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	<title>L&#039;Association</title>
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	<description>Défense du Français</description>
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		<title>« LE NOUVEL EMPIRE SERA LINGUISTIQUE, IL FAUT DONC ASSEOIR LA SUPRÉMATIE DE LA LANGUE ANGLAISE »</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 15:34:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[02- Textes fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[churchill]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà ce que disait Churchill en 1943…
Quelques années plus tard, l&#8217;anglais Robert Phillipson insistait auprès des anglo-saxons dans  son livre « Linguistic imperialism » publié en 1992, sur le fait que l&#8217;anglais devait devenir la langue dominante dans le monde, remplaçant ainsi les autres langues et surtout leurs visions du monde.
Les anglo-saxons sont en train [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voilà ce que disait Churchill en 1943…</strong></p>
<p>Quelques années plus tard, l&#8217;anglais Robert Phillipson insistait auprès des anglo-saxons dans  son livre « Linguistic imperialism » publié en 1992, sur le fait que l&#8217;anglais devait devenir la langue dominante dans le monde, remplaçant ainsi les autres langues et surtout leurs visions du monde.</p>
<p>Les anglo-saxons sont en train de gagner ce combat essentiel pour la maîtrise de l’avenir.</p>
<p>C’est en tous cas ce qui ressort d’une conférence organisée par l&#8217;association Bruxelles Europe qui s&#8217;est tenue à la Commission Européenne le 17 novembre dernier sous le titre évocateur : « Diversité linguistique : Faut-il parler anglais pour être européen ? »</p>
<p>Les conférenciers étaient Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes de Radio France, Jean Quatremer, correspondant de Libération, Michel Theys, journaliste des questions européennes. Une centaine de personnes ont participé à cette conférence parmi lesquelles l&#8217;ambassadeur de France auprès de l&#8217;UE (Monsieur Philippe Etienne) et le Consul de France à Bruxelles…</p>
<p>Après un rappel de l’évolution des règles du régime linguistique au sein de l&#8217;union dès son origine (règlement 1/58), lors des périodes d’élargissement, les orateurs et le constat de la pratique actuelle, les orateurs ont fait le constat que la grande bascule vers le tout anglais date de la période de la Commission Prodi (1995/2004). En effet, le chargé de la réforme administrative, le vice-président anglais, Neil Kinnock, a œuvré pour la défense des intérêts linguistiques de la Grande Bretagne et du Bristish Council dont il sera le président jusqu&#8217;en juin 2009.</p>
<p>L’attitude des anglo-saxons n’est pas sans faire écho à ce qu’écrivait Jules Destrée dans sa « Lettre au Roi » à propos d’un Peuple voisin : « Ils nous ont pris notre langue. Plus exactement, ils sont occupés à nous la prendre. Nous ne connaissons encore que la menace et l&#8217;humiliation. L&#8217;œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu&#8217;ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes : d&#8217;abord, le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s&#8217;agit que d&#8217;une traduction : qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères ? Puis, un beau jour, le flamand s&#8217;affirme en maître : il revendique la première place qu&#8217;il appelle l&#8217;égalité; le français n&#8217;est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit, disparaît. Et le lion de Flandre est souverain sans partage. »</p>
<p>C’est que pour des raisons similaires à celles invoquées par Destrée, face à une politique d&#8217;expansion de la langue anglaise portée par le mercantilisme agressif des vainqueurs de la seconde guerre, il n&#8217;y a eu qu&#8217;un processus de renoncement et d&#8217;angélisme des autres pays. Dont la France, hélas ! Pensons simplement à des attitudes suicidaires des représentants français à l&#8217;Union Européenne comme le choix systématique de s&#8217;exprimer en anglais (ressenti d’ailleurs comme un mépris des traducteurs) ou celui de travailler et de faire travailler uniquement en anglais ou en faisant de l&#8217;anglais la langue unique des commissions dont ils ont la charge.</p>
<p>Ce renoncement à l&#8217;emploi du français par les élites francophones a entraîné par effet de domino l&#8217;effacement des autres langues notamment l&#8217;allemand et l&#8217;italien. Avec la complicité enthousiaste de la Belgique évidemment. Les Flamands réglant un vieux compte avec cette langue qui leur rappelle le mépris de leurs propres élites pour leur peuple. Les autres, les belges francophones, par snobisme et pseudo esprit d’ouverture (*). L’occupation de tous les postes extérieurs par des Flamands n’augure certes pas d’un changement.</p>
<p>Il faut le dire, la langue anglaise est installée durablement en position hégémonique au sein des institutions européennes. Le français &#8211; langue de 3 pays fondateurs – y a ainsi perdu son rang. Le renoncement à l&#8217;emploi du français par les élites francophones a entraîné par effet de domino l&#8217;effacement des autres langues, notamment l&#8217;allemand et l&#8217;italien qui sont hors d&#8217;état de contre balancer cette hégémonie linguistique. A un point tel que dans certains Etats membres, la langue anglaise est en train de prendre souche dans les jardins d&#8217;enfants et elle est déjà de plus en plus la langue de transmission des savoirs dans l&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p>Si même la France n&#8217;échappe pas à ce processus d&#8217;anglicisation, il suffit d’écouter le flot continu d’anglicisme utilisé de préférence aux équivalents originaux français dans une institution publique de la Communauté française comme la RTB (f) pour constater que nous sommes là aussi plus qu’en perte de vitesse.  C’est une politique volontaire de destruction. Comment peut-il en être autrement.</p>
<p>Le grand débat sur l’identité nationale en France  vient un peu tard dans ce contexte. Pour moi, c’est l’identité, c’est d’abord l&#8217;identité de choix de culture et donc de langue ainsi que de volonté d&#8217;un destin commun. (**).</p>
<p>Mais c’est aussi et surtout le rappel de valeurs essentielles portées dans les premiers mots de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen  que ses auteurs ont voulue universelle: Les deux premiers mots sont « Les hommes », sans distinction géographique, linguistique ou raciale. « Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l&#8217;utilité commune. »</p>
<p>Ça commence aujourd’hui, mais demain, si nous n’y prenons garde, la qualité de « citoyen européen » sera conditionnée à la maîtrise de la langue anglaise et par la même, au niveau de perfection en anglais dont vous êtes capable. Ce qui déterminera votre évolution sociale et hiérarchique et surtout celle de vos enfants. Cela implique, qu&#8217;en contradiction avec l’article premier de la Déclaration des Droits, en l&#8217;absence de cette maîtrise, vous ne pouvez pas vous affirmer comme un citoyen européen à part entière.</p>
<p>La Belgique, pays fondateur de ce qui n’est jamais qu’un grand marché et qu’on appelle l’Union européenne partage la responsabilité de ce désastre civique et linguistique avec les élites françaises car se battre pour maintenir l&#8217;emploi du français était un combat indissociable de la protection des autres langues.</p>
<p>Leur responsabilité est grande d’avoir contribué à ce que le français et l&#8217;allemand ne soient plus considérés comme des langues internationales et seront demain – si nous n’y prenons garde &#8211; reléguées de fait comme langues « régionales » de l&#8217;Union Européennes sans en avoir le statut.</p>
<p><em> (*) Et que dire de la folie de la mode des écoles d’immersion (aujourd’hui) en néerlandais (demain en anglais…), facteur favorisant la perte d’identité. Donnant raison à Jules Destrée quand il qualifiait ainsi les bruxellois de l’époque (celle d’avant le politiquement correct !) de « métis » : « Une seconde espèce de Belges s’est formée dans le pays, et principalement à Bruxelles. Mais elle est vraiment peu intéressante. Elle semble avoir additionné les défauts de deux races, en perdant leurs qualités. Elle a pour moyen d’expression un jargon innommable dont les familles Beulemans et Kakebroek ont popularisé la drôlerie imprévue (….) Cette population de la capitale, dont quelques échantillons épars existent en province, n’est point un peuple: c’est un agglomérat de métis.(…) En réalité, le métis est insensible à l’appel de la race, à l’amour de la terre et des aïeux ». (Jules Destrée. Wallons et Flamands, la querelle linguistique en Belgique. Plon, Paris).</em></p>
<p><em>(**) « L&#8217;Etat unitaire a, pendant des décennies, fait dispenser une histoire « orientée » en projetant dans le passé une situation qui ne remontait qu&#8217;à 1830. Au nom d&#8217;une certaine idée du patriotisme qui s&#8217;identifiait à l&#8217;unitarisme, on a banni tout ce qui permettait de douter de l&#8217;inéluctabilité du phénomène « Belgique » et, par contrecoup, on s&#8217;est efforcé de nier les spécificités régionales. Or, comme le disait si poétiquement un slogan de l&#8217;Association des Amis de l&#8217;Université de Liège, « Sans racines, l&#8217;arbre meurt. Nos racines, c&#8217;est l&#8217;histoire. » Au moment où il est plus que jamais question de régionalisation et de communautarisation, il serait aberrant que le nouveau pouvoir substitue « l&#8217;absence de l&#8217;histoire » à une « histoire orientée », ce qui aboutira au même résultat : priver les citoyens de nos régions de leurs racines culturelles » (Hervé HASQUIN, Historiographie et Politique, Essai sur l&#8217;histoire de Belgique et la Wallonie, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1982.)</em></p>
<p>(<a href="http://www.claude-thayse.over-blog.com/article--le-nouvel-empire-sera-linguistique-il-faut-donc-asseoir-la-suprematie-de-la-langue-anglaise--40790821.html">http://www.claude-thayse.over-blog.com/article&#8211;le-nouvel-empire-sera-linguistique-il-faut-donc-asseoir-la-suprematie-de-la-langue-anglaise&#8211;40790821.html</a>)</p>
<p>(document communiqué par Claude Marcet, Genève)</p>
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		<title>BRÛLOT ANTI-FRANÇAIS DE CHRISTIE DAVIES</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 15:31:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[02- Textes fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[dialectiquement]]></category>
		<category><![CDATA[racistes]]></category>
		<category><![CDATA[snobinard]]></category>

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		<description><![CDATA[Date : 03/11/2009  FFi-Québec  (courriel : ffi-quebec(chez)videotron.ca)   Mesure anti-pourriels : Si vous voulez écrire à notre correspondant, remplacez &#171;&#160;chez&#160;&#187; par &#171;&#160;@&#160;&#187;
Introduction :

