Berberat, Conseiller aux Etats se réjouit de l’adoption à Genève de la nouvelle Constitution.
AMELIORER LE FRANÇAIS A L’ANTENNE
Radio Télévision suisse, Le12 juin 2012
Message de Pascal Crittin. directeur du département « Affaires générales de la RTS »
« J’ai le plaisir de vous annoncer un nouveau dispositif à la RTS visant à améliorer la qualité de la langue française sur nos antennes.
Patrick Le Fort (journaliste à l’Actualité Radio) et Ambroise Jolidon (chef d’antenne de La Première) ont repris le flambeau de nos anciens collègues Claude Froidevaux, Jean-Claude Arnaudon et Michèle Jaccard (entre autres) en se prêtant au jeu de l’écoute critique – et constructive – de nos émissions et en publiant une lettre d’informations sur Intranet (en annexe).
Es-fonction, ces collègues travaillent plutôt sur la radio, mais les virus se transmettent allègrement de la radio à la télévision et vice versa, et leur lettre est publiée dans l’ensemble de l’entreprise, de sorte qu’elle va profiter à tout le monde ».
FOIN DE « GENEVA PALEXPO »
L’inscription “Geneva Palexpo” apposée sur le bâtiment surplombant l’autoroute heurtait le regard? Dès cet automne une nouvelle dénomination sans indication de lieu figure sur les façades. Seul le mot “PALEXPO” s’offre à la vue du passant et de l’automobiliste.
UNE ARDOISE TRÈS FRANÇAISE
La très parisienne Commission générale de terminologie et de néologie a fait connaître il y a quelques jours « le vocabulaire adapté » pour parler des tablettes numériques. Finis les termes anglophones comme pad ou tablet. Désormais, il faudra privilégier leurs équivalents français: tablette ou ardoise. Dans la définition inscrite au Journal officiel, rien de moins, la Commission générale explique qu’une ardoise est «un ordinateur portable et ultraplat, qui se présente comme un écran tactile et qui permet notamment d’accéder à des contenus multimédias. Les noms de marque tels qu’iPad ou iSlate ne doivent pas être utilisés pour désigner de façon générale ces ordinateurs. Depuis plusieurs années, la commission lutte pour franciser les termes anglophones utilisés en informatique. Elle a ainsi proposé « diffusion pour baladeur » à la place de podcasting, « œuvre en usage partagé » pour open source. Si certaines adaptations ne posent a priori aucun problème particulier, comme tablette, d’autres ont plus de mal à entrer dans l’usage courant. C’est par exemple le cas du serveur mandataire (proxy) ou de l’addiciel (extension de jeu vidéo). ?
Café francophone de Delémont
La chasse aux anglicismes : une lutte au quotidien
« La dégradation du français est-elle inéluctable ? » Tel était le thème du 5e Café francophone qui avait pour décor le Restaurant de la Croix-Blanche, à Delémont. Ce rendez-vous organisé par l’Association Défense du français, dans le cadre de la Semaine de la francophonie, a obtenu un franc succès. Plus de septante personnes ont assisté à cette réunion. Si l’on comptait dans le public une majorité de Jurassiens du nord et du sud, des participants venus des cantons de Vaud, de Genève et de Soleure complétaient l’assistance.
Jurassiens précurseurs
Daniel Favre, qui dirigeait les débats, a rappelé que son association, qui regroupe un millier de membres, a pour objectif de sensibiliser les gens au danger que représente le raz de marée des anglo-américanismes. Cette lutte que chaque membre doit mener au quotidien par ses propres observations et réactions sert en définitive à affirmer la présence de nos langues nationales, en particulier celle du français, et à œuvrer pour leur usage correct.
La ministre jurassienne Elisabeth Baume-Schneider, cheffe du Département de la formation, de la culture et des sports, a précisé que la loi jurassienne sur la langue française était certes sous toit, mais que sa mise en œuvre était encore en chantier. D’où la création par le gouvernement, dans le courant du printemps, du Conseil de la langue française. Ce cénacle, composé d’une dizaine de personnalités du Jura et de l’extérieur, aura pour mission d’analyser la situation de la promotion de la langue française sur le territoire cantonal. Il interviendra non pas de manière coercitive, mais par des propositions basées sur une stratégie faisant appel au dialogue et à la recherche commune de solutions.
Cette loi jurassienne est souvent citée en exemple. N’est-elle pas prise comme base de travail par les constituants genevois ? Une motion y faisant référence est à aussi à l’étude au Grand Conseil vaudois.
Péril pour l’identité de la Romandie
Président de l’Association Défense du français, le conseiller aux Etats Didier Berberat a admis qu’il y avait nécessité de chasser les anglicismes de la publicité, « un snobisme, un effet de mode qu’il faut dénoncer surtout lorsque l’équivalence en français existe », a-t-il martelé. Mais selon lui, il y a politiquement des menaces plus graves encore : « Il y a péril pour l’identité de la Suisse romande avec l’arrivée de l’anglais comme langue d’enseignement dans les universités et les hautes écoles et même parfois comme langue de communication au niveau fédéral. » Et de citer des exemples de rapports de certains départements qui, sous la Coupole, parviennent aux parlementaires en anglais et en allemand, avec un mini résumé en français… et aucune traduction en italien.
