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	<title>L&#039;Association Défense du français</title>
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		<title>Résistants</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 13:46:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[FREQUENCE LANGAGE]]></category>

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		<description><![CDATA[
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2012/05/resistants-1.jpg" title="Les résistants de la langue française" rel="lightbox[1417]"><img class="aligncenter size-full wp-image-1425" style="border: 1px solid black;" title="Les résistants de la langue française" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2012/05/resistants-1.jpg" alt="" width="513" height="720" /></a></p>
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		<title>NESTLE, ENTREPRISE FRANCOPHILE</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 23:08:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[08- Des fleurs et des orties]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;
L’assemblée générale de la multinationale s’est tenue, comme chaque année, au Palais de Beaulieu en présence de plusieurs milliers de personnes venues de toute la Suisse et de l’étranger.
Une fois de plus, tous les exposés et les débats  étaient en français. Même une américaine patronne du secteur des céréales a pris la peine de s’exprimer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>L’assemblée générale de la multinationale s’est tenue, comme chaque année, au Palais de Beaulieu en présence de plusieurs milliers de personnes venues de toute la Suisse et de l’étranger.</p>
<p>Une fois de plus, tous les exposés et les débats  étaient en français. Même une américaine patronne du secteur des céréales a pris la peine de s’exprimer dans notre langue.</p>
<p>La traduction simultanée était assurée en anglais et en allemand.</p>
<p>Nestlé reste attaché au franc suisse. Espérons que l’entreprise conservera une culture francophone, même si un grand nombre de ses dirigeants ne sont pas langue maternelle française.</p>
<p>Cela mérite bien un coup de chapeau et des fleurs.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Anglais, langue la plus difficile</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 23:05:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[FREQUENCE LANGAGE]]></category>

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		<description><![CDATA[LINGUISTIQUE. La majorité des petits Européens apprend à lire des mots simples en un an. Les Britanniques mettent deux à trois ans pour arriver au même résultat. La langue mondiale serait-elle particulièrement mal choisie ? 

AU TEST DE LECTURE, L&#8217;ANGLAIS REMPORTE LA PALME DE LA LANGUE LA PLUS DIFFICILE
Les linguistes n&#8217;aiment pas parler de langues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>LINGUISTIQUE. La majorité des petits Européens apprend à lire des mots simples en un an. Les Britanniques mettent deux à trois ans pour arriver au même résultat. La langue mondiale serait-elle particulièrement mal choisie ?<strong> </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>AU TEST DE LECTURE, L&#8217;ANGLAIS REMPORTE LA PALME DE LA LANGUE LA PLUS DIFFICILE</strong></p>
<p>Les linguistes n&#8217;aiment pas parler de langues «faciles» ou «difficiles» : ils craignent les hiérarchisations. Pourtant, tout n&#8217;est pas relatif en matière d&#8217;idiomes. Et l&#8217;anglais est au centre d&#8217;un paradoxe : le cliché de «langue facile» lui colle à la peau. Or, dans le domaine de l&#8217;apprentissage de la lecture en tout cas, cette réputation est franchement à côté de la plaque.</p>
<p>Un professeur en psychologie cognitive, Philip Seymour de l&#8217;Université de Dundee en Ecosse, vient d&#8217;en apporter la preuve dans la plus vaste étude comparative menée jusqu&#8217;ici. Il a observé, dans 15 pays, des écoliers faisant leurs premiers pas en lecture. La plupart d&#8217;entre eux arrivent au bout d&#8217;un an à déchiffrer des mots simples. Les écoliers anglophones, eux, mettent deux à trois ans pour parvenir aux mêmes performances. Et la précocité de l&#8217;enseignement en Grande-Bretagne (5 ans) n&#8217;y est probablement pour rien, note Philip Seymour: les enfants Danois, qui abordent l&#8217;écrit à 7 ans, sont aussi dans le peloton de queue.. Avec eux, on trouve les Portugais et les Français. Mais le record de lenteur revient bel et bien aux anglophones.</p>
<p>Pourquoi ? C&#8217;est la nature même de l&#8217;anglais qui est en cause, pense Philip Seymour. Depuis quelques années, dans le cadre du même programme de recherche européen qui a permis l&#8217;étude écossaise, les linguistes ont identifié deux caractéristiques qui rendent les langues plus ou moins accessibles. La structure syllabique d&#8217;abord. Elle peut être toute simple, comme dans la syllabe ouverte de type «ba» familière aux langues romanes et aux bébés. Ou nettement plus complexe, comme dans la syllabe fermée aux deux bouts par un groupe de consonnes («sprint»). Seconde caractéristique: la simplicité ou l&#8217;«opacité» («depth») de l&#8217;orthographe. Les systèmes les plus simples offrent une correspondance constante et prévisible entre un son et une représentation graphique.</p>
<p>Dans les systèmes «opaques», cette correspondance est changeante et imprévisible. Or, de toutes les langues européennes, l&#8217;anglais est le champion des syllabes complexes et de l&#8217;orthographe opaque.<br />
 Au palmarès de la difficulté, les autres langues germaniques sont d&#8217;ailleurs aussi bien classées, tandis que les langues romanes se placent plutôt du côté de la simplicité. Mais la palme de la transparence revient au finnois, langue hors famille indo-européenne.</p>
<p>Comme quoi, il ne faut pas confondre exotisme et complication. Si l&#8217;anglais est particulièrement difficile d&#8217;accès pour les natifs, ne l&#8217;est-il pas aussi pour les autres? Philip Seymour n&#8217;entre pas en matière : ce n&#8217;était pas l&#8217;objet de son étude, dit-il. Un de ses confrères, le linguiste Mark Pagel de l&#8217;Université de Reading, n&#8217;hésite pas, quant à lui, à relever, dans le magazine New scientist de cette semaine, l&#8217;«ironie» qu&#8217;il y a à constater que «la lingua franca internationale est aussi la langue la plus difficile à apprendre». Et il rappelle que l&#8217;anglais ne s&#8217;est pas imposé grâce à une supposée «supériorité naturelle», mais par «accident historique». Selon le mot d&#8217;un autre linguiste, David Crystal *, la langue de la révolution industrielle s&#8217;est trouvée à plusieurs reprises «à la bonne place au bon moment».</p>
<p>Si donc le hasard a voulu que l&#8217;anglais devienne la langue globale, ce hasard aurait-il particulièrement mal fait les choses ? La question se pose dans un tout autre domaine que l&#8217;éducation, celui de la sécurité aérienne : on estime que 11% des accidents d&#8217;avion sont dus à une mauvaise communication linguistique. ** Les mêmes problèmes se produiraient avec n&#8217;importe quelle autre langue internationale, note David Crystal. Pas du tout, réplique Kent Jones, un ingénieur civil à la retraite habitant Chicago, et qui a fait de la «dangerosité» de l&#8217;anglais son cheval de bataille. Peu de langues comportent autant d&#8217;ambiguïtés, argue-t-il. Il est vrai que, pour des millions d&#8217;anglophones de fortune, une prononciation acceptable relève du rêve inaccessible. À propos, maîtrisez-vous les nuances entre «bate», «bet», «bit» et «beat» ?</p>
<p>Les spécialistes sont en tout cas d&#8217;accord sur un point: l&#8217;anglais est une «fausse langue facile» qui trompe son monde grâce à une grammaire avenante. Le plus amusant est encore de constater que certains continuent de célébrer cette prétendue simplicité dans un jargon incompréhensible qu&#8217;ils croient être de l&#8217;anglais.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>* English as a global language, Cambridge University Press, 1997<br />
 ** Fatal words : Communication clashes and Aircraft crashes de Steven Cushing, University of Chicago Press, 1994.<br />
 Anna Lietti<br />
 Source : LE TEMPS, journal du vendredi 14 septembre 2001</p>
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		<title>FOIN DE « GENEVA PALEXPO »</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 18:29:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[11- Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Palexpo]]></category>

