Archive pour la catégorie ‘04- A l'étranger’

MARTINE AUBRY REMPORTE LA «CARPETTE ANGLAISE»

Ouest-France, 16 décembre 2010

Le prix de la «Carpette anglaise» qui est décerné chaque année à une personnalité française qui utilise l’anglais quand il existe un mot français a été attribué à Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste. Le jury de bénévoles militants pour la défense de la langue française a sanctionné l’utilisation de la notion de « Care », prendre soin de en français. Ils ont aussi mis au jour le slogan utilisé par les jeunes socialistes à la dernière université d’été à la Rochelle : « What would Jaurès do ? ». Le prix spécial du jury Etranger a été décerné à Paul Kagamé, le président du Rwanda, pour avoir abandonné le français dans l’enseignement au profit de l’anglais.

QUI VEUT LA MORT DE LA LANGUE FRANÇAISE ?

Le Grand Soir -19 décembre 2010

 Et Christine Lagarde (The Guard) communique en anglais avec ses services…

 A découvrir sur le site :

http://www.legrandsoir.info/Qui-veut-la-mort-de-la-langue-francaise.html

A LYON, UN APPEL AU PRÉSIDENT

Le 29.05.2010 Le Progrès

Les participants aux dixièmes entretiens de la francophonie demandent solennellement au Président de la République Française que la France amende la loi Toubon, afin d’affirmer définitivement la primauté du français sur l’anglais sur le territoire national.

Cet appel a été lancé hier après-midi de l’Hôtel de ville de Lyon par Michel Guillou, président d’Iframond, en clôture de deux journées consacrées à la défense de la langue française. Environ 300 représentants d’institutions œuvrant pour la francophonie ont participé à ces entretiens. L’appel d’Iframond constitue une réponse du berger à la bergère. En l’occurrence, une réplique à Pierre Tapie, président de la conférence des grandes écoles. En mars, celui-ci avait demandé l’amendement de la loi Toubon (1994), mais dans le sens inverse, à savoir augmenter le volume des cours en anglais dans les universités.

M. F

LA LÉGION ÉTRANGÈRE DÉFEND LA LANGUE FRANÇAISE

Libération17/03/2010

Heureuse découverte à la lecture toujours plaisante de Képi blanc, le mensuel de la Légion étrangère : on ose s’y extraire du snobisme qui veut les choses se disent mieux en anglais qu’en français. Aux pages 14-15, il est question du déploiement en opérations des unités de la Légion – on y apprend ainsi qu’en Afghanistan, le 2ème Régiment étranger d’infanterie arme une ELMO. Vous avez bien lu, et d’ailleurs l’acronyme est expliqué : une équipe de liaison et de mentorat* opérationnel. Une OMLT (Operational Mentoring and Liaison Team), en quelque sorte…

ELMO est un acronyme utilisé par les Canadiens francophones, bien peu soutenus de ce côté-ci de l’Atlantique dans leur combat pour la défense de notre langue commune. Ils apprécieront, et nous aussi, le renfort de la Légion étrangère.

Comme l’écrit très justement Claude Duneton, dans sa dernière chronique du Figaro littéraire, à propos de l’apprentissage du français, « au moment où l’armée française a adopté l’anglais comme langue de combat -me dit-on- il est rassurant pour nous qui sommes engagés dans la Défense de la Langue Française (DLF) de savoir que nous pouvons toujours compter sur la Légion, en renfort. »

*Terme recommandé en France à la place de l’anglicisme coaching

Francomot

Quid du choix à retenir dans nos traductions quotidiennes?

Alain Joyandet, secrétaire d’État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, a lancé le concours Francomot au mois de février. En demandant « aux jeunes » (sic) quelle traduction française pouvait être trouvée pour différents termes issus de l’anglais. Ce, dans une optique de « défense de la langue française ».

Doit-on retenir ces mots dans nos traductions ? Qu’en pensez-vous ?

Les résultats sont tombés ce jour :

Pour Buzz…il a été retenu Ramdam

Pour Tuning…Bolidage

Pour Chat…éblabla  ou Tchatche

Pour Newsletter …Infolettre

Pour Talk …Débat

Source: http://www.tradonline.fr/blog/2010/03/francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes

Francomot

Quid du choix à retenir dans nos traductions quotidiennes?

Alain Joyandet, secrétaire d’État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, a lancé le concours Francomot au mois de février. En demandant « aux jeunes » (sic) quelle traduction française pouvait être trouvée pour différents termes issus de l’anglais. Ce, dans une optique de « défense de la langue française ».

Doit-on retenir ces mots dans nos traductions ? Qu’en pensez-vous ?

Les résultats sont tombés ce jour :

Pour Buzz…il a été retenu Ramdam

Pour Tuning…Bolidage

Pour Chat…éblabla ou Tchatche

Pour Newsletter …Infolettre

Pour Talk …Débat

Source: http://www.tradonline.fr/blog/2010/03/francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes

France DÉFENDONS LA LANGUE FRANÇAISE, NOTRE BIEN COMMUN

par un collectif d’associations    lundi 11 janvier 2010, par Comité Valmy

 

C’est l’alarme ! Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques. Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. « Langue de la République » (art. II de la Constitution), le français est une condition du vivre-ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l’ »identité nationale ». Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu’ » il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation », le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain ; nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : « Time to move ! » est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le « mood » – chez AREVA… Dans la distribution, Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, La Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil national de la Résistance, la devise du Medef n’est-elle pas « ready for the future » ? Sommet du « dialogue social » : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour  » défendre le droit de travailler en français en France « .

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils ne sont souvent plus pensés et écrits par nos chercheurs qu’en anglo-américain, même pas toujours traduits en français. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants… Que fait le CSA ?

On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette « élite » et ces privilégiés qui, pas seulement à droite, n’hésitent pas à désintégrer leur langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à leurs maîtres ! Les « gens de peu », pour leur part, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le « Wall Street English » promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes jusqu’à l’enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l’Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l’Etat annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés « en langues étrangères » (traduisons : en anglais) (…).

L’actuel gouvernement qui glose sur l’identité nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Parlons ici seulement de ce qu’il faut pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.(…)

Nous interpellons enfin avec gravité les écrivains, penseurs, traducteurs et autres créateurs de toute la francophonie, partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la « défense et [l’]illustration » du français, faisons vivre notre langue et défendons-la contre la logique barbare de l’argent roi.

Signataires : Alliance Champlain,   Association francophonie avenir (Afrav), etc.

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