Mobilisation justifiée
Rémy Chételat, rédacteur en chef du Quotidien Jurassien, a rappelé que la presse demeurait un outil de formation pour les lecteurs. Pour éviter les anglicismes et les chausse-trapes de la langue française, le QJ a édité une brochure à l’intention de ses collaborateurs.
Représentant de la radio Fréquence Jura, Sébastien Jubin a justement démontré qu’en matière de musique, les radios étaient esclaves de la langue anglaise. « Il faut laisser vivre la langue, qui doit aussi évoluer », a-t-il plaidé.
Directeur de l’entreprise horlogère Rudis Sylva, Jacky Epitaux s’est lui-même présenté comme le « canard noir » de la séance : « Pour vendre des montres à travers la planète, la langue internationale est l’anglais. Je m’efforce en revanche d’apporter une touche francophone au produit par la mise en valeur du patrimoine jurassien ».
Conclusion : La mobilisation pour dénoncer l’envahissement de notre quotidien par l’anglais se justifie. Le français doit rester une langue de scolarisation, celle de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche. D’où la responsabilité conférée à l’Etat de préserver ces valeurs.
Jean-Pierre Molliet
REMISE DU PRIX DES MILLE Z’ERREURS LAUREATE : LA RADIO TELEVISION SUISSE
Une délégation de l’Association pour la Défense du Français, formée de Didier Berberat, président, Daniel Favre, vice-président et François Berger, délégué aux médias s’est rendue à Genève le 6 mai, pour remettre à la Radio Télévision Suisse (TSR, RSR) le « Prix des mille z’erreurs ». Cette distinction se propose de placer sous les projecteurs une offense faite à la langue de Voltaire, qu’elle ait trait à la syntaxe, à l’orthographe ou aux insuffisances langagières que l’on relève au quotidien dans les médias (presse écrite, radio, TV), les textes officiels et les publicités. C’est ainsi que MM. Gil Marchand, directeur de la RTS et Pascal Crittin, directeur des « Affaires générales » ont reçu un destin humoristique d’André Paul, spécialement créé pour le « Prix des mille z’erreurs ».
Lettre au Groupe E
Case postale 68
CH – 1001 Lausanne
www.defensedufrancais.ch
CCP : 1000 Lausanne 10-247547-8
A nos membres
Lausanne, 14 février 2011
Concerne: La Francophonie et le Groupe E
Madame, Monsieur, cher membre,
Il ne vous a pas échappé que, sur la dernière page de notre magazine « En français s.v.p » de décembre 2010, figurait une lettre adressée au « Groupe E », producteur et distributeur d’électricité, notamment dans les cantons de Fribourg, Vaud et Neuchâtel. La réponse ambigüe de cette société à propos de leurs nouvelles dénominations telles que : One to one Energy, energy-help, star news, etc., nous encourage à persévérer dans notre action. En effet, l’argument avancé pour justifier le recours aux anglicismes découle d’une « stratégie pour développer une marque nationale avec un fort taux de notoriété dans toute la Suisse ».
Mais pour cela, nous avons besoin de vous ! Surtout si vous êtes concernés directement par le Groupe E, ou sensibles à d’autres actions comme le « Energy Day » à l’échelle suisse.
Nous vous proposons d’écrire ou d’envoyer, ne serait-ce qu’un courriel, à ces utilisateurs abusifs d’expressions anglaises. Voici un exemple, modifiable selon les humeurs :
« Vous nous fournissez l’électricité quotidienne. Nous payons régulièrement vos factures. Si vos divers documents continuent d’être établis truffés de termes anglais cédant à une mode commerciale (One to one Energy, Energy-help, Energy-easy, etc, etc.), nous aurons beaucoup de peine à y donner suite. En Suisse, on parle encore principalement français, allemand et italien. Nous ne savons que faire de vos arguments de vente. D’autant plus que nous n’avons pas vraiment le choix, s’agissant d’électricité. Nous vous prions de faire modifier sans tarder toutes les expressions anglophones inopportunes dans vos relations avec les utilisateurs » Signature.
A envoyer à : Groupe E SA, service clients, 3280 Morat ou service-clients@csc.groupe-e.ch
Concernant l’ENERGYDAY, vos coups de gueule à www.energyday.ch ou à
Hans-Peter Nützi, SuisseEnergie, 031 322 56 49, hanspeternuetzi@bfe.admin.ch
Le soussigné reste volontiers à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
X. Koeb
membre du comité
Grand Conseil vaudois – Postulat en faveur du français accepté
Le 1er décembre 2010, le Grand Conseil a accepté un postulat du député Jérôme Christen visant à favoriser l’usage du français. Son texte propose de bannir dans la loi les anglicismes dans les administrations et les institutions proches de l’Etat. Cette mesure, inspirée de la législation jurassienne, ne se veut pas une loi de police, mais d’usage et de promotion de la langue française. De nombreux députés sont montés au créneau pour défendre la langue contre les «benchmark», «monitoring», «call center» et autres «spams» qui polluent la langue française. Le socialiste Laurent Baillif a, au contraire, suggéré de «laisser la langue évoluer» et d’«abandonner un combat d’arrière-garde». –ats
Genève : le français, langue officielle
République et canton de Genève – Assemblée constituante
Dispositions générales (26 novembre 2010)
C’est avec satisfaction que l’Association Défense du Français a découvert dans la liste des thèses adoptées par l’Assemblée plénière les deux énoncés suivants :
101.11 f Le français est la langue officielle du canton de Genève.