Christie Davies est diplômé de Cambridge et est professeur émérite à l&#8217; University of Reading.
Le texte ci-joint a été publié dans la revue &#171;&#160;Varsity&#160;&#187;. C&#8217;est une publication interne à  cette université, l&#8217;audience de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Date : 03/11/2009  <em>FFi-Québec  (courriel : <a href="mailto:ffi-quebec(chez)videotron.ca">ffi-quebec(chez)videotron.ca</a>)   <strong>Mesure anti-pourriels :</strong> <strong>Si vous voulez écrire à notre correspondant, remplacez &laquo;&nbsp;chez&nbsp;&raquo; par &laquo;&nbsp;@&nbsp;&raquo;</strong></em></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Introduction</span></strong><strong> :</strong><strong><br />
</strong><br />
Christie Davies est diplômé de Cambridge et est professeur émérite à l&#8217;<strong> </strong><span style="text-decoration: underline;">University of Reading</span>.<br />
Le texte ci-joint a été publié dans la revue &laquo;&nbsp;Varsity&nbsp;&raquo;. C&#8217;est une publication interne à  cette université, l&#8217;audience de cette revue n&#8217;est donc pas considérable. Néanmoins, ce texte ne fait que rendre public et confirmer ce que disent nombre de gens de l&#8217;anglosphère.<br />
<strong>L&#8217;intention du professeur Davies n&#8217;est pas innocente. Elle est consciente et éminemment politique. Davies conditionne la future génération sur les objectifs à poursuivre.</strong><strong><br />
</strong><br />
Elle est la partie visible de la guerre cachée (au niveau du persiflage) que fait l&#8217;anglosphère contre tout ce qui est français. Parfois les salopards racistes s&#8217;enhardissent et disent devant un grand public ce qu&#8217;ils se disent entre eux. Cela ne fait que rendre public et confirmer ce que se disent discrètement nombre de gens de l&#8217;anglosphère.</p>
<p><strong>Quand on veut atteindre un objectif, quand on participe à la réalisation d&#8217;un objectif&#8230; il faut bien finir par dire les choses devant un grand public si on veut engendrer un mouvement important !</strong><strong><br />
</strong><br />
<strong>C&#8217;est ce que fait le professeur Davies. </strong><strong><br />
</strong><strong><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;objectif est réel et correspond en totalité à tout ce que j&#8217;observe</span></strong>, <strong><span style="text-decoration: underline;">un peu partout</span></strong>, <strong><span style="text-decoration: underline;">pour miner la place du français.</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></strong><br />
Davies dit tout haut, les intentions occultes que j&#8217;observe depuis longtemps, des intentions occultes sous-jacentes à l&#8217;asservissement des institutions de l&#8217;Union européenne, du gouvernement français et des médias français.</p>
<p>La guerre des langues ce n&#8217;est pas une abstraction vaporeuse. C&#8217;est un continuum d&#8217;actions malveillantes et mesquines qui se déroulent quotidiennement, qui ont lieu dès que les occasions se présentent pour les exercer.</p>
<p>Détail intéressant, Davies relève lui-même orgueilleusement, en innocent, de nombreux événements de l&#8217;histoire où la France a subi des revers : l&#8217;Indochine et l&#8217;Algérie au 20e siècle, Falocha au 19e.</p>
<p>Il cache toutefois le rôle occulte de l&#8217;anglosphère dans ces événements, notamment en Indochine et en Algérie où les services secrets américains et britanniques ont comploté, financé et armé les rebelles avec les conséquences que l&#8217;on connaît.</p>
<p>****************************************************************************************</p>
<p><strong>Voici la traduction française du texte en question </strong> (<strong>Christie Davies. <em>Towards a Common Language</em>, Varsity, No 701, p. 9 ; October 9, 2009</strong><strong><br />
</strong><strong>(varsity.co.uk).</strong><strong><br />
</strong><br />
<strong>VERS UNE LANGUE COMMUNE</strong><strong><br />
</strong><br />
<strong>La proéminence du français est une anomalie disgracieuse [ honteuse ], soutient le sociologue Christie Davies.  Nous devons travailler à supprimer cette langue aristocratique et obsolète, sinon nous ne parviendrons pas au rêve de créer les États Unis d’Europe.</strong></p>
<p>Si l’Europe doit devenir une fédération unie, il est encore plus important d’avoir une seule langue commune que d’avoir une seule monnaie commune. Dans la Communauté Européenne, il y a plus de 20 langues différentes parlées au niveau des états-nations. Si elles servent toutes, les institutions européennes deviendront une Tour de Babel et nous serons écrasés en conséquence.</p>
<p>Vingt langues, cela signifie trois cent quatre-vingt traductions et autant de traducteurs pour tous les discours et tous les documents. Une langue commune est aussi nécessaire pour le Droit, qu’une monnaie pour le commerce et c’est le Droit qui établit la structure pour le commerce. De plus, la langue d’un pays est plus reliée à une défense bornée de l’identité nationale qu’à sa monnaie.</p>
<p>Il faut faire quelque chose pour réduire le nombre de langues en Europe. Trois langues à apprendre, c’est habituellement le plus qu’on puisse demander à une personne, et il apparaît évident que ces trois langues sont l’anglais, l’espagnol et l’allemand. L’anglais est la seule langue vraiment mondiale et c’est une des langues nationales de pays influents tels l’Inde, les États-Unis d&#8217;Amérique et l’Australie. Si un Japonais veut parler à un Javanais, ou un Israélien parler à un Norvégien, ils le feront en anglais. L’espagnol est la langue d’une grande partie de l’Amérique latine et d’une proportion croissante des citoyens des États-Unis d&#8217;Amérique du Nord. En fait, selon la tendance démographique actuelle, l’espagnol remplacera éventuellement la langue de Thomas Jefferson et de Jesse Jackson. L’allemand est la langue première de près de cent millions d’Européens et la langue seconde de nombreux autres. La puissance de l’armée allemande, le pouvoir d’achat des touristes allemands et l’intraduisibilité de leurs noms abstraits ont mis les Allemands au cœur de l’Europe et de ce que c’est que d’être Européen.</p>
<p>Notre tâche la plus importante est d’éradiquer la langue française. C’est une anomalie disgracieuse qu’au vingt-et-unième siècle, la langue française soit perçue comme une langue mondiale. En fait, c’était déjà une anomalie à l’époque de la Ligue des Nations. De nos jours, la langue française est peu parlée hors de la France. Il y a plus de gens sur terre qui parlent le portugais que le français. En Indochine, l’anglais est plus parlée que la langue des vaincus de Dien Bien Phu. La langue de Vichy s’efface en Syrie, tout comme celle de Georges Bidault en Algérie. À bien y penser, quel intérêt y a-t-il pour quelqu’un au Zaïre ou au Rouanda de parler le belgo-français cassé de Poirot. Le français est restreint à quelques poussières de sable du Sahara où les verges galloises ont autrefois aiguisé leurs griffes. La langue française a été vaincue à Fachoda.</p>
<p>Autrefois le français était la langue d’oppresseurs aristocratiques et des dirigeants de l’Europe orientale qui s’en servaient pour se distancer de leurs propres serfs et paysans. La langue française a depuis longtemps été remplacée par l’anglais et l’allemand, les langues de la science, de la technique, du commerce, en un mot de la modernité. Presque tous les journaux scientifiques et techniques sont publiés en anglais ;  aucun scientifique français ne veut que ses dernières recherches dorment dans l’obscurité de la langue française.</p>
<p>Même la faible continuation de l’usage du français en Grande Bretagne est un anachronisme snobinard. Sa seule fonction est de permettre à ses usagers de commander un repas dans un restaurant de luxe ; dans les restaurants italiens et chinois, fréquentés par la plèbe, le menu est traduit en anglais. Il est possible de voyager partout sur la planète, hors la France et le Québec, où  il y aura toujours quelqu’un qui parle non seulement anglais, mais un excellent anglais, avec lequel on puisse discuter.  Il n’y a qu’en France où on se voit faire des efforts avec les sons grossiers d’une langue qui est un croisement entre Donald Duck et un ordinateur Apple obsolète qui vous a piégé dans une manœuvre illégale. Quand les Français vous répondent, vous ne pouvez rien comprendre de ce qu’ils disent parce qu’ils baragouinent. C’est l’orwellien <em>doubleplusgoodfrog-speaker </em>[ intraduisible : super-franchouillard ? ] en action. Nous avons laissé notre voisin maladroit nous obliger à apprendre le français. En fait, ils ont banni tous les mots anglais de leur langue et aucune publicité en anglais est permise en France. Même les vieilles femmes françaises, qui ont acquis un peu d’anglais commercial lorsque nos armées étaient là, refusent maintenant de le parler.</p>
<p>C’est clairement une situation qui doit être inversée, si des États-Unis d’Europe doivent être créés. Avec le temps, les peuples d’Europe vont éliminer la langue française tout comme la Politique agricole française commune. Mais, comme nous sommes le pays qui avons la langue mondiale, il nous incombe de montrer le chemin et de s’éloigner du français.</p>
<p>On devrait immédiatement cesser d’enseigner le français dans les écoles en vue d’élargir la zone sans langue française en Europe. Les Suédois ne parlent pas français, les Tchèques ne parlent pas français et les espagnols délaissent le français. Pourquoi faire un effort pour le français. On devrait plutôt encourager les autres langues de France, le breton, le corse, l’alsacien, le basque et le flamand aux dépends du français. Nous aurions alors un corpus de personnes qui pourraient ostensiblement utiliser ces langues pour humilier les monolingues Français. Cela pourrait saper le monopole putatif et le statut et la réputation de la langue française dans son propre territoire.</p>
<p>Ceux parmi nous qui parlent français devraient refuser de s’en servir en évitant de visiter la France et en insistant pour utiliser l’anglais, l’allemand et l’espagnol quand on leur parle français. Il faut surtout éviter de reconnaître la moindre connaissance de cette langue. Si par désespoir vous êtes obligés de parler français, alors ayez la décence de le mal parler. Un bon accent français est un signe de licence chez une femme et de féminisation chez l’homme. On doit la survie de notre pays a des gens qui nommaient Ypres, « Wipers ». Essuyons le plancher avec les français. [ <em>Ypres the floor with the French. </em>] Ce serait sot de notre part de d’essayer d’éliminer de notre langue les mots français et les mots d’origine française, car notre langue nous vient de nombreuses sources, mais en riposte au boycott de l’anglais, nous devrions symboliquement éliminer certains mots de notre usage quotidien. Ce serait approprié s’il s’agissait de mots en rapport avec l’alimentation. Nous n’avons aucun besoin des mots café, <em>restaurant</em>, <em>menu</em>, <em>coq au vin</em>. Pourquoi pas « eatery ». « posh ». « foodlist » « sex in a transit ».</p>
<p>De tels sentiments et actions pourraient paraître chauvins, mais ils pourraient être appliqués dialectiquement au service de l’unité européenne à laquelle la France est le plus grand obstacle. Si nous attisons les passions nationalistes pour éradiquer le français, ce n’est pas parce que nous sommes certains que l’anglais s’imposera comme la langue des États-Unis d’Europe. Nous savons que l’allemand ou l’espagnol pourraient obtenir cette place. En effet, demain, nous parlerons peut-être le castellan ou l’allemand. Mais aujourd’hui nous devons nous occuper du français.<br />
<em>Christie Davies est diplômé de Cambridge et professeur émérite, University of Reading.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>(Texte communiqué par Claude Marcet, Genève)<em> </em></p>
<p><em> </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une francophonie plus politique que jamais</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 17:56:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[10- Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[j'cause en français]]></category>
		<category><![CDATA[OIF]]></category>