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		<description><![CDATA[L’inscription “Geneva Palexpo” apposée sur le bâtiment surplombant l’autoroute heurtait le regard? Dès cet automne une nouvelle dénomination sans indication de lieu figure sur les façades. Seul le mot  “PALEXPO” s’offre à la vue du passant et de l’automobiliste.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’inscription “Geneva Palexpo” apposée sur le bâtiment surplombant l’autoroute heurtait le regard? Dès cet automne une nouvelle dénomination sans indication de lieu figure sur les façades. Seul le mot  “PALEXPO” s’offre à la vue du passant et de l’automobiliste.</p>
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		<title>A déguster avec délectation !</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 18:25:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[05- Anglomanie]]></category>
		<category><![CDATA[event]]></category>
		<category><![CDATA[swiss ecom]]></category>

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		<description><![CDATA[SWISS ECOM CONFERENCE ET SALON TOPSOFT

 
Présentation
La Swiss eCom Conference (précédemment nommée eCom Lausanne) est un événement majeur à destination des décideurs et chefs d&#8217;entreprises, e-commerçants, porteurs de projets, webmasters, responsables marketing, IT, logistique&#8230; Il se veut complémentaire au salon eCom de Genève qui s&#8217;est déroulé le 24 mai dernier et qui sur une journée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: medium;"><strong>SWISS ECOM CONFERENCE ET SALON TOPSOFT</strong></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Présentation</strong></p>
<p>La Swiss eCom Conference (précédemment nommée eCom Lausanne) est un événement majeur à destination des décideurs et chefs d&#8217;entreprises, e-commerçants, porteurs de projets, webmasters, responsables marketing, IT, logistique&#8230; Il se veut complémentaire au salon eCom de Genève qui s&#8217;est déroulé le 24 mai dernier et qui sur une journée a attiré plus de 1&#8242;100 visiteurs.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Le Concept :</strong></p>
<p>Réunir les principaux experts Romands du eBusiness qui présenteront les dernières tendances du marché au travers d&#8217;une vingtaine de conférences réparties sur 3 salles. Interactivité et networking seront également au centre de cette édition lausannoise avec la mise en place de l’espace des eCom business corners (zone de networking et d’échanges avec les professionnels romands). Interactivité et networking seront également au centre de cette édition lausannoise avec la mise en place de l’espace des eCom business corners (zone de networking et d’échanges avec les professionnels romands).</p>
<p>Interactivité et networking seront également au centre de cette édition lausannoise avec la mise en place de l’espace des eCom business corners (zone de networking et d’échanges avec les professionnels romands) où les visiteurs pourront venir à la rencontre de spécialistes et échanger tout au long de la journée.</p>
<p>Pour optimiser cette journée, nous mettons à disposition des visiteurs un système de prise de rendez-vous ligne de puis notre site Internet qui permettra des rencontres planifiée en &#8220;tête à tête&#8221; avec les différents intervenants.</p>
<p>Conjointement à la Swiss eCom Conference se tiendra le salon topsoft. Sur la même halle, les visiteurs pourront également rencontrer les spécialistes leaders en Suisse sur les logiciels d&#8217;entreprise &#8211; Business Software (ERP, CRM, BI , Supply Chain, GED &#8230;).</p>
<p>Venir à Lausanne, c&#8217;est participer sur la journée à  deux événements gratuit : Une opportunité unique de découvrir et d&#8217;échanger autour des enjeux suisses du eBusiness et des logiciels et solutions d&#8217;entreprise !</p>
<p>Les deux manifestations se dérouleront le Jeudi 1er Décembre au MCH Beaulieu Lausanne, de 9h à 18h30. L&#8217;entrée est commune et gratuite avec une pré-inscription en ligne (Les inscriptions seront ouvertes à partir du 15 Octobre).</p>
<p><em>Swiss_eCom L&#8217;appli iPhone de la Swiss eCom Conference de Lausanne est disponible ! | t.co/4LahJmKT | Thanks @Hortis for great and fast job ! about 1 hour ago · reply · retweet · favorite Join the conversation</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<p><strong>Les visiteurs</strong></p>
<p>* Décideurs de PME et grands comptes</p>
<p>* Porteurs de projets, créateurs d’entreprises</p>
<p>* Pures players, start-up</p>
<p>* Responsables de sites E-commerce, web-manager, e-marketing manager</p>
<p>* Responsables Marketing et Communication</p>
<p>* Responsables IT</p>
<p>* Responsables Logistique</p>
<p>Cet event réunira les principaux acteurs romands spécialisés en ebusiness.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>QUAND NOTRE BELLE LANGUE EVOLUE !</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 18:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[09- Gazette ou la langue s'amuse]]></category>
		<category><![CDATA[évolution de la langue]]></category>
		<category><![CDATA[ne dites plus...]]></category>