101. 11 g L’Etat promeut l’usage de la langue française et en assure la défense.
XIIIe Sommet de la francophonie
LES DIRIGEANTS FRANCOPHONES VEULENT ACCROÎTRE LEUR POIDS SUR LA SCÈNE MONDIALE
Le Temps, lundi 25 octobre 2010 Nicolas Dufour
Un sommet tip top. Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, Abdou Diouf, disait dimanche «la profonde gratitude du monde francophone» à l’égard des Suisses, au terme d’un sommet qui s’est déroulé sans la moindre anicroche. Il faut dire que les 6500 mobilisés (police, militaires, pompiers, etc.) encadraient une réunion qui, selon le doux euphémisme du chef de la police vaudoise Jacques Antenen, «n’abordait pas des thèmes de nature à provoquer des contestations d’ampleur».
Et pourtant. Gouvernance mondiale, Etat de droit et démocratie, défense des femmes, sécurité alimentaire, drame d’Haïti: la quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont brassé la plupart des thématiques multilatérales du moment. Leur «déclaration de Montreux» résume les trois points forts du sommet – gouvernance, développement et éducation – tout en réaffirmant la volonté des pays d’atteindre les Objectifs du millénaire de l’ONU, sur la réduction de la pauvreté.
La question des instances internationales est celle qui préoccupait en premier lieu le président français. Lors d’un passage d’un jour, samedi, Nicolas Sarkozy a déploré avec vigueur l’absence de l’Afrique en qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, «un scandale». Le système onusien, ajoute Doris Leuthard, présidente de la Confédération, «ne correspond plus au monde actuel». Les 56 Etats membres de l’OIF réclament ainsi une «réforme urgente» du Conseil de sécurité, plaidant pour «l’équilibre, l’efficacité et la représentativité». Nicolas Sarkozy a également fait valider son souhait d’une «réforme de la gouvernance économique mondiale», ainsi que du «système monétaire international», termes utilisés dans la déclaration, quelques semaines avant que la France ne prenne la tête du G20 et du G8. «Nous sommes sûrs que la présidence française du G20 nous permettra d’aller plus loin dans l’idée que le G20 s’occupe aussi des 172 pays qui ne sont pas à la table», assure Abdou Diouf, par ailleurs reconduit à son poste pour quatre ans.
Doris Leuthard évoque en outre les «solidarités francophones» qui doivent prévaloir s’agissant de l’alimentation ou face aux conséquences du changement climatique. Elle cite en particulier une «mobilisation» pour les régions actuellement frappées par les intempéries, Bénin, Togo, Ghana et Vietnam.
La Suisse a plus particulièrement insisté sur le volet de la formation et de la recherche, mettant en avant la création d’un réseau de hautes écoles francophones du Nord et du Sud (LT du 19.10.10). La présidente de la Confédération insiste sur «cette langue de partage et de savoirs, à développer non pas contre la langue dominante, mais par attachement à la diversité». Venu achever le travail au nom de son président, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, souligne, dans le cadre du développement, le «caractère indispensable, au même titre que la charité, des financements innovants», à savoir les soutiens à la recherche ou aux entreprises novatrices.
Ce Sommet de Montreux marquait les dix ans de l’adoption, à Bamako, d’une déclaration par laquelle les chefs d’Etat francophones s’engageaient à développer la démocratie et les droits humains dans leurs nations respectives. Sur ce point, les ONG se sont montrées critiques, déplorant le fait que l’OIF ne se donne aucun instrument de contrôle ou de dénonciation des cas de violation des droits de l’homme. Il y a «progression démocratique» en Afrique, assure Abdou Diouf. Toutefois, dans leur texte final, les dirigeants reconnaissent à demi-mot la fragilité de ces avancées: «Nous déplorons les situations qui perdurent dans certains de nos pays et soulignons notre détermination à accompagner ceux-ci dans les phases de sortie de crise», allusion, notamment, à la Guinée et à Madagascar, mises à l’index de l’organisation.
Tout aussi délicate est l’attribution du prochain sommet, dans deux ans, à la République démocratique du Congo. Au moment où les rapports accablants de l’ONU se multiplient, tant sur les massacres passés que sur les violences infligées aux femmes ces temps dans l’est. Des associations de la diaspora congolaise dénoncent l’hypocrisie de ce choix, estimant qu’il valide une culture de l’impunité à l’égard de criminels. Amnesty, très présente durant le sommet, n’appelle pas à l’annulation de la décision, mais insiste sur les «responsabilités considérables» qu’implique la perspective du sommet, selon le directeur de la section de Belgique francophone, Philippe Hensmans: «Il ne suffit pas que l’OIF puisse se réunir en toute sécurité, mais de garantir des droits à la population. Il serait inacceptable que certains généraux actuellement en place, le soient encore lors du sommet». Interrogé à propos des assassinats de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes, le président Joseph Kabila, au demeurant peu loquace, répond qu’il «y a eu des arrestations, des procès et des condamnations», assurant de la «détermination du gouvernement congolais que les crimes, contre les journalistes ou la population, ne restent plus impunis».