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		<description><![CDATA[22.06.2010 Bernard Léchot, Genève, swissinfo.ch
«Renforcer l’influence de la Francophonie sur le reste du monde», tel est l’objectif que la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey se fixe pour le Sommet qui aura lieu en octobre à Montreux. Elle l’a affirmé mardi à Genève, aux côtés d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF.
Le temps fort d’un Sommet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>22.06.2010 Bernard Léchot, Genève, swissinfo.ch</p>
<p><strong>«Renforcer l’influence de la Francophonie sur le reste du monde», tel est l’objectif que la ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey se fixe pour le Sommet qui aura lieu en octobre à Montreux. Elle l’a affirmé mardi à Genève, aux côtés d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF.</strong></p>
<p>Le temps fort d’un Sommet de la Francophonie, événement qui a lieu tous les deux ans et qui a pour but de définir les orientations stratégiques de l&#8217;Organisation internationale de la Francophonie (OIF), c’est sa déclaration finale… largement préparée à l’avance.  «Un consensus s&#8217;est d’ores et déjà dessiné en faveur d&#8217;un texte n&#8217;excédant pas cinq pages, rédigé dans une voie affirmative, résolument engagé politiquement», a annoncé Abdou Diouf, patron de l’OIF, invité du Club suisse de la presse dans un grand hôtel genevois, en compagnie de la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey.  Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, est présent à Genève pour ouvrir ce mercredi la 7ème Conférence francophone des organisations internationales non gouvernementales et de la société civile, une réunion préparatoire du Sommet de Montreux, en présence de 150 délégués issus de diverses ONG.   Une conférence qui abordera notamment la question de la réalisation des objectifs de la Déclaration de Bamako adoptée en 2000, une déclaration qui revendiquait haut et fort la dimension politique de l’OIF, en visant à garantir la démocratie, le droit et les libertés dans les Etats membres de l&#8217;OIF.  </p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Historique</strong></p>
<p>Mais en préambule, mardi, c’est à propos du Sommet de Montreux qu’Abdou Diouf s’est exprimé face à la presse. Et à propos de cette fameuse Déclaration de Montreux, qui sera, affirme-t-il, «concise» et «forte».  «Il est également convenu que la déclaration devra tout à la fois traduire les ambitions de la Francophonie, réaffirmer ses engagements et sa présence en tant que communauté de valeurs et réaffirmer la position francophone dans les concertations internationales», a-t-il dit, en ajoutant qu’une place serait faite également aux questions d’actualité, les nombreuses crises actuelles, et au bilan de la Déclaration de Bamako.  Et Abdou Diouf de réitérer sa pleine confiance dans les autorités suisses pour le succès de ce sommet qu’il prévoit d’ores et déjà «historique».  </p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Agenda politique chargé</strong></p>
<p>Ce 13ème Sommet coïncide avec le 40e anniversaire de la Convention de Niamey, acte fondateur de la Francophonie, a rappelé Micheline Calmy-Rey. Il précédera par ailleurs les sommets du G8 et du G20 placés sous la présidence de la France, et la conférence de Cancun sur le climat.  Les thématiques envisagées et placées sous le titre générique «Défis et visions d’avenir pour la Francophonie» tombent donc bien, puisqu&#8217;on y trouve «Gouvernance mondiale et Démocratie, liberté, droits humains» et «Développement durable: sécurité alimentaire et climat». La troisième, «Langue française: diversité culturelle et innovation», en paraît soudain presque anecdotique. A noter que ces trois thématiques doivent encore être entérinées par l’OIF.  «Nous voulons renforcer l&#8217;influence de la Francophonie sur le reste du monde», a affirmé la ministre suisse des Affaires étrangères, rappelant que la Francophonie représente pas moins de 800 millions d&#8217;habitants dans 56 Etats membres et 14 pays observateurs, dont 200 millions de locuteurs francophones. Et, last but not least, si vous nous passez cet anglicisme, qu&#8217;elle est un «élément de l&#8217;identité nationale de la Suisse».  Le rendez-vous de Montreux sera l’un des plus grands sommets internationaux, voire le plus grand, jamais organisé en Suisse. Ce qui n’empêche pas la ministre de rêver à un événement dont la spontanéité ne serait pas absente: «Nous souhaitons un véritable échange sans trop de formalités et de déclarations générales préparées à l&#8217;avance», dit-elle, en insistant sur le fait que, autre spécificité helvétique, le sommet de Montreux sera caractérisé par de nombreux échanges entre le monde politique et la société civile locale.  </p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Affaire libyenne</strong></p>
<p>Après les allocutions de Micheline Calmy-Rey et d’Abdou Diouf viendra le moment des questions des médias. Et c’est un journaliste du Koweït qui soulèvera l’affaire helvético-libyenne, en s’interrogeant sur le soutien éventuel que l’OIF aurait pu apporter à la petite Suisse empêtrée dans son «Affaire Kadhafi»…  «Il y a ce que nous faisons à voix haute. Et ce que nous faisons de façon souterraine», répondra Abdou Diouf. Et c’est peut-être cette deuxième façon de procéder qui est la plus efficace, ajoutera-t-il. «On peut parler aujourd’hui de la Suisse. Hier, des infirmières bulgares. Il y a d’autres problèmes qui se sont posés, pour d’autres pays. Et chaque fois, la Francophonie était là. Sa voix n’était peut-être pas très haute, mais justement, parce que la garantie de l’efficacité, dans certaines actions, dans certains cas sensibles, c’est de pouvoir agir de façon souterraine».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La fête!</strong>  </p>
<p>A Montreux, l’archipel francophone réfléchira donc à son avenir, et se penchera sur son passé récent en tirant le bilan des engagements pris à Bamako il y a dix ans.   Mais c’est avec un peu plus de légèreté qu’il fêtera ses quarante ans, comme l’a annoncé mardi Micheline Calmy-Rey, arborant par ailleurs un T-shirt à l’effigie de… Greta Garbo. Cela à travers un grand concert réunissant des artistes du Sud et du Nord, le 20 octobre, à l’Auditorium Stravinsky, haut-lieu notamment du Montreux Jazz Festival.  Au menu, quarante années de chanson française et francophone, ou, pour parer à toute susceptibilité, de chanson d’expression française. Un événement organisé par la Radio Télévision Suisse (RTS), diffuseur officiel du Sommet.   La chanson «La langue française» de Léo Ferré y figurera-t-elle?   <em>«C&#8217;est une barmaid Qu&#8217;est ma darling Mais in the bed C&#8217;est mon travelling (…) Et j’cause français C’est un plaisir»</em>  Pas sûr…  </p>
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		<title>LANGUE FRANCAISE &#8211; LA POLEMIQUE</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 17:50:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[02- Textes fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[english]]></category>
		<category><![CDATA[Le Point]]></category>
		<category><![CDATA[Martel]]></category>
		<category><![CDATA[ringarde]]></category>

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		<description><![CDATA[Frédéric Martel appelait les Français à &#171;&#160;parler english&#160;&#187; dans Le Point du 8 juillet. &#171;&#160;Faut-il s&#8217;excuser d&#8217;employer des mots anglais ? Faut-il battre sa coulpe ? Non. Il faut, au contraire, les assumer et rejeter cette francophonie poussiéreuse et ringarde qu&#8217;on veut nous imposer&#160;&#187;, affirme-t-il. L&#8217;auteur de Mainstream (Flammarion), une enquête sur la culture mondialisée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Frédéric Martel appelait les Français à &laquo;&nbsp;parler english&nbsp;&raquo; dans Le Point du 8 juillet. &laquo;&nbsp;Faut-il s&#8217;excuser d&#8217;employer des mots anglais ? Faut-il battre sa coulpe ? Non. Il faut, au contraire, les assumer et rejeter cette francophonie poussiéreuse et ringarde qu&#8217;on veut nous imposer&nbsp;&raquo;, affirme-t-il. L&#8217;auteur de Mainstream (Flammarion), une enquête sur la culture mondialisée, s&#8217;insurge contre une &laquo;&nbsp;francophonie arrogante et ringarde&nbsp;&raquo;. Il prône l&#8217;anglais comme langue de libération. Le linguiste Claude Hagège et l&#8217;écrivain François Taillandier ne partagent guère ce point de vue. Dans le numéro du Point actuellement en kiosque, ils lui répondent : non, affirment-ils, le français n&#8217;est pas mort. Le premier précise que notre langue est &laquo;&nbsp;créative et universelle&nbsp;&raquo;, tandis que le second s&#8217;élève point par point contre les arguments développés par Frédéric Martel. Le débat est lancé.</p>
<p>Pour lire l’ensemble des textes :</p>
<p><a href="http://www.lepoint.fr/societe/langue-francaise-la-polemique-08-08-2010-1223162_23.php" target="_blank">http://www.lepoint.fr/societe/langue-francaise-la-polemique-08-08-2010-1223162_23.php</a></p>
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		<title>«Since 1986»</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 17:47:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[04- Anglomanie]]></category>
		<category><![CDATA[sponsors]]></category>

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		<description><![CDATA[Lausanne-Sport prend un sacré coup de jeune 
24 Heures &#8211; Raphaël Delessert &#124; 05.08.2010 
«Lausanne-Sport since (depuis) 1986», peut-on ainsi lire sur la grande toile flambant neuve tendue dans la salle de presse, et sur laquelle l’écusson du club côtoie les logos des sponsors. Le président Collet, agacé, évoque une «grosse coquille» et promet que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lausanne-Sport prend un sacré coup de jeune</strong><strong> </strong></p>
<p><em>24 Heures &#8211; Raphaël Delessert | 05.08.2010 </em></p>
<p>«Lausanne-Sport since (depuis) 1986», peut-on ainsi lire sur la grande toile flambant neuve tendue dans la salle de presse, et sur laquelle l’écusson du club côtoie les logos des sponsors. Le président Collet, agacé, évoque une «grosse coquille» et promet que la date sera corrigée.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les professeurs clandestins</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 17:29:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Jacques Bron]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>

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		<description><![CDATA[Aux temps anciens, un enfant apprenait le bon usage du français à l&#8217;école. Certes, bien avant qu&#8217;il entre en classe, ses parents, les voisins, les commerçants lui avaient constitué un bagage de base en vocabulaire, syntaxe, prononciation. Sans qu&#8217;il ait été question d&#8217;enseignement, il avait déjà appris quantité de choses. L&#8217;école allait y ajouter la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aux temps anciens, un enfant apprenait le bon usage du français à l&#8217;école. Certes, bien avant qu&#8217;il entre en classe, ses parents, les voisins, les commerçants lui avaient constitué un bagage de base en vocabulaire, syntaxe, prononciation. Sans qu&#8217;il ait été question d&#8217;enseignement, il avait déjà appris quantité de choses. L&#8217;école allait y ajouter la lecture et l&#8217;écriture, puis la logique qu&#8217;apportent la grammaire et la rédaction, ainsi que la<br />
richesse, la couleur, la force, toutes les nuances et les facettes du langage que révèlent les textes d&#8217;auteurs, prose et poésie. Puis vinrent la radio, la télévision et enfin l’internet. La famille et l&#8217;école ne sont plus les seuls éducateurs du langage, les modèles à imiter. Un enfant d&#8217;aujourd&#8217;hui est soumis à une légion de professeurs qui s&#8217;ignorent, mais qui n&#8217;en sont pas moins influents.</p>
<p>Tout enseignant, que ce soit en sciences, en géographie ou en gymnastique, est un professeur de français. Il a cette responsabilité, indépendante de la matière qui est la sienne. Car il parle. Jadis, nos maîtres surveillaient leur expression; ils se voulaient clairs, précis, respectueux des règles et de l&#8217;usage. A les entendre, on apprenait des termes, des tournures, des expressions que l&#8217;on n&#8217;avait peut-être pas l&#8217;occasion d&#8217;employer à la maison. Aucun n&#8217;aurait interrogé un enfant, comme trop souvent on le fait à la radio, en lui demandant: « C&#8217;est quoi ton nom? T&#8217;habites où? Tu peux me dire qu&#8217;est-ce qu&#8217;il fait ton père?» Je ne prétends pas que les professeurs actuels ont un langage relâché, je remarque simplement qu&#8217;à travers les émissions ou la publicité des milliers de « professeurs sans le savoir », des éducateurs clandestins, donnent à nos enfants l&#8217;exemple du laisser-aller, voire de l&#8217;incorrection en matière de langage. L&#8217;école et les parents sont dépassés. L&#8217;environnement langagier omniprésent fourmille d&#8217;incorrections, d&#8217;approximations, de confusions, de fausses liaisons, d&#8217;accords erronés, de tournures vicieuses, d&#8217;impropriétés, de vulgarités. Ce sabir propulsé à jet continu imprègne la mémoire de nos enfants et affecte leur propre langage.</p>
<p>Quel remède apporter? Il n&#8217;est pas pédagogique, il est politique.</p>
<p>J&#8217;attends qu&#8217;on me dise quels sont les groupes de pression qui, à tous les niveaux des parlements et des exécutifs, ainsi que des administrations, militent pour l&#8217;honneur du français. Qui sont nos hussards qui, à côté des agriculteurs, des producteurs de lait, des industriels, des défenseurs des assurés ou des consommateurs, infiltrent nos milieux politiques pour les inciter à sauvegarder ce patrimoine ancestral qu&#8217;est notre langue française?<br />
J&#8217;attends la réponse.</p>
<p style="text-align: right;">J.B.</p>
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		<title>Faut-il en rire ou en pleurer?</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 17:31:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Jacques Bron]]></category>
		<category><![CDATA[patte blanche]]></category>