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		<description><![CDATA[Objet : Petite remise à niveau en français
Nous savions déjà qu&#8217;il n&#8217;y a plus de sourds, mais des mal-entendants , plus d&#8217;aveugles, mais des non-voyants. Il n’es plus non plus d&#8217;analphabètes, mais des illettrés (parce que dans analphabètes, il y a &#8220;bêtes&#8221; !).
- Sait-on qu’il n’y a plus de morts, mais des &#8220;non-vivants&#8221;. Quand on retrouve un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Objet : Petite remise à niveau en français</strong></p>
<p>Nous savions déjà qu&#8217;il n&#8217;y a plus de sourds, mais des mal-entendants , plus d&#8217;aveugles, mais des non-voyants. Il n’es plus non plus d&#8217;analphabètes, mais des illettrés (parce que dans analphabètes, il y a &#8220;bêtes&#8221; !).</p>
<p>- Sait-on qu’il n’y a plus de morts, mais des &#8220;non-vivants&#8221;. Quand on retrouve un corps, les journalistes se croient obligés d&#8217;ajouter &#8220;sans vie&#8221;&#8230; Il semble que si la personne est en vie, c&#8217;est une personne que l&#8217;on retrouve et non un corps…</p>
<p>- Ne dites plus un écolier pour un enfant du primaire, dites &#8220;un étudiant&#8221;. Ne dites plus un lycéen ou un élève pour un enfant du secondaire, dites de même &#8220;un étudiant&#8221; . À ce train, pour un étudiant de 1ère année universitaire, dira-t-on bientôt &#8220;un futur Prix Nobel ». Pour une petite fille de 8 ans, d’aucuns conseillent de dire &#8220;la jeune-femme&#8221;. Comment l’appellera-t-on, lorsqu’elle sera pubère ?</p>
<p>- Ne dites plus clandestin, mais candidat à l&#8217;immigration <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/02/27/01011-20080227FILWWW00450-italie-immigres-interceptes.php">(Le Figaro)</a></p>
<p>- Ne dites plus clandestin, immigré illégal, ni même sans-papiers, mais privés de papiers</p>
<p>- Ne dites plus discrimination positive, mais encadrement différencié</p>
<p>- Ne dites plus ni crimes, agressions, violences, mais plutôt actes de délinquance ou incivilités ou simplement inconduites.</p>
<p>- Ne dites plus émeutes ou guerre des gangs, mais incidents.</p>
<p>- Ne dites plus Bandes, mais identités de quartier.</p>
<p>- Ne dites plus enfants d&#8217;immigrés, mais enfants issus de familles d&#8217;éducation éloignée.</p>
<p>- Ne dites plus attraper les voleurs, mais lutter contre les délits d&#8217;appropriation.</p>
<p>- Ne dites plus des vauriens font des graffitis mais des graffeurs habillent la ville de couleur.</p>
<p>- Ne dites plus un voyou notoire, mais un individu défavorablement connu de la justice.</p>
<p>- Ne dites plus fusillade, mais bagarre par balles &#8230;</p>
<p>(A suivre !)</p>
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		<title>FANFRELUCHES LANGAGIÈRES</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 18:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[CHRONIQUES de JACQUES BRON]]></category>
		<category><![CDATA[fanfreluches]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre langue est victime de maltraitance. Publicité, médias et  particuliers accumulent barbarismes, fautes grammaticales, emplois  erronés, anglicismes. Mais trop de prétention, de fausses élégances, de  surcharges inutiles contribuent aussi à la dégradation. Ces préciosités de  bazar sont des oripeaux qui masquent un appauvrissement du vocabulaire;  les termes précis, vifs, honnêtes, disparaissent au profit d&#8217;un espéranto [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre langue est victime de maltraitance. Publicité, médias et  particuliers accumulent barbarismes, fautes grammaticales, emplois  erronés, anglicismes. Mais trop de prétention, de fausses élégances, de  surcharges inutiles contribuent aussi à la dégradation. Ces préciosités de  bazar sont des oripeaux qui masquent un appauvrissement du vocabulaire;  les termes précis, vifs, honnêtes, disparaissent au profit d&#8217;un espéranto  clinquant au conformisme gluant.</p>
<p>Récemment, mon journal rendait compte d&#8217;une descente de police  dans une maison abritant des requérants d&#8217;asile. Il nous signale qu&#8217; «une  ambulance se trouvait sur le <em>site.» Sur les lieux </em>s&#8217;imposait, mais l&#8217;habitude en  est prise: tout endroit, zone, secteur, bâtiment où il se passe quelque chose  est désormais un <em>site. </em>Que seront dès lors Delphes et le Mont Saint- Michel? Gardons le mot <em>site </em>pour les paysages dignes d&#8217;admiration.  Travaillez-vous dans un home pour handicapés ? Que nenni! Vous êtes  <em>actif en milieu pour personnes en situation de handicap. </em>Naturellement, plus  d&#8217;école, de prison, d&#8217;hôpital, de campagne ni de ville ! On ne vous parle  que de <em>milieu scolaire, milieu carcéral, hospitalier, rural </em>ou <em>urbain. </em>Les quartiers où  autrefois logeaient dans des conditions difficiles des gens aux ressources  plus que modestes sont définis maintenant comme des <em>milieux défavorisés. </em> C&#8217;est-à-dire désavantagés, pas vraiment gâtés. Ce genre d&#8217;euphémisme fait  injure aux populations obligées de vivre dans des conditions inacceptables.</p>
<p>Cette langue emphatique et lénifiante n&#8217;a pas la carrure du français en  bonne santé. Il y a des mots pas très jolis peut-être, commençant pas la  lettre p<em>, </em>que le peuple emploie pour désigner les prostituées. Mais il est de  bon ton d&#8217;en faire de simples <em>travailleuses du sexe, </em>comme d&#8217;autres sont des  travailleuses du cuir, de la vente ou même (oui, je le dis) &#8230; du chapeau!</p>
<p>Passons au commerce, justement. Magasins, boutiques, débits,  comptoirs, bazars, autant de lieux où les chalands trouvaient naguère  marchandises et services. Les enseignes affichaient <em>boucherie, mercerie, primeurs, chez Arlette, </em>ou <em>Nouveautés. </em>Aujourd&#8217;hui, on n&#8217;a plus que des <em>Espaces </em> flanqués d&#8217;une apposition qui doit en préciser la destination. Le long de  nos mes se succèdent Ge n&#8217;invente rien) <em>Espace Santé, Espace Saveurs, Espace </em> <em>Bébé, Espace culturel, Espace Couleur </em>(qu&#8217;est-ce donc?). Les façades sont  trouées d&#8217;espaces! Quant aux cabinets, offices, bureaux, clubs et  associations, ils préfèrent se poser en <em>Centres, </em>même s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une pièce  située au dernier étage d&#8217;un immeuble. Bientôt, votre voyante dirigera un  <em>Centre d&#8217;arts divinatoires, </em>le tapissier du coin siégera dans un <em>Centre du meuble </em>et  la pédicure ouvrira son <em>Centre ortho-podologique </em>! On parie ?</p>
<p style="text-align: right;"><em>Jacques Bron </em></p>
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		<title>UN FRANÇAIS BAS DE GAMME</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 12:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[CHRONIQUES de JACQUES BRON]]></category>
		<category><![CDATA[verbiage]]></category>

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		<description><![CDATA[Les médias diffusent à jet continu des fautes et des négligences  langagières, dues aussi bien aux journalistes qu&#8217;aux invités. On peut  s&#8217;égayer un instant des fausses liaisons qui foisonnent. On sourit moins des  déficits dans les connaissances : concordance des temps ignorée, emplois à  contresens (« une fête rien moins que réussie » est une fête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les médias diffusent à jet continu des fautes et des négligences  langagières, dues aussi bien aux journalistes qu&#8217;aux invités. On peut  s&#8217;égayer un instant des fausses liaisons qui foisonnent. On sourit moins des  déficits dans les connaissances : concordance des temps ignorée, emplois à  contresens (« une fête rien moins que réussie » est une fête ratée! L&#8217;énoncé  positif est «rien <em>de</em> moins que ». On déplore le manque d&#8217;élégance (on  cherche <em>qu&#8217;est-ce qu&#8217;il</em> faut améliorer). Il y a enfin les stéréotypes  envahissants qui, pour certains, passent pour des formules magiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Un représentant d&#8217;un village montagnard déclare à la radio: « Le  calme de notre village est un point très fort en termes de tourisme. » Il allie  allègrement deux parasites: <em>fort</em> Le parasite proliférant), <em>en termes de</em> (le m&#8217;as-tu-vu). Traduction en français clair et net: «Le calme de notre village est  un atout pour le tourisme. » Trop simple. Pour faire de l&#8217;effet, il faut des  mots fétiches. Verbiage! Quand on nous dit que « la municipalité a donné  un signal fort en termes de sécurité », on préférerait des mesures  énergiques à des signaux, même tonitruants !</p>
<p style="text-align: justify;">Les bulletins routiers nous annoncent régulièrement qu&#8217;à la suite d&#8217;un  accident « une déviation a été mise en place ». Comme si on avait apporté  sur les lieux une installation (la grue a été mise en place). Une déviation  pourrait être «aménagée» ou «proposée ». On annoncerait tout aussi  clairement qu&#8217;« une déviation permet (ou assume) le transit », ou que «le  trafic continue par une déviation ». Il y a plusieurs solutions possibles, mais  on préfère le prêt-à-porter. Cette marotte sévit dans d&#8217;autres domaines que  la circulation. Je viens d&#8217;entendre qu&#8217;à Bruxelles «un accord a été mis en  place ». Je croyais qu&#8217;un accord pouvait être trouvé, voté, adopté, conclu,  signé &#8230; La radio nous comble de balourdises. J&#8217;ai relevé: « Un fonds d&#8217;aide  aux victimes a été mis en place », et ce charabia : «mettre en place des  outils relationnels»! Ou encore ce chef-d&#8217;œuvre: «Des pathologies se  mettent en place» pour annoncer que des maladies se déclarent! On «met  en place» des stratégies, des classes, des programmes &#8230; On pourrait créer,  organiser, aménager, offrir &#8230; On préfère mettre en place. La marchandise  préemballée est tellement commode, pourquoi se donner la peine de  trouver les mots de qualité! Il existe tout de même un public qui  n&#8217;apprécie pas la camelote. Il y a des négligences inacceptables, surtout de  la part de professionnels ou de gens supposés instruits lorsque, par  snobisme ou paresse, ils se mettent à la remorque des médiocres. Force est  de constater que l&#8217;on nous sert de plus en plus un français bas de gamme.</p>
<p style="text-align: justify;">À propos, notre langue figure-t-elle au patrimoine universel de  l&#8217;UNESCO, comme la moutarde de Dijon ou la fondue fribourgeoise ?</p>
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		<title>Un bouquet d&#8217;orties confédérales !</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 20:41:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[08- Des fleurs et des orties]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Télécharger le PDF</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.defensedufrancais.ch/pdf/Callpilot_franz_1.2.pdf"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1324" style="border: 1px solid black;" title="Un bouquet d'orties confédérales !" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2011/09/callpilot-vignette-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a></p>
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		<title>Le langage, une richesse pour les productions audiovisuelles</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 20:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[FREQUENCE LANGAGE]]></category>
		<category><![CDATA[radio romande]]></category>