XIIIe Sommet de la francophonie Montreux
4ème CAFÉ FRANCOPHONE
Après Vevey, Genève et Fribourg, Montreux accueillait le 21 octobre 2010 le 4ème Café francophone de l’Association pour la Défense du Français (APDF). Le XIIIe Sommet de la francophonie, installé dans cette ville merveilleusement située sur les bords du Léman, offrait un cadre rêvé pour ce Café qui fut une réussite, accueillant plus de 85 participants.
Sur le thème « l’Etat de santé du français », quatre conférenciers étaient réunis autour du Secrétaire Général de l’Association, Daniel Favre, qui dirigea les débats: Didier Berberat, Conseiller aux Etats, Président de l’APDF, Frédéric Bouilleux, Directeur de la Langue française et de la Diversité culturelle linguistique de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Mme Saghra Sadeghi, responsable des services de traduction à l’Ecole Hôtelière de Lausanne, et Jérôme Christen, municipal à Vevey et député au Grand Conseil, auteur d’une motion en faveur du français dans le canton de Vaud.
Après un bref rappel des buts de l’APDF, Daniel Favre passa la parole à Frédéric Bouilleux qui présenta l’ouvrage La langue française dans le monde 2010, rédigé par l’Observatoire de l’OIF. Ce livre s’intéresse à l’évolution et à la place de cette langue, parlée sur les 5 continents. Combien y a-t-il de francophones dans le monde ? Selon diverses enquêtes, ils seraient environ 220 millions dans le monde. La pratique du français se porterait donc plutôt mieux. Un point faible : les institutions internationales où l’anglais domine ! On déplore aussi que majorité des publications scientifiques soient dans cette langue. Frédéric Bouilleux parla des différentes missions de l’OIF, dont la première est la promotion de la langue. Il est trois axes à privilégier: le déclin du français sur la scène internationale, l’éducation qui doit viser un enseignement de qualité et la question des médias et de la culture.
Pour Didier Berberat, point trop pessimiste, le français n’est pas en danger mais il est pollué par des anglicismes qui n’ont pas leur place dans notre pays. L’Administration fédérale est la championne de cette anglomanie en nommant des Offices fédéraux par des termes anglais. Après plusieurs interventions de parlementaires la Chancellerie a décidé de bannir ces anglicismes du vocabulaire officiel. Très actif dans la défense du français, Didier Berberat préside la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles de l’Assemblée de la francophonie et à ce titre, il se bat contre le rouleau compresseur de l’anglais.
Exaspéré par les anglicismes qui règnent dans les institutions, dans les facultés universitaires ou dans la publicité, Jérôme Christen a déposé une motion auprès du Grand Conseil vaudois, en faveur d’une loi sur l’usage du français et la création d’un organisme chargé de sa promotion. Cette motion a été fortement soutenue. Reste à savoir ce qu’il en adviendra et quel en sera le traitement par le Conseil d’Etat ?
Selon Saghra Sadeghi, la communauté des traducteurs appartient aux « petites mains » de la langue, devenues gardiennes du bon langage. Il faut lutter contre le franglais et contre la paresse linguistique qui s’installe. Les traducteurs sont souvent perçus comme des puristes qui n’acceptent pas l’évolution de la langue. Or, sans vouloir faire la police de la langue, l’oratrice souligne la nécessité de parler correctement.
Daniel Favre nous informa que lors du séminaire des journalistes de la langue française organisé dans le cadre de ces journées de la francophonie, il avait été décidé de créer un observatoire de la langue pour lutter contre l’envahissement de l’anglais. Il nous annonça aussi que le Parlement jurassien, à l’unanimité, venait de voter une loi sur l’usage du français, premier canton romand à le faire.
On aborda aussi la question de la simplification de l’orthographe jugée difficile pour les étrangers ? Pour Frédéric Bouilleux, la vraie difficulté réside dans le fait que personne ne parle correctement sa langue que ce soit le français, l’anglais ou l’espagnol. Une réforme de la langue n’est pas la solution première. C’est dans le cadre de l’enseignement que l’effort doit être fait.
En fin de rencontre, Saghra Sadeghi rappela la nécessité de respecter la langue de son interlocuteur. La langue n’a pas pour seul but l’expression ; elle est aussi le reflet d’un mode de penser. Frédéric Bouilleux estime que la langue subit au quotidien une sorte d’impérialisme économique anglophone. Il nous conseilla d’être « joyeusement offensifs ». C’est sur cette sentence dynamique que se termina ce Café francophone avant de laisser place à la présentation du « Prix mille Zerreurs » (fautes langagières de syntaxe et de vocabulaire), remis à la Radio Télévision Suisse romande.
Odile Jaeger Lanore / fb

Photo 1 (de g. à dr.) : Jérôme Christen, Sahgra Sadeghi, Daniel Favre, Frédéric Bouilleux, Didier Berberat

Photo 2 (de g. à dr.) : Jérôme Christen, Sahgra Sadeghi, Daniel Favre, Frédéric Bouilleux, Didier Berberat
XIIIe SOMMET DE LA FRANCOPHONIE EST TERMINÉ
ATS | 24.10.2010
Doris Leuthard, présidente de la Confédération helvétique a présidé dimanche en début d’après-midi la cérémonie de clôture de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement accueillis durant deux jours à Montreux.