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		<description><![CDATA[Un quotidien vaudois est en train de se ridiculiser à force de bourdes, de négligences et de jargon. La drôlerie involontaire côtoie les lapsus des plus suspects. Exemples: on apprend que Frédéric-César de La Harpe fut le «percepteur» du tsar Alexandre let:, ailleurs qu&#8217;un prisonnier évadé n&#8217;est pas l&#8217;être « frustre» que l&#8217;on croyait. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un quotidien vaudois est en train de se ridiculiser à force de bourdes, de négligences et de jargon. La drôlerie involontaire côtoie les lapsus des plus suspects. Exemples: on apprend que Frédéric-César de La Harpe fut le «percepteur» du tsar Alexandre let:, ailleurs qu&#8217;un prisonnier évadé n&#8217;est pas l&#8217;être « frustre» que l&#8217;on croyait. Le premier cas est des plus classiques, digne d&#8217;un personnage de Labiche. Le second démontre que le vocabulaire du journaliste serait plutôt «fruste », c&#8217;est-à-dire «balourd» selon le Robert, en tout cas approximatif!</p>
<p>Toujours dans le même journal, un collaborateur appelle un groupe sculpté «une statuaire ». Or la statuaire est l&#8217;art du sculpteur, non son œuvre. Au masculin, «le statuaire» désigne l&#8217;artiste. La Vénus de Milo est donc «une statue» appartenant à «la statuaire» grecque antique. Etrange également cette expression d&#8217;un autre plumitif: «les acteurs du dossier» pour parler des «auteurs» ou des «rédacteurs» de ce document. Cet emploi nouveau du mot «acteur» tend de plus en plus à remplacer les termes simples et justes de responsable, initiateur ou simple participant. Conformisme peu honorable nivelant la valeur des mots.</p>
<p>Autres exemples de savoir en vadrouille: ce pluriel peu orthodoxe dans « en plein examen finaux », ce verbe inadéquat dans «le filet se ressert sur les EMS », alors qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de viande mais d&#8217;une métaphore qui exige le verbe «resserrer », ou encore ces énormités à la limite du comique: «la faune tant végétale qu&#8217;animale» ou, à propos des départements du Conseil fédéral, « la répartition des marocains »</p>
<p>Le même journal, décidément prodigue en à-peu-près, nous régale occasionnellement de cocasseries du genre «une voiture renversée sur le flan, un boulanger forcé de plier boutique, un directeur qui lâche les reines de son entreprises» et ce poétique « champ des sirènes» sans doute émaillé de fleurs au parfum capiteux !</p>
<p>Signalons pour le plaisir deux cas qui n&#8217;impliquent pas des journalistes.</p>
<p>Dans le courrier des lecteurs cette métaphore mal inspirée: «donner patte blanche aux assureurs» et, tirée d&#8217;une publicité graveleuse sans le vouloir, la promesse d&#8217;une croisière sur un paquebot « luxurieux» !</p>
<p>Au-delà de l&#8217;amusement que procure parfois la lecture de telles bévues, subsiste la tristesse de constater à quel niveau est tombée notre langue naguère réputée pour sa précision et son élégance.</p>
<p style="text-align: right;">J.B.</p>
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		<title>Lettres adressées à la Maison PKZ</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 12:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[06- Courrier]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre no 1 :
p.a.  Xavier Koeb,  membre du comité
Sentier de la Paillus 2
1613  MARACON 
 Société PKZ
 M. Ph. Olivier Burger  PDG
 In der Luberzen 19
 8902  URDORF

Maracon,  1er juin  2010
Concerne:   Utilisation de l&#8217;anglais en Suisse
Monsieur le Président – Directeur général,
Notre association a pour but de défendre la langue française en Suisse, notamment face à l&#8217;invasion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lettre no 1 :</em></p>
<address>p.a.  Xavier Koeb,  membre du comité</address>
<address style="padding-left: 30px;">Sentier de la Paillus 2</address>
<address style="padding-left: 30px;">1613  MARACON </address>
<address style="padding-left: 360px;"> Société PKZ</address>
<address style="padding-left: 360px;"> M. Ph. Olivier Burger  PDG</address>
<address style="padding-left: 360px;"> In der Luberzen 19</address>
<address style="padding-left: 360px;"> 8902  URDORF<br />
</address>
<p style="padding-left: 360px;">Maracon,  1<sup>er</sup> juin  2010</p>
<p>Concerne:   Utilisation de l&#8217;anglais en Suisse</p>
<p>Monsieur le Président – Directeur général,</p>
<p>Notre association a pour but de défendre la langue française en Suisse, notamment face à l&#8217;invasion de termes anglais, pour la plupart existant déjà en français.</p>
<p>En particulier dans le domaine de la vente et de la publicité, sous prétexte de s&#8217;adresser à de jeunes clients, des sociétés sans scrupules n&#8217;hésitent pas à estropier ce qui était, il y a peu encore, la langue internationale de la diplomatie.</p>
<p>Votre publicité envoyée personnellement à de nombreux clients francophones propose un rabais de 20% &laquo;&nbsp;PRESALE&nbsp;&raquo; . En français, cet adjectif &laquo;&nbsp;présalé&nbsp;&raquo; indique une viande, notamment d&#8217;agneau,  dont l&#8217;animal a brouté dans des prés situés au bord de la mer.</p>
<p>Vous en arrivez au point d&#8217;utiliser un terme français classique pour indiquer tout autre chose, à savoir: &laquo;&nbsp;avant-solde&nbsp;&raquo; pour parler juste.</p>
<p>Sur le même prospectus, on apprend que ce rabais de 20% est &laquo;&nbsp;exclusivement pour insiders&nbsp;&raquo;. Pourquoi ne pas parler de clients ?<br />
Sur votre site internet, vos magasins en Suisse, et ils sont nombreux, s&#8217;appellent &laquo;&nbsp;stores&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Je passe sur les quelques textes en français comportant de nombreuses erreurs de toutes sortes…<br />
Au vu de la grandeur de votre société, il semblerait possible de faire relire vos textes par un correcteur francophone.</p>
<p>Malheureusement les pouvoirs publics ne peuvent vous obliger à remplacer les termes anglais<br />
de vos publicités et messages par des équivalents en français.</p>
<p>En revanche, nous pouvons encore choisir chez qui nous allons acheter des vêtements.</p>
<p>Veuillez agréer, Monsieur le Président-Directeur général, mes salutations distinguées.</p>
<p style="padding-left: 390px;">
<p style="padding-left: 390px;">X.Koeb,<br />
membre du comité﻿</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><em>Lettre no 2</em></p>
<p><em> </em></p>
<address>Josiane Borioli</address>
<address>Quartier des Pugessies 33</address>
<address>CH-1400 Yverdon-les-Bains</address>
<address>Suisse &#8211; Switzerland</address>
<address>
<p style="padding-left: 330px;">Yverdon-les-Bains, le 02.06.10</p>
<address style="padding-left: 330px;">Monsieur Ph. Olivier Burger</address>
<address style="padding-left: 330px;">PDG de la Société PKZ</address>
<address style="padding-left: 330px;">In der Luberzen 19</address>
<address style="padding-left: 330px;">8902    Urdorf</address>
<address>Monsieur,</p>
<p>J’ai sous les yeux la lettre que Monsieur Xavier Koeb vous a adressée le 1<sup>er</sup> juin et viens, par mes lignes, appuyer sa démarche.</p>
<p>Bien que pratiquant la langue anglaise régulièrement, je suis choquée par l’emploi systématique de celle-ci dans un but de démarchage auprès des clients. Pensez-vous que cela fait « bien » de porter des vêtements achetés en « Presale », puis vendus à grands coups de publicité pour annoncer les « Sales », soit :  sale en français ou schmutzig en allemand ?</p>
<p><strong>Si le terme « Sales » se traduisait par schmutzig, l’emploieriez-vous pour annoncer vos soldes ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Comme beaucoup de suisse-romands, et certainement de suisse-allemands, je ne pense pas exagérer en vous faisant remarquer que nous sommes fatigués de constater le mépris de nos langues nationales par les entreprises commerciales, ainsi que par les agences de publicité.</p>
<p>J’ose espérer que vous tiendrez compte de mes remarques qui représentent un mouvement toujours plus important des consommateurs helvétiques. Plusieurs entreprises ont d’ailleurs changé de cap et emploient nos langues nationales pour leur publicité, et nous les en félicitons.</p>
<p>Dans cet espoir, je vous présente, Monsieur, mes salutations les meilleures.</p>
<p style="padding-left: 450px;">Josiane Borioli</p>
</address>
</address>
<p><em> </em></p>
<p style="padding-left: 390px;">
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		</item>
		<item>
		<title>LE FRANÇAIS N&#8217;EST PAS AU PROGRAMME</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 16:11:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[01- Video]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélia Bloch]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un extrait (sous forme de montage) de l&#8217;émission « C&#8217;est au programme » diffusée le 3 mai 2010, sur France 2, une chaîne publique de télévision qui, de par ses statuts, se doit de veiller à la défense, à l&#8217;illustration et à la promotion de la langue française. Cette vidéo met en évidence deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici un extrait (sous forme de montage) de l&#8217;émission « C&#8217;est au programme » diffusée le 3 mai 2010, sur France 2, une chaîne publique de télévision qui, de par ses statuts, se doit de veiller à la défense, à l&#8217;illustration et à la promotion de la langue française. Cette vidéo met en évidence deux journalistes de l&#8217;émission, Aurélia Bloch et Damien Thévenot, dans une joute oratoire concernant la langue française.</p>
<p>Comme vous le verrez, un zéro pointé peut être donné à Aurélia Bloch qui, à l&#8217;entendre, ne se sent nullement concernée par l&#8217;illustration, la promotion et la défense de la langue française. Bref, la qualité du français à l&#8217;antenne, ce n&#8217;est pas son problème.</p>
<p>Pourtant, c&#8217;est le problème du Service public de télévision pour qui elle travaille, et donc, par voie de conséquence, ce devrait être son problème, à elle aussi. Résultat : zéro pour Aurélia Bloch qui n&#8217;a rien à faire de la langue française (faute professionnelle, sanctions !) et félicitations à Damien Thévenot, seul, parmi les journalistes présents sur le plateau, à défendre notre langue.</p>
<p><a href="http://www.francophonie-avenir.com/video_Le_francais_n%27est_pas_au_programme.htm" target="_blank">http://www.francophonie-avenir.com/video_Le_francais_n%27est_pas_au_programme.htm</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Histoire de la grenouille</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 16:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[02- Textes fondamentaux]]></category>
		<category><![CDATA[invasion]]></category>