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		<description><![CDATA[par Pascal Crittin
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			<content:encoded><![CDATA[<p>par Pascal Crittin</p>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.defensedufrancais.ch/pdf/radio-romande.pdf"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1307" style="border: 1px solid black;" title="La radio romande et son identité francophone" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2011/09/radio-romande-vignette-198x300.jpg" alt="" width="198" height="300" /></a></p>
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		<title>INDIGNEZ-VOUS…MAIS PAS TROP!</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 18:34:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[CHRONIQUES de JACQUES BRON]]></category>
		<category><![CDATA[purisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les amoureux de la langue témoignent parfois d&#8217;un zèle excessif qui  les pousse à dénoncer des fautes qui n&#8217;en sont pas. Exemples.
Un instituteur retraité me racontait que le premier jour où il dut  sonner la cloche de son école de campagne, il craignait de se montrer  maladroit. Il fut rassuré lorsqu&#8217;un villageois le complimenta par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les amoureux de la langue témoignent parfois d&#8217;un zèle excessif qui  les pousse à dénoncer des fautes qui n&#8217;en sont pas. Exemples.</p>
<p>Un instituteur retraité me racontait que le premier jour où il dut  sonner la cloche de son école de campagne, il craignait de se montrer  maladroit. Il fut rassuré lorsqu&#8217;un villageois le complimenta par ces mots :  « Vous avez <em>le son plein». </em>Ce qui voulait dire qu&#8217;il obtenait de sa cloche une  résonance franche et non un grelottement aigrelet. «Je compris enfin,  m&#8217;expliqua le vieux pédagogue un brin sentencieux, le sens de l&#8217;expression  <em>battre son plein. </em>Le mot <em>son </em>n&#8217;est pas ici un adjectif possessif mais un nom!  Par conséquent, pour exprimer l&#8217;intensité d&#8217;une activité, on doit dire par  exemple <em>les moissons battent son plein </em>et non, par ignorance, <em>les moissons battent </em> <em>leur plein, </em>ce qui est absurde ! » Il était tout fier de sa découverte. Pourtant il  avait tort. L&#8217;acception qu&#8217;il jugeait légitime est connue des dictionnaires,  qui la réfutent sans appel. Ceux que j&#8217;ai consultés précisent que l&#8217;expression  vient du langage maritime: la mer <em>bat son plein </em>lorsqu&#8217;elle atteint son plus  haut niveau de marée. Une fête <em>bat son plein </em>quand elle arrive à son  paroxysme, comme la marée ; les affaires qui <em>battent leur plein </em>ressemblent à  une mer qui, dans sa plus large extension, offre la meilleure garantie d&#8217;un  embarquement prometteur. Le brave maître d&#8217;école méritait un zéro !</p>
<p>Un animateur de radio vitupérait un jour l&#8217;emploi du verbe <em>chuter </em>dans  les bulletins de la météo ou les faits divers : « les températures vont chuter,  la skieuse a chuté». Plein d&#8217;une vertueuse indignation, il martelait: «Ce  verbe n&#8217;existe pas (en quoi il se trompait), le verbe correct est <em>choir. </em>On doit  dire <em>elle a chu! </em>» Ce prétendu érudit ignorait que <em>choir, </em>défectif aujourd&#8217;hui,  se conjuguait autrefois avec l&#8217;auxiliaire <em>être </em>(comme son synonyme <em>tomber) </em>et  que par conséquent on doit écrire ou dire «la skieuse <em>est chue» </em>! Il ne faut  jamais être trop sûr de sa science !</p>
<p>Les mots vieillissent et se modifient, leur sens s&#8217;atténue, leur forme  change. Les <em>gens d&#8217;armes </em>deviennent des <em>gendarmes, </em>le fruit acide, nommé  jadis <em>l&#8217;agriotte, </em>se mue en <em>la </em><em>griotte. </em>Un quidam intransigeant m&#8217;avait critiqué  pour avoir employé <em>embobiner </em>au lieu <em>d&#8217;embobeliner, </em>seul verbe acceptable  selon lui. Mais si <em>embobiner, </em>né en 1807, est un peu moins pittoresque que  son aîné, apparu en 1585, il est courant depuis des lustres chez les meilleurs  auteurs. Donc je plaide l&#8217;acquittement.</p>
<p>On se doit d&#8217;être circonspect quand on se lance dans la chasse aux  incorrections. Il faut se méfier des certitudes mal fondées, et surtout  consulter les dictionnaires de toutes sortes! On risque de tomber dans un  purisme arbitraire en se montrant trop pointilleux. Soyons donc prudents  avant de condamner mais impitoyables lorsque la faute est avérée.</p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: right;"><em> Jacques Bron </em></p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 13:08:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[08- Des fleurs et des orties]]></category>

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		<description><![CDATA[
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			<content:encoded><![CDATA[<div class='stb-grey_box' >( Les  « fleurs » et « orties » originales sont les bienvenues. <br />
Adresse : <a href="mailto:greubons2@yahoo.fr">greubons2@yahoo.fr</a> )</div>
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		<title>Lieux communs</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 08:26:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[FREQUENCE LANGAGE]]></category>
		<category><![CDATA[toc et tic]]></category>

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		<description><![CDATA[par Anne Cendre