Les travaux du sommet ont été «fructueux», a affirmé la présidente de la Confédération. «La déclaration de Montreux remplit nos attentes», a-t-elle ajouté.
Auparavant, le président du Congo Joseph Kabila a pris la parole pour remercier la Francophonie d’avoir choisi son pays pour le prochain sommet. «Bienvenue à Kinshasa en 2012», a-t-il lancé. Il a reconnu qu’il s’agirait «d’un moment d’évaluation» pour la République démocratique du Congo (RDC).
Après avoir longuement remercié la Suisse pour le Sommet de Montreux, «l’un des plus mémorable de notre organisation», Joseph Kabila a pris «l’engagement de promouvoir les valeurs de la Francophonie» en terre congolaise.
La question des droits de l’homme est cruciale pour la RDC. Le Sommet de Kinshasa devrait servir de test à la fois pour ce pays et pour la Francophonie vis-à-vis de la promesse réitérée de lutter en faveur de la bonne gouvernance et de l’état de droit.
Avant Joseph Kabila, le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a remercié les chefs d’Etat et de gouvernement de l’avoir réélu à son poste. Il s’est engagé à «renforcer» le rôle de l’organisation au sein des grandes enceintes internationales et d’oeuvrer en faveur de «la solidarité», sans oublier «l’attachement à la langue française».
G20 et G8 en perspective
La présidente de la Confédération avait donné samedi le coup d’envoi du sommet en appelant les quelque 60 délégations présentes à avoir «le courage de prendre des engagements forts, concrets, mesurables». Doris Leuthard a demandé à la Francophonie de chercher à influencer des forums comme le G8 ou le G20, notamment sur le dossier de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU.
Samedi en fin de journée, le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf a été réélu à l’unanimité. Elu en 2002, réélu en 2006, il obtient ainsi un troisième mandat de quatre ans.
XIIIe sommet de la francophonie
LE RESEAU FRANCOPHONE D’INGENIEURS SERA DIRIGE PAR UNE ECOLE QUI ENSEIGNE …EN ANGLAIS.
Le Devoir / Actualités, lundi 25 octobre 2010
Le nouveau réseau francophone d’écoles polytechniques que vient de créer la Francophonie sera sous l’égide d’une école de Lausanne qui enseigne essentiellement en anglais!Montreux — À la fin de ses travaux, qui se sont achevés hier, le XIIIe sommet de la Francophonie réuni à Montreux, en Suisse, a salué la création d’un «réseau d’excellence» rassemblant les grandes écoles d’ingénieurs des pays francophones. L’initiative, proposée par le pays hôte du sommet, la Suisse, sera sous l’égide de l’École polytechnique fédérale de Lausanne.
Or, cette initiative censée regrouper «les meilleures universités technologiques de langue française» sera dirigée par une université où pratiquement tous les cours du second degré se donnent uniquement en anglais!Depuis quelques jours, cette initiative parrainée par le président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, Patrick Aebischer, a suscité la grogne parmi plusieurs délégations du sommet, dont les délégations québécoise et française. Si cette grogne ne s’est pas fait entendre publiquement à Montreux, c’est que, dans ces sommets, il est toujours difficile de refuser ou de critiquer les initiatives du pays hôte.
Vérification faite, il s’avère que l’École polytechnique fédérale de Lausanne qui dirigera ce nouveau réseau donne l’essentiel de ses cours de maîtrise en anglais. Sur son site Internet, on précise que, dès la première année du baccalauréat, les étudiants «seront amenés à suivre certains cours en anglais». Quant à la formation du «master» (maîtrise), elle «s’effectuera quasi exclusivement dans cette langue».Amené à s’expliquer sur cette situation, le président de l’École polytechnique, Patrick Aebischer, a affirmé que si ce nouveau réseau était francophone, c’était surtout sur le plan de la culture, mais pas nécessairement de la langue.
Réticences
C’est avec beaucoup de réticence que l’Agence universitaire de la Francophonie, responsable de la coopération entre les universités francophones, a accueilli ce projet. Dans sa déclaration finale, le XIIIe sommet affirmait que la promotion du français était «au coeur des missions de la Francophonie» qui soutient par ailleurs le multilinguisme. «Donner tous ses cours de masters en anglais, ce n’est pas exactement ce qu’on appelle le multilinguisme, nous a confié un délégué au sommet. En fait, on va créer un réseau en anglais au sein de la Francophonie.»L’École polytechnique de Lausanne offre d’ailleurs des cours intensifs d’anglais aux étudiants qui veulent s’inscrire en maîtrise. Les nouveaux inscrits doivent absolument faire évaluer leur niveau d’anglais, sans quoi ils ne peuvent être admis.Ce nouveau réseau basé à Lausanne regroupera les écoles polytechniques de Montréal et de Grenoble, l’Université catholique de Louvain, l’École normale supérieure de Lyon et Paristech de Paris. Il rassemblera aussi plusieurs universités de pays dits émergents, au Maroc, au Cameroun, au Sénégal, au Burkina Faso, au Liban et au Vietnam. Avec le soutien de la Francophonie et sous la direction de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, ces universités échangeront des étudiants et mettront en place des équipes de recherche dans des secteurs comme l’eau, la nutrition et l’énergie. Des recherches qui se feront probablement… en anglais.Cette initiative se veut le pendant «francophone» de celle développée en Afrique par le Global University Leaders Forum (GULF) qui se réunit chaque année à Davos, en Suisse. Reste à savoir si, bientôt, il n’y aura pas deux réseaux d’écoles d’ingénieurs qui parleront anglais plutôt qu’un seul.