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		<description><![CDATA[Texte communiqué par Claude Marcet
L&#8217;histoire de la grenouille, histoire qui devrait être la base affirmée de tous nos combats, tant elle représente une &#171;&#160;réalité-vraie&#160;&#187; de l&#8217;invasion de la langue anglaise dans notre environnement sociétal.
Le principe de la grenouille dans la marmite d&#8217;eau (ou l&#8217;inconscience du changement). 
Imaginez une mannite remplie d&#8217;eau froide, dans laquelle nage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Texte communiqué par Claude Marcet</p>
<p><em>L&#8217;histoire de la grenouille, histoire qui devrait être la base affirmée de tous nos combats, tant elle représente une &laquo;&nbsp;réalité-vraie&nbsp;&raquo; de l&#8217;invasion de la langue anglaise dans notre environnement sociétal.</em></p>
<p><strong>Le principe de la grenouille dans la marmite d&#8217;eau (ou l&#8217;inconscience du changement). </strong></p>
<p>Imaginez une mannite remplie d&#8217;eau froide, dans laquelle nage tranquiUement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L&#8217;eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L&#8217;eau est chaude. C&#8217;est un peu plus que n&#8217;apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu, mais elle ne s&#8217;affole pas pour autant. L&#8217;eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l&#8217;eau va ainsi monter jusqu&#8217;au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s&#8217;être extraite de la marmite.</p>
<p>Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.</p>
<p>Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d&#8217;enseignements. Elle montre que lorsqu&#8217;un changement négatif s&#8217;effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d&#8217;opposition, pas de révolte.</p>
<p>C&#8217;est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D&#8217;année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s&#8217;effectue cependant assez lentement pour que personne &#8211; ou presque &#8211; ne s&#8217;en offusque.</p>
<p>Chaque fois qu&#8217;un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s&#8217;en rendre compte. Il semble que l&#8217;une et l&#8217;autre soient aujourd&#8217;hui chose rare.</p>
<p>Le principe de la grenouille dans la marmite d&#8217;eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l&#8217;on a pour idéal la recherche de la qualité, de l&#8217;amélioration, du perfectionnement, si l&#8217;on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.</p>
<p>Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d&#8217;eau, individuellement ou collectivement?</p>
<p>D&#8217;une part en ne cessant d&#8217;accroître sa conscience, d&#8217;autre part en conservant un souvenir intact de l&#8217;idéal et des buts que l&#8217;on s&#8217;est fixés.</p>
<p>Extraits d&#8217;un texte (<a href="http://www.olivierclerc.com" target="_blank"> http://www.olivierclerc.com</a> )</p>
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		<title>MIGROS FOODS</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:50:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[06- Courrier]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre à l’intention de la Migros
Bonjour,
J&#8217;apprécie beaucoup vos jus de fruits &#171;&#160;Anna&#8217;s best&#160;&#187;, mais mon plaisir s&#8217;est trouvé un peu diminué quand, après avoir acheté une bouteille de 75cl de jus d&#8217;Orange Sanguine, j&#8217;ai voulu lire les &#171;&#160;FOOD FACTS&#160;&#187;. Je me suis aperçu que tout était écrit en allemand. La Suisse se distingue par sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000000;">Lettre à l’intention de la Migros</span></span></p>
<p><em><span style="color: #808000;">Bonjour,<br />
J&#8217;apprécie beaucoup vos jus de fruits &laquo;&nbsp;Anna&#8217;s best&nbsp;&raquo;, mais mon plaisir s&#8217;est trouvé un peu diminué quand, après avoir acheté une bouteille de 75cl de jus d&#8217;Orange Sanguine, j&#8217;ai voulu lire les &laquo;&nbsp;FOOD FACTS&nbsp;&raquo;. Je me suis aperçu que tout était écrit en allemand. La Suisse se distingue par sa diversité linguistique autant que par le souci porté aux détails. Ces valeurs sont certainement également les vôtres. Je ne peux croire que c&#8217;est par facilité que vous utilisez l&#8217;anglais, à un seul endroit du bandeau, et je suis certain que la non traduction de ces &laquo;&nbsp;apports nutritionnels&nbsp;&raquo; est dû à une malencontreuse erreur technique. Puis-je vous suggérer de remplacer l&#8217;horrible &laquo;&nbsp;food facts&nbsp;&raquo; par un camembert coloré, symbole de ces apports, et pour économiser de la place, de rassembler les données sous forme de tableau, où peu de termes seraient à traduire ?</span></em></p>
<p><em><span style="color: #808000;"> </span></em></p>
<p><em> </em><em><span style="color: #808000;">Meilleures salutations,</span></em></p>
<p><em><span style="color: #808000;"><br />
</span></em><em><span style="color: #808000;">Benjamin Philippe<br />
1239 Collex-Bossy</span></em></p>
<p><em><span style="color: #808000;">***</span></em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Réponse de la Migros</span></p>
<p>Monsieur</p>
<p>Votre demande à l&#8217;Infoline nous a été transmise pour que nous vous répondions directement. C’est avec plaisir que nous allons essayer de vous être utiles.</p>
<p>Dans tout notre assortiment, les “Food Facts“ remplacent les anciennes indications de valeurs nutritives en 3 langues (<em>Nährwerte / valeurs nutritives /valori nutritivi</em>)<em>. </em>Si des notices en anglais peuvent sembler antipathiques sur des produits suisses, elles présentent l’avantage d’économiser de la place. Elles sont en outre généralement bien comprises, particulièrement par les jeunes générations. La tendance à utiliser des expressions anglaises courtes et percutantes a donc également cours à Migros, même si cela vous irrite et vous déçoit ; il en est en outre de même chez Coop où les valeurs nutritives sont appelées FOODPROFIL…<br />
Que les valeurs nutritives ne figurent qu’en une seule langue est une erreur. Même en cas de manque de place, nous nous efforçons toujours de les faire figurer au moins en deux langues (allemand et français). Nous avons informé le service compétent de cette erreur.</p>
<p>Nous regrettons de ne pas être en mesure de vous donner des informations plus favorables, et nous espérons que vous pourrez quand même continuer à apprécier votre jus d’orange !</p>
<p>Nous espérons vous avoir été utiles et restons à votre entière disposition pour toute question supplémentaire.</p>
<p>Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.<br />
<strong><br />
</strong>Andrea Fringeli-Bader<br />
Nutrition &amp; Santé</p>
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		<title>LA FRANCOPHONIE S&#8217;INVITE À MONTREUX: POUR QUOI FAIRE?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:40:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[10- Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Abdou Diouf]]></category>
		<category><![CDATA[Francophonie]]></category>

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		<description><![CDATA[La ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a salué l&#8217;attribution du prochain Sommet à la Suisse.
La ville vaudoise accueillera le prochain Sommet de la Francophonie, en octobre 2010. Un événement considérable, mais dont l’efficacité n’est pas garantie. Un sommet, à quoi ça sert?
Voilà, c&#8217;est fait, Montreux accueillera donc le prochain Sommet de la Francophonie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a salué l&#8217;attribution du prochain Sommet à la Suisse.</p>
<p>La ville vaudoise accueillera le prochain Sommet de la Francophonie, en octobre 2010. Un événement considérable, mais dont l’efficacité n’est pas garantie. Un sommet, à quoi ça sert?</p>
<p>Voilà, c&#8217;est fait, Montreux accueillera donc le prochain Sommet de la Francophonie, en 2010. La Suisse a le triomphe modeste. Aucune allusion, dans la bouche des officiels suisses, au vote décisif de mardi, lors de la Conférence ministérielle.</p>
<p>L&#8217;affaire des minarets a-t-elle été évoquée par des représentants de pays arabes? «Non, à aucun moment», tranche d&#8217;une voix ferme le secrétaire général de l&#8217;Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf.</p>
<p>«Nous voulons un sommet convivial et chaleureux», promet Roberto Balzaretti, secrétaire général du ministère suisse des Affaires étrangères. Quelque chose de suffisamment fort pour marquer le 40e anniversaire de l’OIF. C&#8217;est traditionnellement le pays hôte qui fixe le cap pour le sommet, les lignes directrices. «Mais il est encore trop tôt pour parler des orientations de 2010, le travail commence», note Roberto Balzaretti.</p>
<p><strong>Recentrage</strong></p>
<p>Au fait, à quoi ça sert, un sommet de la Francophonie? À choisir l&#8217;endroit du prochain sommet, disent les mauvaises langues. Faux, répond Pierre Arcand, ministre des relations internationales du Québec, qui co-présidait jusqu&#8217;à hier la Francophonie.</p>
<p>Ce dernier n&#8217;est pas peu fier du bilan du sommet de Québec en 2008. «Nous avons mis l&#8217;accent sur la promotion du français, notamment dans les organisations internationales. Ensuite, nous avons contribué à moderniser l’OIF, en introduisant notamment la culture du résultat», remarque le ministre.</p>
<p>«C&#8217;est vrai qu&#8217;avant Québec, la Francophonie avait tendance à se disperser, estime Christian Rioux, correspondant à Paris du quotidien canadien Le Devoir. Québec la recentrée sur sa vocation première: la défense de la langue française. En outre, l’administrateur de l’OIF, le Canadien Clément Duhaime, a mis un peu d&#8217;ordre dans la gestion.»</p>
<p>Un enthousiasme que ne partage pas Jean-Marie Vodoz, l’ancien rédacteur en chef du quotidien vaudois 24 Heures, observateur attentif de la Francophonie. «Politiquement, Québec fut un échec évident. On y a beaucoup parlé pour dire peu de choses. Et le séjour écourté de Nicolas Sarkozy fut très mal ressenti là-bas.»</p>
<p>Gigantesque forum</p>
<p>Un sommet, c&#8217;est une ou deux idées clés: la défense de la langue française, la diversité culturelle, le dialogue Nord-Sud, ou encore la biodiversité. Mais c&#8217;est aussi un formidable forum où se débattent les questions d&#8217;actualité.</p>
<p>«La Francophonie, c&#8217;est 10% de l’humanité et 11% de la richesse mondiale, note Pierre Arcand. Le sommet est l&#8217;un des rares endroits où se développe un véritable dialogue entre les pays du Nord et ceux du Sud. Je me rappelle qu&#8217;en 2008, c&#8217;est au Sommet de la Francophonie qu’ont été lancées certaines idées phares pour combattre la crise mondiale, des idées reprises ensuite par le G8.»</p>
<p>«Ce qui se passe en coulisses est parfois aussi important que les débats en séance plénière, note Jean-Marie Vodoz. Tout le monde se tutoie, c’est propice au règlement des conflits. Les efforts du secrétaire général Abdou Diouf pour arbitrer les contentieux, notamment africains, sont remarquables, parfois couronnés de succès, même s&#8217;il n&#8217;en parle jamais.» L&#8217;ancien président du Sénégal, âgé de 74 ans, sera probablement reconduit l’an prochain.</p>
<p><strong>Un bilan mitigé</strong></p>
<p>Culture du résultat? Si l&#8217;on devait juger la Francophonie par l’état dans le monde de la langue française, le bilan serait plutôt mitigé. «C&#8217;est vrai que la situation du français, le coeur de notre lutte, est ambigu, reconnaît Abdou Diouf. Toutes nos observations montrent que cette langue est de plus en plus enseignée, que le nombre de locuteurs augmente. Et pourtant, on assiste à l&#8217;effacement du français dans les organisations internationales. Un problème politique.»</p>
<p>Difficile d’enrayer le mouvement. Comme le souligne un observateur, même des Etats membres de la Francophonie, comme la Roumanie, utilisent l’anglais dans les instances européennes. Comment, dans ces conditions, refaire du français une langue qui compte sur le plan politique? Un défi de taille pour Montreux.</p>
<p>Autre sujet: la Francophonie, célébrée au Canada ou en Afrique, est méconnue sous nos latitudes, tantôt ignorée, tantôt méprisée. Un signe parmi d&#8217;autres: quasiment aucun journaliste français n&#8217;était présent ce mercredi à la conférence de presse (à Paris!) qui a suivi la Conférence des ministres. En France, on a parfois l&#8217;impression que la Francophonie n&#8217;est qu&#8217;une annexe institutionnelle de la «Françafrique». Un sentiment que Paris contribue parfois à… renforcer.</p>
<p>Mathieu van Berchem, Paris, swissinfo.ch</p>
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		<title>UN SOMMET DE LA FRANCOPHONIE «CONVIVIAL»… ET AMBITIEUX</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:39:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[10- Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Micheline Calmy-Rey]]></category>

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		<description><![CDATA[70 chefs d&#8217;Etat et de gouvernement, 3000 délégués et 600 journalistes sont annoncés sur la riviera lémanique cet automne.
 