Mots en toc et formules en tic
Anne Cendre* a adressé à l’Association Défense du Français les lignes qui suivent évoquant l’ouvrage d’un confrère, Frédéric Pommier, Mots en toc et formules en tic. Anne Cendre a notamment présenté ce texte dans le cadre de l’émission Jeux de mots sur Fréquence protestante, radio associative parisienne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="color: #5c5f3a;"><strong>par Anne Cendre</strong></span></span></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Mots en toc et formules en tic</strong></p>
<p><strong>Anne Cendre* a adressé à l’Association Défense du Français les lignes qui suivent évoquant l’ouvrage d’un confrère, Frédéric Pommier, <em>Mots en toc et formules en tic</em>. Anne Cendre a notamment présenté ce texte dans le cadre de l’émission <em>Jeux de mots</em> sur Fréquence protestante, radio associative parisienne (&lt;<a href="http://www.frequenceprotestante.com/">http://www.frequenceprotestante.com</a>&gt;). </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Si l’on flâne dans les librairies, on trouve de nombreux bouquins sur le vocabulaire, souvent plein d’esprit. Aujourd’hui,  je me laisserai guider par un ouvrage écrit par un confrère de la radio publique, Frédéric Pommier. Ce journaliste, qui manie l’humour sans réticences, ce qui lui a valu quelques ennuis, se moque du parler d’aujourd’hui dans Mots en toc et formules en tic (éd. Du Seuil et Fr. inter) . Il ajoute un sous-titre,  petites maladies du parler d’aujourd’hui.</p>
<p>Ecoutez, c’est clair que… bon, voilà, il faut savoir… en fait…on va dire…donc…pour faire court…</p>
<p>Tous ces bafouillages superfétatoires, vous les entendez mille fois en une journée. Ils ne vous agacent pas ? Vous ne vous en rendez peut-être même plus compte ?</p>
<p>Il faut toutefois examiner ses propres tics de langage, balayer devant sa porte, voir la poutre dans son œil avant de fixer la paille dans l’œil du voisin. J’ai fait mon examen de conscience et il me semble que je recours un peu trop souvent à une formule vide de sens, « si vous voulez ». Au premier abord, cela pourrait être une manière de tenir compte de l’opinion de son interlocuteur ; en réalité, il n’en est rien. C’est seulement une façon de souligner une phrase, de prendre son temps.</p>
<p>Frédéric Pommier a établi une nomenclature de ces phrases ou de ces mots qu’on prononce à tout bout de champ. Une nomenclature totalement inventée. La vénérole, par exemple. Qu’est-ce que c’est ? « une affection se manifestant par l’usage répété de l‘expression j’adore ». L’auteur commente ainsi la réaction de sa grand-mère lorsqu’il avait utilisé ce verbe pour dire qu’il aimait énormément les flageolets. « Notre aïeule nous avait fusillés du regard puis crucifiés d’une phrase : On n’adore que Dieu ».</p>
<p>L’improbabiliose, encore une invention de Frédéric Pommier. Devinez-vous ? C’est l’usage répété du mot « improbable », l’un des plus fréquents dans la bouche de la gent médiatique. L’auteur cite un journaliste de radio parlant de la chute &#8211; évidemment il emploie crash, alors qu’il existe des mots français équivalents – d’un avion militaire au Kazakhstan.  « un accident improbable dans un pays improbable ». Cela fait bondir notre auteur. Un pays improbable. Qu’est-ce qu’un pays probable ? demande-t-il et nous avec lui.</p>
<p>Dans le même ordre d’idées, il y a l’incontournabiliose.  L’usage immodéré du mot incontournable. Un argument de vente qu’on applique à d’autres domaines. Lorsqu’on parle de personnages incontournables et probablement insupportables, il suffit, la plupart du temps, d’éteindre la télévision pour les éviter.</p>
<p>Inimitable, avez-vous remarqué que l’on qualifie souvent d’inimitable une voix à l’accent très personnel ? Ce sont, au contraire, des voix qu’il est très facile d’imiter. C’est un mot pour un autre, il s’agit en réalité de voix non pas inimitables, mais très reconnaissables.</p>
<p>Un chapitre particulièrement étoffé du livre de Frédéric Pommier s’intitule la périphrasie. L’auteur s’amuse à accumuler les périphrases les plus éculées. Il en recense un joli nombre, en prenant pour exemple principal le pape : le Saint Père, le très Saint Père, le souverain pontife, le vicaire de Jésus-Christ, le pasteur suprême, le chef de l’Eglise, l’évêque universel, le successeur de saint Pierre, Sa Sainteté. Voici un beau choix de périphrasie « Dans la langue de Cicéron il a parlé des Saintes Ecritures, expliquant que la Grande Faucheuse ne pouvait rien face au Tout Puissant et que les armées célestes étaient plus fortes que le Prince des ténèbres ».</p>
<p>Toutes les périphrases visent évidemment à varier le ton et à éviter les répétitions. Elles aboutissent parfois à des embrouillaminis peu convaincants. Mais si elles font rire, c’est toujours ça de bon. Comme périphrase récente, nous avons eu droit à des « épisodes neigeux » ; pas très précis, un épisode neigeux, les météorologues ne se mouillaient pas.</p>
<p>Parmi les mots à la mode, n’ayant pas pour but de faire rire : glauque. Glauque remplace généralement lugubre, sordide, louche, sinistre, voire sulfureux, autre adjectif très usité. Qui sent le soufre, donc diabolique, dont on sous-entend les turpitudes sans vouloir ou pouvoir les dévoiler.</p>
<p>Dans le genre, il vaudrait mieux remonter à Frédéric Dard qui, lorsqu’il cherchait un mot efficace, après avoir consulté tous les dictionnaires, se décidait à en inventer un. C’est aussi ce que fait Alain Créhange qui, dans Le Pornithorynque est-il lustré ? (Ed. Fage), publie ses mots-valises inventés.</p>
<p>Autres mots très utilisés dans la presse écrite ou à la radio, ce sont le décryptage, le parcours, la nébuleuse. Nébuleuse est particulièrement prisée en raison justement de son imprécision. Le Larousse dit : « rassemblement d’éléments hétéroclites, aux relations imprécises et confuses ». Si l’on n’a pas le temps d’enquêter sur le sujet, la nébuleuse rend de grands services.</p>
<p>Quand on passe d’un sujet à l’autre, comme je le fais en ce moment, en  essayant de trouver des points communs, on rebondit. Vous voyez les journalistes rebondir, sauter comme des gamins sur un trampoline ou comme un ballon sur un terrain de jeu. Cela se rapproche de ce que Frédéric Pommier appelle la catapulte, l’usage répété de l’expression « monter au créneau ».</p>
<p>Ils n’ont peut-être pas besoin de faire du chiffre, comme les policiers, mais ils utilisent beaucoup cette formule, qui s’accompagne du délit de faciès. Toutes deux aussi méprisables, dans quelque sens qu’on les approche.</p>
<p>Sens, voilà encore un mot employé bizarrement. On dit maintenant que les choses « font sens ». De quel sens s’agit-il ? Les choses ont un sens, les gens ont du sens, du bon sens et du sens commun, il faut l’espérer. Mais faire sens, ça n’a pas de sens, comme disait Raymond Devos.</p>
<p>Faire sens, c’est une traduction littérale de l’anglais,  to make sense. Nous en trouvons maintenant de plus en plus.</p>
<p>Cela a débuté il y a longtemps par l’habitude de la tasse de thé : « ce n’est pas ma tasse de thé », une expression courante en anglais  , mais qui s’accommode mal en France où l’on dirait plutôt « ce n’est pas mon genre ou ce n’est pas mon goût ».  Plus récemment on cherche « des chevaliers blancs » (les white knights) pour renflouer les caisses qui ont été vidées par des « éléphants blancs », des white elephants, des projets qui ressemblent à des puits sans fond. Et on se refile « la patate chaude » (hot potato).</p>
<p>Vous avez un problème avec ça (Do you have a problem with that) ? Autre traduction littérale. Cela pose certainement un problème.</p>
<p>L’usage des anglicismes à l’état pur, sans traduction et parfois à tort, sont fréquents. J’ai entendu à cet égard, sur les ondes de la radio française, une perle que je ne voudrais pas laisser filer. C’était le jour de l’annonce des lauréats de prix littéraires. En l’occurrence le Renaudot attribué à Virginie Despentes, la seule femme du lot. La journaliste déclare « and the winner is, ou plutôt and the winneuse is… » Et cela pour un prix littéraire de langue française.</p>
<p>Faut-il trouver une excuse à cette journaliste inventive ? Le mot vainqueur n’a pas de féminin.</p>
<p>Pour terminer, je noterai une salutation qui vient directement de l’anglais et qui est arrivée récemment sur les rivages de France, « prenez soin de vous », take care.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="color: #5c5f3a;"><em>*Anne CENDRE, après une licence en sciences sociales et un  diplôme de bibliothécaire, a été journaliste pendant 35 ans dans la presse  écrite. En poste à Genève, puis correspondante à Londres, elle a traité tous les  sujets possibles et impossibles. Aujourd’hui Anne Cendre mêle  l’utile à  l’agréable : collaborer à une radio protestante et se lancer dans une nouvelle  forme de journalisme. Son émission “Jeux de mots” lui permet d’approfondir son  amour de la langue française. Par ailleurs, elle a récemment publié un ouvrage  passionnant,  « Promenades protestantes à Paris (éd. Labor et Fides, fév.  2011)», qui fait découvrir avec originalité la capitale française et ses grandes  personnalités protestantes. </em></span><br />
 </span></p>
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		<title>FRANCOPHONIE</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 22:16:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[08- Des fleurs et des orties]]></category>
		<category><![CDATA[bulletin]]></category>