ENSEIGNEMENT: ZURICH BANNIT LE FRANÇAIS
Victor Fingal – Le Matin- le 06 avril 2010
La langue de Molière est en perte de vitesse sur les bords de la Limmat. Elle n’a plus la cote ni chez les élèves ni chez les maîtres d’école.
A Zurich, le français fiche le camp à grande vitesse. Déjà que l’enseignement de la première langue étrangère a passé à l’anglais, il y a six ans, maintenant c’est tout l’apprentissage de la langue de Molière qui est en cause. Principale raison, révélée par le Tages-Anzeiger : le manque d’enseignants qualifiés, pour ne pas dire le manque d’enseignants de français, tout court.
Quelque 110 places sont encore à pourvoir cette année dans les écoles secondaires zurichoises. «La situation n’est pas encore alarmante, mais elle est difficile», reconnaît Barbara Grisch, vice-présidente de direction d’un arrondissement scolaire zurichois. Et pour ne rien arranger, pas d’embellie prévue ces prochaines années. «Les crises économiques précédentes ont vu bien des ex-enseignants revenir à la fonction publique, mais cette fois ce n’est pas le cas», constate Anton Manser, le directeur d’une école à Schwamendingen (ZH). La branche qui trinque le plus, c’est la langue des Welches. Pour pallier la difficulté, le français est enseigné par des maîtres peu motivés et peu qualifiés. La vraie raison? «De moins en moins d’enseignants sont attirés par l’apprentissage du français après la maturité: le fait que cette langue ne soit plus nécessaire pour enseigner dans les premières classes primaires en est l’une des causes», constate Martin Wendelspiess, directeur du Bureau des écoles publiques zurichoises.
Lilo Lätzsch est plus directe. «Les élèves, comme les enseignants, préfèrent l’anglais. Pour la majorité, «english is cool», dévoile ce professeur de mathématiques, présidente de la section cantonale de l’association des enseignants. Le français, a contrario, est donc jugé ringard…
Et la cohésion nationale dans tout ça? Lilo Lätzsch reconnaît que tout n’a pas été tenté pour faciliter le dialogue interrégional en Suisse, qui devrait passer par la connaissance de la langue de l’autre. «Il n’y a pas eu suffisamment d’échanges d’élèves, de correspondances, entre les Alémaniques et les Romands. Cela a certainement contribué à marginaliser le français.» Moralité, d’ici à quelques années, si la chute du français se poursuit, il pourrait même disparaître des bords de la Limmat.
Un avis qui fait hurler Claude Ruey, conseiller national (PLR/VD) et ancien président d’Helvetia Latina. «Avec ce genre d’arguments, c’est la Suisse que l’on tue. L’enseignement du français à Zurich? Cette question ne devrait même pas se poser. Si les maîtres d’école rechignent à l’enseigner, les autorités zurichoises devraient intervenir.»
Le manque de volonté de la part des Zurichois laisse aussi perplexe Elisabeth Baume-Schneider, ministre de l’Education du Jura (PS). «C’est inquiétant. Cela ne va pas renforcer le lien confédéral. Les cantons romands ont opté pour l’allemand comme première langue étrangère et tous les cantons alémaniques qui ont une frontière avec la Suisse romande, aussi», rappelle la conseillère d’Etat, aussi présidente de la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin. «Le français est une langue riche et vivante, une langue de culture et qui sait évoluer. C’est aussi une langue internationale, comme le prouve le prochain Sommet de la francophonie qui va se tenir à Montreux. Dommage que Zurich ne l’ait pas compris.»
LE FRANÇAIS DOIT ETRE DEFENDU
24 Heures – 3 mars 2010 – François Berger
En janvier, une motion a été déposée auprès du Grand Conseil vaudois par le député Jérôme Christen, pour que les autorités se dotent d’un instrument – sous la forme d’une loi – permettant de favoriser l’usage de la langue française et d’en promouvoir le rayonnement sur le territoire du canton.
Ce représentant du peuple s’inquiète de la prolifération des anglicismes qui, sous l’influence de l’internet et de la publicité, ont tendance à se répandre dans l’administration et les institutions parapubliques ou soutenues par l’Etat.
On ne saurait assez se réjouir de cette proposition, qui n’a pas la prétention de devenir une loi de police de la langue, mais une loi sur l’usage de la langue. Il serait, en effet, temps que l’on se soucie en haut lieu d’une perversion langagière due à l’influence de l’anglo-américain.
Qu’un extravagant jargon envahisse circulaires et documents officiels n’étonne plus. Mais que même la plume de défenseurs patentés du français soit abâtardie par un méli-mélo d’anglicismes devient préoccupant!
Souvent, nous avons témoigné de nos craintes de voir la langue française condamnée à une désagrégation croissante sous les assauts du politiquement correct, d’un certain sabir pédagogique moderniste et, de plus en plus fréquemment, d’un anglo-américain rudimentaire. Comment, en effet, être assuré que l’apprentissage du français et la transmission du savoir qui lui est liée ne soient pas à moyen terme dépréciés par une emprise langagière grandissante du monde anglophone?