Un large coin du voile a été soulevé jeudi à propos du 13e Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Montreux du 22 au 24 octobre. La ministre Micheline Calmy-Rey, accompagnée de représentants des pouvoirs publics [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>70 chefs d&#8217;Etat et de gouvernement, 3000 délégués et 600 journalistes sont annoncés sur la riviera lémanique cet automne.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Un large coin du voile a été soulevé jeudi à propos du 13e Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Montreux du 22 au 24 octobre. La ministre Micheline Calmy-Rey, accompagnée de représentants des pouvoirs publics cantonaux et locaux, ont présenté le projet à la presse.</p>
<p>70 chefs d&#8217;Etat et de gouvernement, 3000 délégués et 600 journalistes annoncés sur la riviera lémanique, l’événement sera de taille.</p>
<p>«C’est un tour de force», constate la Cheffe du Département des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, rappelant que «la Suisse a repris l’organisation de ce Sommet un peu à l’arraché». Prévu à Madagascar, les événements politiques qu’a connus l’île l’année dernière ont empêché la possibilité de sa tenue et la Suisse s’est alors portée candidate pour son organisation.</p>
<p>Insistant sur la qualité des relations entre Confédération, canton de Vaud et communes concernées – Montreux et Lausanne – la ministre s’est déclarée convaincue que le Sommet sera «magnifique».</p>
<p><strong>Tout va bien!</strong></p>
<p>Les soucis d’argent? Balayés! Le parlement avait rogné le budget de l’événement de 35 millions de francs à 30 millions. Mais la situation est semble-t-il sous contrôle grâce à des mesures d’économie et à l’appel fait à de nouvelles sources de financement, aussi bien publiques que privées.</p>
<p>La question de la sécurité? Sous contrôle! Police et armée seront évidemment lourdement de la partie. Avec quel dispositif, contre quelles menaces principales? A l’image de la ministre, le chef de l’exécutif vaudois, Pascal Broulis, restera muet, et préférera évoquer le rayonnement de l’événement, avec une Suisse qui «sortira grandie» de ce Sommet.</p>
<p>Tout le monde admet néanmoins que la complexité technique de l&#8217;événement est réelle, et que beaucoup de questions sont encore à résoudre.</p>
<p>La «convivialité» semble être un mot-clé des objectifs de ce 13e Sommet. A l’égard des délégués de la Francophonie, mais également de la population suisse. Ainsi un «Village de la Francophonie» sera-t-il installé au cœur de Montreux, et de nombreuses manifestations culturelles organisées pendant le Sommet, mais en amont également: festivals, bibliothèques, écoles, universités seront impliquées.</p>
<p><strong>Les thèmes du 13ème</strong></p>
<p>C’est la tradition: à chaque Sommet, le pays hôte propose un thème général. La Suisse a opté pour «Défis et visions d’avenir pour la Francophonie», subdivisé en trois différentes thématiques: «Gouvernance mondiale &amp; Démocratie, liberté, droits humains», «Développement durable: sécurité alimentaire et climat» et «Langue française: diversité culturelle et innovation».</p>
<p>«Nous encourageons nos hôtes à renoncer à des déclarations d’ordre général, des ‘statements’ préparés d’avance qui empêchent toute communication et tout échange réel, pour favoriser un dialogue interactif», souligne Micheline Calmy-Rey. Belle intention, mais lorsqu’on constate que le thème proposé par la Suisse touche à pratiquement toutes les préoccupations et tous les objectifs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), on a un léger souci. A force de ratisser large, a-t-on la moindre chance de parvenir à quelque chose de concret?</p>
<p>«Les thématiques ne sont pas si nombreuses que cela», répond la ministre à swissinfo.ch, en insistant sur le fait que les choix thématiques du Sommet ne sont pas dus à la seule initiative du pays hôte. Ainsi, la question de la gouvernance était-elle «très fortement souhaitée» par l’OIF. «Une organisation vit de sa visibilité et de l’influence qu’elle peut avoir, il ne s’agit pas seulement de se réunir dans un joli paysage pour faire un joli sommet! Il y a une ambition de la Francophonie qui est d’instaurer dans cet espace des Etats de droit, la démocratie, la protection des droits humains, le développement».</p>
<p>La thématique de la sécurité alimentaire n’est pas due au hasard non plus, et est à placer dans la perspective du prochain Sommet, celui de 2012, qui se tiendra à Kinshasa. «Je vais présider la Francophonie à partir du Sommet de Montreux pour deux ans, puis la Suisse sera suivie à cette fonction par la République démocratique du Congo. Pour la cohérence et la visibilité de l’OIF, il faut qu’il y ait un suivi thématique. Et le souhait de la République démocratique du Congo était ce thème de la sécurité alimentaire – c’est un des pays les plus pauvres de la planète», explique Micheline Calmy-Rey.</p>
<p>Quant à la langue française, le sujet est évidemment incontournable, à l’heure où l’importance de notre langue «diminue sur la scène internationale».</p>
<p>Bref, quoi qu’il en soit, un &#8211; très &#8211; vaste et triple programme qui sera discuté à l’occasion de trois séances plénières et aboutira à une déclaration finale, la «Déclaration de Montreux».</p>
<p><strong>La Suisse romande… et la Suisse?</strong></p>
<p>On a parfois tendance à l’oublier… ce n’est pas la Suisse romande qui fait partie de l’Organisation mondiale de la Francophonie, mais bien la Suisse, alémaniques et italophones inclus!</p>
<p>Comment Micheline Calmy-Rey compte-t-elle sensibiliser la Suisse allemande, en particulier, à cet état de fait? «Je crois que la meilleure chose, c’est que la présidente de la Confédération, cette année, est suisse alémanique, par chance», répond-elle en riant. «C’est elle qui recevra les chefs d’Etat et de gouvernement, ici à Montreux, et cela focalisera donc aussi l’attention des médias alémaniques sur cet événement».</p>
<p>Et de noter que le débat qui a eu lieu au parlement sur la tenue du Sommet à Montreux a aussi été «un bon exemple de la prise de conscience de la partie suisse alémanique du pays».</p>
<p>Et puis… d’une certaine façon, la motivation devrait logiquement venir d’elle-même: «A un moment donné, je pense que les Suisses allemands seront intéressés à montrer à tous ces pays invités que la Suisse n’est pas que francophone. C’est ce qui est important de donner comme message: nous sommes un exemple vivant de coexistence et de diversité culturelle et linguistique».</p>
<p>Bernard Léchot, Montreux, swissinfo.ch</p>
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		<title>SOMMET DE LA FRANCOPHONIE 2010 A MONTREUX</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:37:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[10- Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Montreux]]></category>
		<category><![CDATA[sommet]]></category>

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		<description><![CDATA[du 20 au 24 octobre 2010
La quinzième Semaine de la langue française et de la francophonie s&#8217;associe à la préparation du XIIIe Sommet de la Francophonie
L&#8217;Organisation internationale de la Francophonie, forte aujourd&#8217;hui de 70 Etats et gouvernements membres, associés et observateurs, présents sur les 5 continents et totalisant 870 millions d&#8217;habitants, rassemble autour d&#8217;objectifs communs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>du 20 au 24 octobre 2010</p>
<p>La quinzième Semaine de la langue française et de la francophonie s&#8217;associe à la préparation du XIIIe Sommet de la Francophonie</p>
<p>L&#8217;Organisation internationale de la Francophonie, forte aujourd&#8217;hui de 70 Etats et gouvernements membres, associés et observateurs, présents sur les 5 continents et totalisant 870 millions d&#8217;habitants, rassemble autour d&#8217;objectifs communs les pays &laquo;&nbsp;ayant le français en partage&nbsp;&raquo;. Ce partage d&#8217;une langue commune favorise l&#8217;action de l&#8217;Organisation pour la promotion de la diversité culturelle et linguistique et celle de la démocratie, de l&#8217;État de droit et des libertés. La Francophonie célèbre en 2010 le 40e anniversaire de son acte fondateur, la Convention de Niamey du 20 mars 1970, qui créa l&#8217;agence de coopération culturelle et technique, précurseur de l&#8217;Organisation internationale de la Francophonie.</p>
<p>En vue de l&#8217;accueil en cette année d&#8217;anniversaire du Sommet des chefs d&#8217;État et de gouvernement, instance suprême de l&#8217;Organisation, la Suisse se mobilise pour illustrer dans le cadre de manifestations culturelles et scientifiques son engagement en faveur des objectifs de la Francophonie.</p>
<p>Moment fort de rassemblement de tous les acteurs qui, en Suisse s&#8217;attachent à la promotion de la langue française, des cultures francophones et de l&#8217;amitié entre les pays &laquo;&nbsp;ayant le français en partage&nbsp;&raquo;, la Semaine de la langue française et de la francophonie s&#8217;associe pleinement à la campagne d&#8217;information et de mobilisation en vue du grand rendez-vous de la Francophonie à Montreux en octobre 2010.</p>
<p>C&#8217;est dans le cadre de la 15e Semaine que sera dévoilé, autour du 20 mars 2010, le programme &laquo;&nbsp;En route vers le XIIIe Sommet&nbsp;&raquo; qui rassemblera l&#8217;ensemble des événements d&#8217;environnement et des projets spéciaux liés à la tenue en Suisse du XIIIe Sommet de la Francophonie.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>A LYON, UN APPEL AU PRÉSIDENT</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:32:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[03- A l'étranger]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Tapie]]></category>
		<category><![CDATA[Toubon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 29.05.2010 Le Progrès
Les participants aux dixièmes entretiens de la francophonie demandent solennellement au Président de la République Française que la France amende la loi Toubon, afin d&#8217;affirmer définitivement la primauté du français sur l&#8217;anglais sur le territoire national.
Cet appel a été lancé hier après-midi de l&#8217;Hôtel de ville de Lyon par Michel Guillou, président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 29.05.2010 Le Progrès</em></p>
<p>Les participants aux dixièmes entretiens de la francophonie demandent solennellement au Président de la République Française que la France amende la loi Toubon, afin d&#8217;affirmer définitivement la primauté du français sur l&#8217;anglais sur le territoire national.</p>
<p>Cet appel a été lancé hier après-midi de l&#8217;Hôtel de ville de Lyon par Michel Guillou, président d&#8217;Iframond, en clôture de deux journées consacrées à la défense de la langue française. Environ 300 représentants d&#8217;institutions œuvrant pour la francophonie ont participé à ces entretiens. L&#8217;appel d&#8217;Iframond constitue une réponse du berger à la bergère. En l&#8217;occurrence, une réplique à Pierre Tapie, président de la conférence des grandes écoles. En mars, celui-ci avait demandé l&#8217;amendement de la loi Toubon (1994), mais dans le sens inverse, à savoir augmenter le volume des cours en anglais dans les universités.</p>
<p>M. F</p>
]]></content:encoded>
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		<title>ETES-VOUS UN ACTEUR PÉRENNE?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:30:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chronique de Jacques Bron]]></category>
		<category><![CDATA[acteur]]></category>