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		<description><![CDATA[Etonnant bulletin routier sur la Radio suisse romande, lu par l’animateur Etienne Fernagut : un bouchon à « Sème sa laisse » ! Nom d’un chien, il s’agit du village fribourgeois de Semsales (à articuler San-sal’). On pardonne cette curieuse prononciation à ce Breton d’origine vivant en Haute-Savoie.
(d’après un communiqué par Jean-Claude Ferrier, journaliste à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Etonnant bulletin routier sur la Radio suisse romande, lu par l’animateur Etienne Fernagut : un bouchon à « Sème sa laisse » ! Nom d’un chien, il s’agit du village fribourgeois de Semsales (à articuler San-sal’). On pardonne cette curieuse prononciation à ce Breton d’origine vivant en Haute-Savoie.</p>
<p>(d’après un communiqué par Jean-Claude Ferrier, journaliste à la Tribune de Genève).</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Great Geneva Berne Area</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 14:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[05- Anglomanie]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1258" class="wp-caption aligncenter" style="width: 214px"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2011/07/Gérald-Magni.jpg"><img class="size-medium wp-image-1258" style="border: 1px solid black;" title="Gérald Magni" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2011/07/Gérald-Magni-204x300.jpg" alt="Lettre de Gérald Magni " width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Lettre de Gérald Magni </p></div>
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		<title>LA FIN D&#8217;UN MYTHE</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 14:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[CHRONIQUES de JACQUES BRON]]></category>
		<category><![CDATA[vocabulaire]]></category>

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		<description><![CDATA[« Ce qui me frappe le plus quand je rentre en Suisse après une longue  absence, c&#8217;est d&#8217;entendre parler si mal. » Déclaration de Nicolas Bouvier,  mort en 1998. Que dirait-il aujourd&#8217;hui! Écoutez n&#8217;importe quel entretien  radiophonique. L&#8217;élocution est hésitante, la syntaxe hasardeuse. Sur Espace  2, chaîne dite culturelle, vous entendez : « C&#8217;est quoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Ce qui me frappe le plus quand je rentre en Suisse après une longue  absence, c&#8217;est d&#8217;entendre parler si mal. » Déclaration de Nicolas Bouvier,  mort en 1998. Que dirait-il aujourd&#8217;hui! Écoutez n&#8217;importe quel entretien  radiophonique. L&#8217;élocution est hésitante, la syntaxe hasardeuse. Sur Espace  2, chaîne dite culturelle, vous entendez : « C&#8217;est quoi comme livre que vous emporteriez en vacances ? »</p>
<p>Le vocabulaire est souvent pauvre, ou imprécis, ou franchement  inadéquat. D&#8217;où hésitations, repentirs, précautions qui justifient ces  agaçants «entre guillemets» censés tempérer un terme incertain, ces« en  fait &#8230; écoutez &#8230; effectivement &#8230; » qui tentent maladroitement de meubler  les lacunes du bagage lexical. Les poncifs émaillent la prose journalistique;  on y abuse de ces mots passe-partout qui sont autant de cache-misère:  « fort, impact, pragmatique, significatif, pérenne, en termes de », alors que  des dizaines d&#8217;adjectifs ou d&#8217;expression existent pour indiquer la nuance  précise, la fonction exacte. Mon journal, faisant état d&#8217;un préavis  municipal, rapporte qu&#8217;une certaine forme de toits «a un impact très  fort sur le paysage urbain de la ville. » Bel exemple de stéréotype que cet  <em>impact fort! </em>C&#8217;est le chic du chic des incultes que de glisser un <em>impact (ou </em>le  verbe <em>impacter; </em>dans leur prose ! Avec eux, <em>impact </em>n&#8217;a plus le sens de choc,  de heurt, de marque visible d&#8217;une atteinte violente (un impact de balle) ; ils  y voient l&#8217;équivalent de <em>conséquence, influence, résultat, répercussion, contrecoup. </em> Quant à <em>fort, </em>on sait qu&#8217;il se substitue à tous les adjectifs d&#8217;intensité. On  aurait pu <em>(ou </em>dû) écrire un <em>effet regrettable, </em>ou <em>néfaste, </em>ou <em>fâcheux, </em>ou même  <em>désastreux, </em>que sais-je? Il y avait maintes possibilités de dire que ces toits  sont dommageables à l&#8217;harmonie architecturale d&#8217;un quartier. Et voilà  qu&#8217;on ajoute à cette carence un pléonasme digne d&#8217;un personnage de  Courteline: <em>paysage urbain de </em><em>la </em><em>ville! </em>Il rejoint cette tautologie relevée  naguère: «Renens est devenue <em>une ville urbaine. </em>»</p>
<p>On ne voit plus les rapports qui régissent les personnes de la  conjugaison. À la télévision française: <em>«Nous </em>sommes équipés d&#8217;une  caméra cachée, pour ne pas <em>se </em>faire remarquer.» Les mots parasites  pullulent: «Je demande <em>à ce que </em>le projet soit soumis aux voix &#8230; On  cherche <em>qu&#8217;est-ce qu&#8217;il </em>faudrait faire &#8230; On connaît une baisse <em>en termes de </em> qualité ». <em>Une baisse de la</em><em> </em><em>qualité </em>suffirait &#8230;</p>
<p>A quoi bon continuer? À l&#8217;époque du laxisme généralisé, toute règle  est devenue haïssable. Chacun jargonne sans se préoccuper d&#8217;autre chose  que de « s&#8217;exprimer ». Le français perd sa limpidité, sa rigueur, et devient  filandreux, redondant, terne. Le mythe de la« belle langue» s&#8217;effondre.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Jacques Bron </em></p>
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		<title>Langage, internet et fous rires</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 14:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[FREQUENCE LANGAGE]]></category>

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		<description><![CDATA[par Agnès-Valérie Bessis