Sous couvert de mode et d’attrait ludique, les premières victimes de cette anglomanie sont les jeunes, sans cesse agressés par la publicité de grandes chaînes qui grenouillent avec une rare volupté commerciale dans le «tout en anglais».
Toute langue incarne un savoir essentiel digne de respect, et reste par excellence le mode d’expression original et déterminant d’une population qui mérite, elle aussi, considération. Elle offre une culture inédite et une richesse patrimoniale, que l’on ne saurait solder pour se soumettre à l’exigence des modes. Il est peu fécond d’utiliser des termes anglais lorsque l’équivalent français existe.
Aussi avons-nous découvert avec plaisir ces propos tenus, le 26 octobre 2009, par l’auteur français dénommé Marc Favre d’Echallens dans une tribune de l’hebdomadaire Marianne:
«On ne conçoit bien, on ne travaille bien, on n’achète bien, on ne réfléchit bien qu’avec les mots de sa langue maternelle; l’emploi forcé d’une langue est toujours cause de déclassement, d’asservissement moral, d’insécurité linguistique et de stress. Il est temps de s’unir pour s’opposer à ce nouveau totalitarisme qui commence comme une comptine… en anglais et se termine en un Apocalypse Now des langues.»
Puissent donc les députés du Grand Conseil vaudois se pencher favorablement sur un projet qui vise à favoriser la langue française dans l’administration et dans le grand public, en n’oubliant pas que celui qui ne soutient pas sa langue brade son passé.
Est-ce un signe prémonitoire? Du 22 au 24 octobre 2010, la cité de Montreux organisera le 13e Sommet de la francophonie!
UNE LOI POUR PROTÉGER LE FRANÇAIS DES ASSAUTS ANGLAIS
24 Heures-27 janvier 2010-Laure Pingoud
Et si les courriels, les nouvelles et les débats remplaçaient les e-mails, les news et les talk-shows? Le Grand Conseil se penche sur la promotion de la langue française.
Une start-up a besoin d’être coachée pour prendre le lead dans son business. Et les oreilles du député Jérôme Christen se mettent à siffler. Pour faire face à l’invasion anglaise dans la communication, l’élu veveysan souhaite que le canton de Vaud défende mieux l’usage de la langue française. Sur sa proposition, le Grand Conseil examinera l’idée de créer une loi pour atteindre cet objectif.
S’il salue les efforts déjà faits par l’administration cantonale, Jérôme Christen constate qu’ailleurs il reste beaucoup à faire. Pour le député de l’Alliance du centre, la question est plus qu’esthétique. «On appauvrit la langue française en abandonnant des mots. Et certains termes deviennent incompréhensibles pour beaucoup de monde. Or, lorsque les gens ne se comprennent plus, ils peuvent en venir plus facilement aux mains», milite ce grand défenseur du français, «élément majeur de la culture et du patrimoine». L’élu veveysan a déjà sensibilisé sa commune et le canton. Il intervient aussi régulièrement auprès d’organismes comme l’Office du tourisme ou des acteurs économiques pour les mettre en garde contre l’usage d’anglicismes, mais également de certains termes techniques.
Pour autant, son but n’est ni de céder au repli identitaire ni de créer un cadre coercitif qui obligerait l’Etat à déployer de gros moyens pour faire appliquer des règles. «Il y a d’autres priorités», estime le député, qui préfère miser sur la promotion. Et s’inspire ainsi du canton du Jura, où une «loi concernant l’usage de la langue française» sera prochainement soumise au parlement. «En prenant des mesures policées, on risque plutôt d’avoir l’effet inverse», explique le chef de l’Office jurassien de la culture en charge du dossier, Michel Hauser. Le projet de loi, qui se veut financièrement léger, vise à favoriser la langue française dans l’administration et dans le grand public, en s’appuyant notamment sur un Conseil de la langue française.
Faut-il une loi?
La volonté de Jérôme Christen a trouvé un écho chez les députés. «Le français évolue, mais cela ne justifie pas le fait de le massacrer!» approuve Jean-Luc Chollet (UDC), prêt à se battre, même pour «un combat d’arrière-garde perdu d’avance». Reste la manière. Certains élus doutent en effet que la voie législative soit la meilleure solution. «Est-ce qu’il ne suffirait pas d’un règlement?» se demande ainsi Jean-Marie Surer (lib.).
Au final, la majorité du Grand Conseil (83 voix contre 24) a préféré étudier la question plutôt que de renvoyer directement la motion de Jérôme Christen au Conseil d’Etat. Mais le Veveysan n’est d’ailleurs pas obnubilé par la loi. «Si on trouve d’autres formules, pourquoi pas?»
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Histoires de TGV
La SNCF a l’art de créer avec quelque hyperbole de nouveaux noms de métiers. Les lignes qui suivent ne nous démentiront pas.
Contrôleur
Les contrôleurs de la SNCF s’appellent désormais: agent d’accompagnement.
TGV « dansant »
La SNCF vient de créer des trains de nuit « dansants » pour distraire les jeunes pendant les voyages de nuit. Que l’on n’oublie pas de donner au responsable des festivités le titre de capitaine de soirée.