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		<description><![CDATA[De tout temps les tics de langage ont été la marque de la prétention ridicule. Molière s&#8217;est abondamment moqué des philosophes, savants, médecins et hommes de loi au discours alambiqué. « Quel galimatias est-ce là !» s&#8217;exclamaient les gens sensés de ses comédies. Il en va de même aujourd&#8217;hui dans le monde de la publicité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De tout temps les tics de langage ont été la marque de la prétention ridicule. Molière s&#8217;est abondamment moqué des philosophes, savants, médecins et hommes de loi au discours alambiqué. « Quel galimatias est-ce là !» s&#8217;exclamaient les gens sensés de ses comédies. Il en va de même aujourd&#8217;hui dans le monde de la publicité, chez les politiciens dont la fameuse langue de bois est aussi de carton-pâte, et malheureusement chez les journalistes, qui contribuent à répandre ces fausses élégances. Deux exemples parmi d&#8217;innombrables cas.</p>
<p>Le mot « acteur» est actuellement en vogue. Rompant tout rapport avec le théâtre, on lui attribue le sens de responsable, animateur, dirigeant, collaborateur, créateur, partenaire, bref de tout substantif exprimant l&#8217;idée d&#8217;agir, d&#8217; œuvrer, de promouvoir, de manipuler parfois. Dans le langage «branché », les «acteurs» de la finance ou de l&#8217;économie ne sont pas des gens qui jouent la comédie (et pourtant &#8230; ) mais des chefs, ou simplement des employés habiles. Que sont « les acteurs du commerce équitable », si ce n&#8217;est des partenaires, des promoteurs ou des participants? Quant aux «acteurs du téléphone mobile », en gros des entreprises commerciales, ils portent des noms précis correspondant à leurs diverses compétences. Est­ce que les fabricants de saucisses sont des acteurs de l&#8217;alimentation?</p>
<p>Il y a mieux. On annonce le départ d&#8217;un homme de télévision qui fut «un acteur incontournable du monde des feuilletons télévisés. » Non, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un comédien! Mais d&#8217;un chef de service, c&#8217;est-à-dire un décideur, un producteur d&#8217;émissions. Et voilà que pour accéder à la tête de la Section cinéma, de l&#8217;Office fédéral de la culture, on souhaite nommer quelqu&#8217;un« qui sache construire un consensus entre les différents acteurs. » Passons sur le malencontreux «construire un consensus ». Et précisons que les «acteurs» en question ne sont pas des vedettes de films, comme le contexte pourrait le laisser supposer. En général on les appelle des professionnels, terme englobant tous les métiers liés au monde cinématographique. Enfin, je trouve dans un grand quotidien:« Il est temps que les acteurs de notre pays prennent du recul. » Encore une fois, il ne s&#8217;agit pas de théâtre! Cette phrase sibylline concerne les responsables politiques. .. Pourquoi tant d&#8217;imprécision quand les mots justes sont disponibles ? L&#8217;entraînement moutonnier fait des ravages !</p>
<p>Je signalerai aussi la promotion de «pérenne» au rang de synonyme noble de durable, permanent, définitif, ou stable selon les cas. On entend parler d&#8217;une loi pérenne, d&#8217;un contrat pérenne, d&#8217;une digue pérenne, ou d&#8217;une baraque à frites pérenne ! C&#8217;est vouloir se hausser le col d&#8217;une manière puérile autant que prétentieuse. Bientôt nos fonctionnaires nommés à titre définitif seront « des acteurs pérennes de l&#8217;administration! »</p>
<p>J.B.</p>
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		<title>ENSEIGNEMENT: ZURICH BANNIT LE FRANÇAIS</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 12:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[10- Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>

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		<description><![CDATA[
Victor Fingal &#8211; Le Matin- le 06 avril 2010
La langue de Molière est en perte de vitesse sur les bords de la Limmat. Elle n&#8217;a plus la cote ni chez les élèves ni chez les maîtres d&#8217;école.
A Zurich, le français fiche le camp à grande vitesse. Déjà que l&#8217;enseignement de la première langue étrangère a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong><em>Victor Fingal &#8211; Le Matin- le 06 avril 2010</em></p>
<p>La langue de Molière est en perte de vitesse sur les bords de la Limmat. Elle n&#8217;a plus la cote ni chez les élèves ni chez les maîtres d&#8217;école.</p>
<p>A Zurich, le français fiche le camp à grande vitesse. Déjà que l&#8217;enseignement de la première langue étrangère a passé à l&#8217;anglais, il y a six ans, maintenant c&#8217;est tout l&#8217;apprentissage de la langue de Molière qui est en cause. Principale raison, révélée par le Tages-Anzeiger : le manque d&#8217;enseignants qualifiés, pour ne pas dire le manque d&#8217;enseignants de français, tout court.</p>
<p>Quelque 110 places sont encore à pourvoir cette année dans les écoles secondaires zurichoises. «La situation n&#8217;est pas encore alarmante, mais elle est difficile», reconnaît Barbara Grisch, vice-présidente de direction d&#8217;un arrondissement scolaire zurichois. Et pour ne rien arranger, pas d&#8217;embellie prévue ces prochaines années. «Les crises économiques précédentes ont vu bien des ex-enseignants revenir à la fonction publique, mais cette fois ce n&#8217;est pas le cas», constate Anton Manser, le directeur d&#8217;une école à Schwamendingen (ZH). La branche qui trinque le plus, c&#8217;est la langue des Welches. Pour pallier la difficulté, le français est enseigné par des maîtres peu motivés et peu qualifiés. La vraie raison? «De moins en moins d&#8217;enseignants sont attirés par l&#8217;apprentissage du français après la maturité: le fait que cette langue ne soit plus nécessaire pour enseigner dans les premières classes primaires en est l&#8217;une des causes», constate Martin Wendelspiess, directeur du Bureau des écoles publiques zurichoises.</p>
<p>Lilo Lätzsch est plus directe. «Les élèves, comme les enseignants, préfèrent l&#8217;anglais. Pour la majorité, «english is cool», dévoile ce professeur de mathématiques, présidente de la section cantonale de l&#8217;association des enseignants. Le français, a contrario, est donc jugé ringard&#8230;</p>
<p>Et la cohésion nationale dans tout ça? Lilo Lätzsch reconnaît que tout n&#8217;a pas été tenté pour faciliter le dialogue interrégional en Suisse, qui devrait passer par la connaissance de la langue de l&#8217;autre. «Il n&#8217;y a pas eu suffisamment d&#8217;échanges d&#8217;élèves, de correspondances, entre les Alémaniques et les Romands. Cela a certainement contribué à marginaliser le français.» Moralité, d&#8217;ici à quelques années, si la chute du français se poursuit, il pourrait même disparaître des bords de la Limmat.</p>
<p>Un avis qui fait hurler Claude Ruey, conseiller national (PLR/VD) et ancien président d&#8217;Helvetia Latina. «Avec ce genre d&#8217;arguments, c&#8217;est la Suisse que l&#8217;on tue. L&#8217;enseignement du français à Zurich? Cette question ne devrait même pas se poser. Si les maîtres d&#8217;école rechignent à l&#8217;enseigner, les autorités zurichoises devraient intervenir.»</p>
<p>Le manque de volonté de la part des Zurichois laisse aussi perplexe Elisabeth Baume-Schneider, ministre de l&#8217;Education du Jura (PS). «C&#8217;est inquiétant. Cela ne va pas renforcer le lien confédéral. Les cantons romands ont opté pour l&#8217;allemand comme première langue étrangère et tous les cantons alémaniques qui ont une frontière avec la Suisse romande, aussi», rappelle la conseillère d&#8217;Etat, aussi présidente de la Conférence intercantonale de l&#8217;instruction publique de la Suisse romande et du Tessin. «Le français est une langue riche et vivante, une langue de culture et qui sait évoluer. C&#8217;est aussi une langue internationale, comme le prouve le prochain Sommet de la francophonie qui va se tenir à Montreux. Dommage que Zurich ne l&#8217;ait pas compris.»</p>
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		<title>LA LÉGION ÉTRANGÈRE DÉFEND LA LANGUE FRANÇAISE</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 12:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[03- A l'étranger]]></category>
		<category><![CDATA[snobisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Libération17/03/2010
Heureuse découverte à la lecture toujours plaisante de Képi blanc, le mensuel de la Légion étrangère : on ose s&#8217;y extraire du snobisme qui veut les choses se disent mieux en anglais qu&#8217;en français. Aux pages 14-15, il est question du déploiement en opérations des unités de la Légion &#8211; on y apprend ainsi qu&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Libération17/03/2010</em></p>
<p>Heureuse découverte à la lecture toujours plaisante de Képi blanc, le mensuel de la Légion étrangère : on ose s&#8217;y extraire du snobisme qui veut les choses se disent mieux en anglais qu&#8217;en français. Aux pages 14-15, il est question du déploiement en opérations des unités de la Légion &#8211; on y apprend ainsi qu&#8217;en Afghanistan, le 2ème Régiment étranger d’infanterie arme une ELMO. Vous avez bien lu, et d&#8217;ailleurs l&#8217;acronyme est expliqué : une <strong>é</strong>quipe de <strong>l</strong>iaison et de <strong>m</strong>entorat* <strong>o</strong>pérationnel. Une OMLT (Operational Mentoring and Liaison Team), en quelque sorte&#8230;</p>
<p>ELMO est un acronyme utilisé par les Canadiens francophones, bien peu soutenus de ce côté-ci de l&#8217;Atlantique dans leur combat pour la défense de notre langue commune. Ils apprécieront, et nous aussi, le renfort de la Légion étrangère.</p>
<p>Comme l&#8217;écrit très justement Claude Duneton, dans sa dernière chronique du Figaro littéraire, à propos de l&#8217;apprentissage du français, &laquo;&nbsp;au moment où l&#8217;armée française a adopté l&#8217;anglais comme langue de combat -me dit-on- il est rassurant pour nous qui sommes engagés dans la Défense de la Langue Française (DLF) de savoir que nous pouvons toujours compter sur la Légion, en renfort.&nbsp;&raquo;</p>
<p>*Terme recommandé en France à la place de l&#8217;anglicisme <em>coaching</em></p>
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		<title>Francomot</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 12:28:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[03- A l'étranger]]></category>
		<category><![CDATA[termes]]></category>