Promotions du Gymnase de Burier
Le 30 juin 2011, le Marché couvert de Montreux accueillait étudiants, enseignants, personnalités politiques, parents et public pour la remise des baccalauréats et diplômes décernés par le Gymnase (lycée) de Burier près de Montreux. A cette occasion, Madame la Directrice Agnès-Valérie Bessis a notamment développé dans son discours une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: x-large;"><span style="color: #5c5f3a;"><span style="font-family: times new roman,times;"><strong>par </strong><strong>Agnès-Valérie Bessis</strong></span></span></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Promotions du Gymnase de Burier</strong></p>
<p><strong>Le 30 juin 2011, le Marché couvert de Montreux accueillait étudiants, enseignants, personnalités politiques, parents et public pour la remise des baccalauréats et diplômes décernés par le Gymnase (lycée) de Burier près de Montreux. A cette occasion, Madame la Directrice Agnès-Valérie Bessis a notamment développé dans son discours une réflexion sur la notion de langage. Elle a autorisé l’Association Défense du Français à en publier les quelques extraits significatifs qui suivent :</strong></p>
<p>(…)&#8230;.</p>
<p>Le temps peut paraître très court à vos parents depuis vos premiers pas hésitants. Ce jour consacre le grand pas que vous avez franchi qui vous invite à prendre les décisions d’embrasser la direction de votre vie.</p>
<p>Henri Bergson dans son ouvrage L’Évolution créatrice soulignait «L&#8217;être vivant est surtout un lieu de passage, et l&#8217;essentiel de la vie tient dans le mouvement qui la transmet.»</p>
<p>Passage d’un lieu à un autre, d’un état physique ou psychique à un autre, passage de l’âge adolescent à l’âge adulte. Avancer pas à pas augure des changements, des évolutions. Nous constaterons avec curiosité le lien étonnant entre les homonymes le pas (mouvement, déplacement) et pas (de ne pas adverbe de négation). Le pas assurant le mouvement serait lié au ne pas, marquant la restriction de toute action. Ne pas, c’est ne pas faire le pas. Je vous souhaite, Mesdemoiselles et Messieurs, un équilibre parfait de vos pas dans toutes vos actions futures (…).</p>
<p>Pour chaque génération, le langage se forme, se déforme et se transforme. Jeunes gens nés à la fin du XXe siècle, vous parcourez la toile (surfer) – l’Internet – pour dénicher vos séries télévisées préférés (télécharger) tout en envoyant un message (SMS, short message service) à un ami. Nous connaissions l’argot et ses différentes déclinaisons, le javanais, le verlan, le langage des banlieues, voici le temps venu de la <em>net-génération</em> créatrice de nouveaux vocables. Il y a dix ans qui aurait pu comprendre un texte comme celui-ci déposé sur le wall de Sophie : « Kévin le geek est trop vénère, il n’a pas arrêté d’avoir des lags en jouant à Call of duty parce que sa sœur seedait trop de torrents. »</p>
<p>Pour « déplaire » aux participants du Sommet de la francophonie organisé dans cette belle ville de Montreux en octobre dernier, on pourrait rajouter « Ce week-end, j’ai booké un charter low cost, je pourrai checker demain sur mon smartphone le mail de confirmation»</p>
<p>Si vous êtes en panne d’inspiration de nouveaux mots, termes, l’internet est aussi une source d’information rare qui vous permet entre autre d’accéder à des dictionnaires anciens comme celui publié en 1865, écrit par Laurédan Larchey « Les excentricités du langage ». C’est un ravissement pour l’esprit et je puis vous assurer des rires et des fous rires à découvrir ses bons mots aux définitions recherchées.</p>
<p>Le dictionnaire des mots rares et précieux se consulte avec gourmandise et permet de découvrir par soi-même l’étrange pays des mots, note l’éditeur Jean-Claude Zylberstein. Il poursuit dans l’avant propos : les mots peuvent être pris dans des acceptations si variées que nous les avons rarement toutes présentes à l’esprit, l’évolution du langage ne cesse de les modifier jusqu’à rendre presque méconnaissable le sens original du vocable.</p>
<p>Pour illustrer ces propos, prenons la malheureuse pensée matinale d’une gymnasienne, d’un gymnasien.</p>
<p>« Mon réveil n’a pas sonné, je reste au plumard, je prendrai l’omnibus plus tard ».</p>
<p>En cherchant la signification des mots réveil matin, plumard et omnibus dans le dictionnaire précédemment cité, nous pouvons en effet constater que le sens d’un propos est lié à son utilité temporelle.</p>
<p><em>Le réveil matin </em>: nom populaire d’une sorte d’euphorbe (plante) dont le suc laiteux est très irritant pour les yeux. Le réveil est en effet assuré &#8230;</p>
<p><em>Le plumard :</em> en mécanique – poutre scellée des deux bouts (plusieurs plumards formeraient un lit)</p>
<p><em>Omnibus</em> :</p>
<p>Homme à tout faire dans un restaurant ou un établissement public.</p>
<p>Pas de commentaires ! Mesdemoiselles, Messieurs, pouvez-vous imaginer quel langage parleront vos enfants ? Manieront-ils l’imparfait du subjonctif et le langage familier avec aisance ? Soit pour continuer la pensée matinale de l’élève habité de paresse : « Je serai donc puni, le doyen désirait que j’arrivasse le plus tôt possible et que je ne traînasse point dans mon plumard. »</p>
<p>Nul ne peut imaginer les futuribles du langage, mais force est de constater que la jeunesse (celle d’hier, d’aujourd’hui et de demain) est curieuse, touchante, pleine de surprise. Nous apprenons d’elle ce qu’elle a à offrir et nous devons l’encourager à rester <em>épatante </em>(…).</p>
<p>*****************************************************************************</p>
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		<title>Assemblée générale du 29 mai, quelques photos&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 13:55:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[11- Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[
 


































Photos Christine Haemmerli
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Importunité.jpg"><img class="size-medium wp-image-744  aligncenter" title="Importunité" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Importunité-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
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<div id="attachment_743" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Didier-Berberat-prés.jpg"><img class="size-medium wp-image-743" title="Didier Berberat, président" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Didier-Berberat-prés-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Didier Berberat, président</p></div>
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<p style="text-align: center;"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Temps-de-pause.jpg" title="Temps de pause" rel="lightbox[1281]"><img class="size-medium wp-image-742 aligncenter" title="Temps de pause" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Temps-de-pause-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
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<div id="attachment_740" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Odile-Jaeger-Lanore.jpg" title="Odile Jaeger Lanore, membre du comité" rel="lightbox[1281]"><img class="size-medium wp-image-740" title="Odile Jaeger Lanore, membre du comité" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Odile-Jaeger-Lanore-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Odile Jaeger Lanore, membre du comité</p></div>
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<div id="attachment_737" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Daniel-Favre-vice-prés.jpg"><img class="size-medium wp-image-737" title="Daniel Favre, vice-président" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Daniel-Favre-vice-prés-300x252.jpg" alt="" width="300" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Daniel Favre, vice-président</p></div>
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<div id="attachment_736" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/D.-Berberat-D.-Favre.jpg" title="Didier Berberat, prés. et Daniel Favre vice-prés." rel="lightbox[1281]"><img class="size-medium wp-image-736" title="Didier Berberat, prés. et Daniel Favre vice-prés." src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/D.-Berberat-D.-Favre-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Didier Berberat, prés. et Daniel Favre vice-prés.</p></div>
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<p style="text-align: center;"><a rel="lightbox" href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/A-lécoute.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-735" title="A l'écoute" src="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/A-lécoute-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://defensedufrancais.ch/association/wp-content/uploads/2010/06/Importunité.jpg"></a></p>
<p style="text-align: center;">Photos Christine Haemmerli</p>
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		<title>PRINTEMPS 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 18:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[08- Des fleurs et des orties]]></category>