La bariste du bar TGV vous proposera …
On a souvent pour habitude de critiquer les personnes ou les entreprises qui maltraitent la langue française. Aujourd’hui, je vais faire l’inverse en félicitant la SNCF : alors que je prenais un TGV pour me rendre à Paris, quelle ne fût ma surprise que d’être « invité à rejoindre le bar (jusqu’à rien d’anormal à cette démarche commerciale) où un bariste nous proposera …» .Un bariste ? J’ouvre mon dictionnaire et tombe sur la définition de barriste qui n’a rien à voir: Gymnaste qui exécute des exercices à la barre.Serait-ce plutôt un néologisme ? D’une certaine façon même si ce terme rejoindrait la définition du barista, mot d’origine italienne qui désigne un serveur au bar.
(Source: internet> http://www.gringoire.com/tgv-bar-bariste/)
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Météo: toi comprendre quoi moi dire ?
Il n’y a pas si longtemps, les journalistes qui lisaient les bulletins météo à la RSR le faisaient au futur, ce qui était somme toute assez logique pour parler du temps qu’il fera demain. Nouveau style désormais: lorsque M. Fauchère ne nous parle pas d’une voix chantante comme à des débiles légers, on nous décline toutes les prévisions au présent, genre: “Cet après-midi il y a du soleil, mais ce soir des nuages arrivent. Dimanche prochain une perturbation nous atteint, mais donne peu de pluie”.Non seulement on n’y comprend plus rien, mais on se dit que l’école genevo-vaudoise a encore plongé de quelques degrés. La RSR ne parvient manifestement plus à engager des journalistes qui parlent français, ce qui est tout de même préoccupant.
(source: http://www.commentaires.com/)
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Des mots anglicisés puis « refrancisés » !
Si l’on prend un dictionnaire de 35000 morts, c’est-à-dire un lexique de termes connus de tous, on constate qu’environ 13% sont d’origine étrangère, dont un quart seulement d’origine anglaise (environ 3% du total). Ce qui est peu au regard de l’incroyable vocabulaire que nous avons donné à la langue anglaise au Moyen Age : 50 à 60% de leurs mots viennent du français !Bon nombre d’anglicismes que nous trouvons aujourd’hui dans notre vocabulaire ne sont en fiat que des termes qui nous avaient été empruntées il y a quelques siècles.
(…)
Certains ont changé de forme, d’autres de sens, ce qui est normal après tant d’année d’exil. Cash est l’évolution du mot « caisse ». Interview vient de « entrevue », le sens du mot ayant évolué puisque l’interview est destinée à un public, alors que l’entrevue est plus générale, il s’agit de tous types d’entretiens. Rosbif vient du verbe « rôtir », rostir en ancien français. Computer a pour origine le verbe « compter ». Quant à test, il est directement emprunté à l’ancien français « test » qui désignait un pot servant à l’essai de l’or.
Pascale Certa – le français d’aujourd’hui, une langue qui bouge
(Source: http://www.gringoire.com/des-mots-anglicises-puis-refrancises/)
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Paradoxe : le parler québécois s’anglicise en voulant défendre le français !
« J’ai entendu tout à l’heure une chanteuse québécoise fière de dire qu’au Québec on écrit « star académie » (à la française) alors que l’émission en France s’écrit « Star Academy ».
Or la bonne traduction de « Star Academy » n’est pas « star académie » mais « académie de stars » (ou « académie d’étoiles »).
On est typiquement dans un cas où – sous prétexte de ne pas utiliser d’anglicisme – on crée une expression totalement bâtarde (vocabulaire français + structure anglaise).
Au moins l’expression « Star Academy » avait le mérite d’être claire : on sait que c’est de l’anglais. Personne n’utilisera de variante comme « française académie » (pour Académie française).
Je me demande si les jeunes Québécois qui suivent la « star académie » deviendront des « guitare professeurs » ou travailleront dans des « poste bureau » ??
Je serais curieux d’avoir l’avis de Québécois sur cette anglicisation structurelle (sous prétexte de défendre le vocabulaire français). »
(Source:
http://www.forum.exionnaire.com/
sujet-2364-paradoxe-le-quebecois-s-anglicise-
en-voulant-defendre-le-francais)
Que dire en nos contrées du « Montreux Jazz Festival »? Autres exemples à trouver!
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Des Etats généraux de la langue française et de la francophonie…
C’est ce qu’a demandé ardemment le 28 août l’AFAL, l’Association francophone d’amitié et de liaison, dans une lettre qu’elle a adressée au gouvernement :L’AFAL constate une désaffection croissante des pouvoirs publics français, notamment de plusieurs ministères, à l’égard de l’emploi public de la langue française au bénéfice quasi exclusif de la langue anglo-américaine. L’accélération de ce processus d’aliénation la conduit à juger urgente l’instauration d’un débat national de grande ampleur sur ce sujet vital pour la France.L’assemblée générale demande donc au gouvernement français de bien vouloir organiser au plus haut niveau de véritables Etats généraux de la langue française et de la Francophonie.
Pour plus d’informations, vous pouvez lire l’article d’Albert Salon, président de l’association Avenir de la Langue Française, sur le site revue-republicaine.fr.