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		<description><![CDATA[Quid du choix à retenir dans nos traductions quotidiennes?
Alain Joyandet, secrétaire d’État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, a lancé le concours Francomot au mois de février. En demandant &#171;&#160;aux jeunes&#160;&#187; (sic) quelle traduction française pouvait être trouvée pour différents termes issus de l&#8217;anglais. Ce, dans une optique de &#171;&#160;défense de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quid du choix à retenir dans nos traductions quotidiennes?</strong></p>
<p>Alain Joyandet, secrétaire d’État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, a lancé le concours <em>Francomot</em> au mois de février. En demandant &laquo;&nbsp;aux jeunes&nbsp;&raquo; (sic) quelle traduction française pouvait être trouvée pour différents termes issus de l&#8217;anglais. Ce, dans une optique de &laquo;&nbsp;défense de la langue française&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong><em>Doit-on retenir ces mots dans nos traductions ? Qu&#8217;en pensez-vous ?</em></strong></p>
<p>Les résultats sont tombés ce jour :</p>
<p>Pour Buzz…il a été retenu Ramdam</p>
<p>Pour Tuning…Bolidage</p>
<p>Pour Chat…éblabla  ou Tchatche</p>
<p>Pour Newsletter …Infolettre</p>
<p>Pour Talk …Débat</p>
<p style="text-align: left;">Source: <a href="http://www.tradonline.fr/blog/2010/03/francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes" target="_blank">http://www.tradonline.fr/blog/2010/03/francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes</a></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Francomot </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>Quid du choix à retenir dans nos traductions quotidiennes?</strong></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Alain Joyandet, secrétaire d’État français chargé de la Coopération et de la Francophonie, a lancé le concours <em>Francomot</em> au mois de février. En demandant &laquo;&nbsp;aux jeunes&nbsp;&raquo; (sic) quelle traduction française pouvait être trouvée pour différents termes issus de l&#8217;anglais. Ce, dans une optique de &laquo;&nbsp;défense de la langue française&nbsp;&raquo;.</p>
<p class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><strong><em>Doit-on retenir ces mots dans nos traductions ? Qu&#8217;en pensez-vous ?</em></strong></p>
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<p class="MsoNormal">Les résultats sont tombés ce jour :</p>
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<p class="MsoNormal">Pour Buzz…il a été retenu Ramdam</p>
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<p class="MsoNormal">Pour Tuning…Bolidage</p>
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<p class="MsoNormal">Pour Chat…éblabla<span> </span>ou Tchatche</p>
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<p class="MsoNormal">Pour Newsletter …Infolettre</p>
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<p class="MsoNormal">Pour Talk …Débat</p>
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<p class="MsoNormal">Source: http://www.tradonline.fr/blog/2010/03/francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes/?utm_source=rss&amp;utm_medium=rss&amp;utm_campaign=francomot-les-resultats-ramdam-bolidage-quid-du-choix-a-retenir-dans-nos-traductions-quotidiennes</p>
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		<title>PROMOTION DU « TOUT-A-L’ANGLAIS »</title>
		<link>http://defensedufrancais.ch/association/?p=705</link>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 12:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[04- Anglomanie]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Web des Cheminots 07/03/2010
L’anglais envahit notre univers tant culturel, diplomatique qu’économique au détriment de la langue de Molière. Mais l’Allemagne est aussi concernée. Dans deux Länder du pays de Goethe, les procédures judiciaires pourront se faire &#8230; en anglais ! Une réforme folle dénoncée par Marc Favre d’Échallens, de Défense de la langue française.
Nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Web des Cheminots 07/03/2010</em></p>
<p>L’anglais envahit notre univers tant culturel, diplomatique qu’économique au détriment de la langue de Molière. Mais l’Allemagne est aussi concernée. Dans deux Länder du pays de Goethe, les procédures judiciaires pourront se faire &#8230; en anglais ! Une réforme folle dénoncée par Marc Favre d’Échallens, de Défense de la langue française.</p>
<p>Nous connaissons en France la déferlante linguistique anglo-américaine dans notre vie quotidienne avec les Carrefour Market ou Simply Market, et autres Happy Bonus, mais aussi avec le basculement à l’anglais de pacotille de Citroën qui vient d’adopter une communication largement en anglais.</p>
<p>N’oublions pas également les rodomontades du président Sarkozy de faire de la France une nation bilingue, comme son ministre de l’Éducation nationale l’avait annoncé dès 2007(1). En octobre 2009 le Président persévère et déclare, d’ailleurs, que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés en langues étrangères.</p>
<p>Il faut traduire les terminologies linguistiquement correctes de « bilingue » ou « langues étrangères » par « anglais », ainsi l’anglais est aussi devenu une langue de bois ! L’exclusion linguistique est aussi une désintégration sociale et « entrepreuneuriale » ; le plus anglophone n’est pas le plus performant. Même, Mme Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) pointe (2) l’abus d’anglais dans l’entreprise qui nuit à sa bonne marche.</p>
<p><strong>De l’anglais dans les tribunaux allemands</strong></p>
<p>Mais ce projet de destruction linguistique touche d’autres pays en Europe. En effet, la destruction programmée des langues d’Europe vient de franchir une étape supplémentaire, cette fois, en Allemagne.</p>
<p>Les ministres régionaux de la justice des Länder de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et d’Hambourg demandent une modification du code de procédure allemand pour que la langue anglaise puisse être utilisée dans les procédures judiciaires en Allemagne afin que les affaires économiques menées en anglais en Allemagne puissent, en cas de litige, continuées à l’être dans cette langue devant les juridictions commerciales et civiles.</p>
<p>A ce projet sont associés des avocats d’affaires et des juges. Les cabinets d’avocats d’affaires anglo-saxons déjà présents en Allemagne (comme en France) sont, bien évidemment, favorables à ce projet du tout en anglais.</p>
<p>L’anglais étant décrété par nos zélateurs anglolâtres comme la langue du commerce internationale, tout le processus économique doit pouvoir, selon eux, se dérouler en anglais. Oser parler en Allemagne d’entrave linguistique pour le simple fait de devoir parler allemand dans les cours de justice est grotesque. Ils sont fous, ces Allemands, de vouloir parler allemand en Allemagne !</p>
<p>L’Allemagne est le pays qui a un excédent commercial colossal et qui vend ses produits au monde entier. Si l’Allemagne vend ses productions, c’est en considération de leur seule qualité, de leur seule renommée et de la vigueur du commerce allemand.</p>
<p>On voit ici que toutes les assertions sont bonnes pour imposer l’anglo-américain comme langue mondiale au seul bénéfice du monde anglo-saxon. Car utiliser l’anglais dans l’ensemble du processus économique constitue une avantage financier considérable à l’heure où la Grande-Bretagne, par exemple, a décidé de renoncer à rendre obligatoire l’apprentissage des langues étrangères.</p>
<p>Les peuples européens doivent s’unir contre cette colonisation linguistique, ce bilinguisme forcé et inégalitaire, qui s’accompagne toujours de reniements et d’un déclassement social et culturel.</p>
<p>Une langue qui ne sait plus exprimer le monde moderne, l’intelligence, la science, l’avant-garde, l’avenir en somme, est une langue qui disparaît.</p>
<p>N’en déplaise aux promoteurs du « tout-à-l’anglais », la langue n’est pas un vecteur neutre de communication mais l’expression de visions propres du monde.</p>
<p>La diversité linguistique, c’est la véritable ouverture au monde et aux autres. C’est écouter l’âme d’un peuple que de lui permettre d’exprimer son destin dans sa langue.</p>
<p>Marc Favre d’Échallens est administrateur de Défense de la langue française et secrétaire de l’Académie de la Carpette anglaise.</p>
<p style="text-align: left;">Source: <a href="http://www.cheminots.net/forum/index.php?s=030c7d9bdf447f0ea793a6f5785c8d71&amp;showtopic=23342&amp;st=0&amp;p=298739&amp;#entry298739" target="_blank">http://www.cheminots.net/forum/index.php?s=030c7d9bdf447f0ea793a6f5785c8d71&amp;showtopic=23342&amp;st=0&amp;p=298739&amp;#entry298739</a></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><strong>PROMOTION DU « TOUT-A-L’ANGLAIS » </strong></p>
<p class="MsoNormal"><em>Le Web des Cheminots 07/03/2010</em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’anglais envahit notre univers tant culturel, diplomatique qu’économique au détriment de la langue de Molière. Mais l’Allemagne est aussi concernée. Dans deux Länder du pays de Goethe, les procédures judiciaires pourront se faire &#8230; en anglais ! Une réforme folle dénoncée par Marc Favre d’Échallens, de Défense de la langue française.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Nous connaissons en France la déferlante linguistique anglo-américaine dans notre vie quotidienne avec les Carrefour Market ou Simply Market, et autres Happy Bonus, mais aussi avec le basculement à l’anglais de pacotille de Citroën qui vient d’adopter une communication largement en anglais.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">N’oublions pas également les rodomontades du président Sarkozy de faire de la France une nation bilingue, comme son ministre de l’Éducation nationale l’avait annoncé dès 2007(1). En octobre 2009 le Président persévère et déclare, d’ailleurs, que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés en langues étrangères.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Il faut traduire les terminologies linguistiquement correctes de « bilingue » ou « langues étrangères » par « anglais », ainsi l’anglais est aussi devenu une langue de bois ! L’exclusion linguistique est aussi une désintégration sociale et « entrepreuneuriale » ; le plus anglophone n’est pas le plus performant. Même, Mme Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) pointe (2) l’abus d’anglais dans l’entreprise qui nuit à sa bonne marche.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>De l’anglais dans les tribunaux allemands</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Mais ce projet de destruction linguistique touche d’autres pays en Europe. En effet, la destruction programmée des langues d’Europe vient de franchir une étape supplémentaire, cette fois, en Allemagne.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les ministres régionaux de la justice des Länder de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et d’Hambourg demandent une modification du code de procédure allemand pour que la langue anglaise puisse être utilisée dans les procédures judiciaires en Allemagne afin que les affaires économiques menées en anglais en Allemagne puissent, en cas de litige, continuées à l’être dans cette langue devant les juridictions commerciales et civiles.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">A ce projet sont associés des avocats d’affaires et des juges. Les cabinets d’avocats d’affaires anglo-saxons déjà présents en Allemagne (comme en France) sont, bien évidemment, favorables à ce projet du tout en anglais.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’anglais étant décrété par nos zélateurs anglolâtres comme la langue du commerce internationale, tout le processus économique doit pouvoir, selon eux, se dérouler en anglais. Oser parler en Allemagne d’entrave linguistique pour le simple fait de devoir parler allemand dans les cours de justice est grotesque. Ils sont fous, ces Allemands, de vouloir parler allemand en Allemagne !</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">L’Allemagne est le pays qui a un excédent commercial colossal et qui vend ses produits au monde entier. Si l’Allemagne vend ses productions, c’est en considération de leur seule qualité, de leur seule renommée et de la vigueur du commerce allemand.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">On voit ici que toutes les assertions sont bonnes pour imposer l’anglo-américain comme langue mondiale au seul bénéfice du monde anglo-saxon. Car utiliser l’anglais dans l’ensemble du processus économique constitue une avantage financier considérable à l’heure où la Grande-Bretagne, par exemple, a décidé de renoncer à rendre obligatoire l’apprentissage des langues étrangères.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Les peuples européens doivent s’unir contre cette colonisation linguistique, ce bilinguisme forcé et inégalitaire, qui s’accompagne toujours de reniements et d’un déclassement social et culturel.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Une langue qui ne sait plus exprimer le monde moderne, l’intelligence, la science, l’avant-garde, l’avenir en somme, est une langue qui disparaît.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">N’en déplaise aux promoteurs du « tout-à-l’anglais », la langue n’est pas un vecteur neutre de communication mais l’expression de visions propres du monde.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">La diversité linguistique, c’est la véritable ouverture au monde et aux autres. C’est écouter l’âme d’un peuple que de lui permettre d’exprimer son destin dans sa langue.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Marc Favre d’Échallens est administrateur de Défense de la langue française et secrétaire de l’Académie de la Carpette anglaise.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Source: http://www.cheminots.net/forum/index.php?s=030c7d9bdf447f0ea793a6f5785c8d71&amp;showtopic=23342&amp;st=0&amp;p=298739&amp;#entry298739</p>
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