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		<description><![CDATA[Avez-vous déjà goûté à de l&#8217;ortie&#8230; ou dégusté des fleurs ?
Dans les fossés, les haies, les jardins et les prés helvétiques, s&#8217;épanouissent sous nos yeux des plantes familières. Telles les orties …et les fleurs. Vous n&#8217;aviez peut-être jamais songé à les manger ? Souvent les unes et les autres apportent de riches satisfactions. En milieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Avez-vous déjà goûté à de l&#8217;ortie&#8230; ou dégusté des fleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les fossés, les haies, les jardins et les prés helvétiques, s&#8217;épanouissent sous nos yeux des plantes familières. Telles les orties …et les fleurs. Vous n&#8217;aviez peut-être jamais songé à les manger ? Souvent les unes et les autres apportent de riches satisfactions. En milieu commercial et dans le domaine de la publicité, la soupe aux orties anglo-saxonnes reste toutefois par trop urticante. Voici une cueillette qui ne manque pas de charme ou de piquants.</p>
<p>Les six mois écoulés n’ont guère permis d’offrir des fleurs. Il convient cependant de féliciter :</p>
<p>- La maison OBI, qui a publié un catalogue de 8 pages au format A3, en échappant à des anglicismes pourtant à la mode. Seule une « offre hit » a terni notre plaisir.</p>
<p>- La maison KÄRCHER, dont le catalogue conçu en un français de bon aloi s’intitule &#8211; hélas ! &#8211; « Hits ». Rien n’est parfait.</p>
<p>- La maison AFFLELOU, dont les lunettes n’ont pas frayé avec leurs cousines anglaises.</p>
<p>- La maison CONFORAMA avec laquelle il a été possible de parcourir un catalogue offrant de vivre « 20 jours fous » en usant essentiellement de la langue de Voltaire.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Les plates-bandes et autres parterres d’orties ont foisonné. Certaines maisons devraient effectuer un strict binage langagier de leurs publications! Peut-être serait-il judicieux de tancer les entreprises suivantes :</p>
<p>- LA POSTE et ses <em>postshop</em>, <em>WebStamp</em>, <em>SwissCaution</em>, tapis « <em>Walk of Fame </em>», <em>Swisscom Natel liberty</em>, Easy<em> BeFree</em> et autres <em>PrePay</em>…</p>
<p>- L’entreprise DOSENBACH et ses <em>speaker tendance</em>, <em>official Club Collection</em>, chaussures de football <em>indoor, </em>sa publicité <em>for girls</em> et <em>for boys </em>ou sa<em> Cindy Crawford Collection by 5th avenue.</em></p>
<p>- Les entreprises CHARLES VÖGELE, OECHSNER SPORT et Mc OPTIC et LEURS affiches <em>Sale</em>, pour désigner des soldes.</p>
<p>- Les magasins MANOR qui persistent à appeler <em>Manor Food</em> leur secteur consacré à l’alimentation.</p>
<p>- The Linde Group PANGAS qui évoque son <em>Ballon-Pack</em>, ses marchés <em>Gaz &amp; More</em>, sa <em>Sear-Station</em>, sa <em>Black Line</em> électrique, son <em>Outdoorchef</em> et sa Koenig<em> Crown</em>.</p>
<p><em> </em></p>
<p>La maison ATHLETICUM SPORT MARKETS mérite un bouquet d’orties particulièrement fourni. Voici un florilège des expressions et termes en anglais découverts dans un petit prospectus de 8 pages A5: <em>more sport for your money</em>, <em>online shop</em>, <em>ebike</em>, <em>e-Racer Comfort /Cruiser</em>, <em>display Led</em>, <em>V-Brake</em>, <em>Lady </em>S, <em>Man M</em>, <em>Disc-Brake</em>, <em>24 speed</em>, <em>grey/black</em>, <em>intelligent mobility</em>, <em>powered by</em> …</p>
<p style="padding-left: 630px;"><em>Page élaborée par François Berger</em></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Lettre à Viseca</title>
		<link>http://defensedufrancais.ch/association/?p=1212</link>
		<comments>http://defensedufrancais.ch/association/?p=1212#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 May 2011 18:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ADF</dc:creator>
				<category><![CDATA[07- Courrier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://defensedufrancais.ch/association/?p=1212</guid>
		<description><![CDATA[Maracon, 29 avril 2011

 
Madame, Monsieur,
Depuis juin 2009, j&#8217;ai du vous écrire trois fois, afin de régler divers problèmes de gestion.
Ma correspondance était adressée à votre siège suisse à Zürich.
Vous êtes une des plus grandes sociétés de crédit par cartes avec plus d&#8217;un million de clients
en Suisse. On peut imaginer un secrétariat étoffé en conséquence.
Dès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">Maracon, 29 avril 2011</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Madame, Monsieur,</p>
<p>Depuis juin 2009, j&#8217;ai du vous écrire trois fois, afin de régler divers problèmes de gestion.<br />
Ma correspondance était adressée à votre siège suisse à Zürich.</p>
<p>Vous êtes une des plus grandes sociétés de crédit par cartes avec <span style="text-decoration: underline;">plus d&#8217;un million de clients</span><br />
en Suisse. On peut imaginer un secrétariat étoffé en conséquence.</p>
<p>Dès lors,  je m&#8217;étonne qu&#8217;à côté des signatures figurant sur vos 3 dernières lettres on puisse lire<br />
des termes anglais qui sont complètement étranger aux langues nationales pratiquées en Suisse.  Petit florilège, avec les initiales des collaborateurs concernés:</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<table border="0" cellspacing="5" frame="void">
<tbody>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">M.G.</span></td>
<td><span style="font-size: small;">Head Operations Issuing</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">G.R.  <br />
</span></td>
<td><span style="font-size: small;">Head Partner Helpdesk</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">A.K.</span></td>
<td><span style="font-size: small;">Head Operations ZH</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">M.L.</span></td>
<td><span style="font-size: small;"> Head Back Office</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">D.A.</span></td>
<td><span style="font-size: small;">CEO Corporate Center</span></td>
</tr>
<tr>
<td><span style="font-size: small;">O.T.G. <br />
</span></td>
<td><span style="font-size: small;">Head Customer Care Management</span></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Membre du comité de l&#8217;association DEFENSE DU FRANCAIS</span>, je me permets de vous encourager très vivement à utiliser les expressions françaises (ou allemandes) pour les titres<br />
anglais ci-dessus. Notre association peut vous aider, gracieusement, à les trouver.</p>
<p>Il y a encore quelques années le CEO se disait simplement PDG, à savoir Président Directeur Général. Et tout le monde comprenait.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;anglais n&#8217;est pas une langue nationale</span>. Et il est inadmissible que des sociétés exerçant leurs<br />
activités commerciales en Suisse, ne se donnent même plus la peine d&#8217;utiliser le français, l&#8217;allemand ou encore l&#8217;italien.</p>
<p>Notre association DEFENSE  DU  FRANÇAIS sera désormais très attentive à tous les documents émanant de votre société.</p>
<p>Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.</p>
<p style="padding-left: 300px;">X.Koeb,<br />
Membre du comité chargé des événements</p>
]]></content:encoded>
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	</channel>
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